mercredi 30 septembre 2020

La Troisième Rome - de Joseph d'Arimathie à Dostoïevski

 

 


Initialement prévue le 21 mars, cette conférence s'est tenue le 28 juin à Montpellier, dans le cadre de l'association France-Russie-Convergences.


vendredi 4 septembre 2020

Le Salut par les Juifs


L’antisémitisme et le philosémitisme sont pour Léon Bloy ce que sont l’optimisme et le pessimisme pour Chesterton : deux positions d’une sottise sans pareille, deux arguments de même insignifiante valeur aux yeux du véritable chrétien. 

Le génie absolu de Léon Bloy est d’être né l’année de l’Apparition de la Vierge-Marie à la Salette, puis de mourir le lendemain de la déclaration Balfour. 

Je crois bien être le premier à avoir mis en lumière le lien tout à fait métaphysique entre ces deux événements majeurs, dans un texte qui sert d’avant-propos à une nouvelle édition du Salut par les Juifs par les éditions marseillaises B2M.

Placée sous l’égide éminemment excrémentielle du figuier évangélique, cette édition comprend deux documents – un extrait idoine du Désespéré et une photographie de l’écrivain à la Salette – qui permettront au lecteur de se faire impeccablement lessiver par le feu.


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156 pages, prix de base frais de port inclus : 20 €.



Jésus, fatigué du voyage, était assis au bord du puits. C’était environ la sixième heure.
Une femme de Samarie vint puiser de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. »
Car ses disciples étaient partis à la ville pour acheter des vivres.
La femme samaritaine lui dit : « Comment toi, qui es Juif, me demandes-tu à boire, à moi qui suis une femme samaritaine ? » – Les Juifs, en effet, les Juifs n’ont pas de relations avec les Samaritains. -
Jésus lui répondit : « Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : “Donne-moi à boire”, tu lui aurais toi-même demandé à boire, et il t’aurait donné de l’eau vive. »
La femme lui dit : « Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond. D’où aurais-tu donc cette eau vive ?
Es-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, ainsi que ses fils et ses troupeaux ? »
Jésus lui répondit : « Quiconque boit de cette eau aura encore soif ;
mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle. »
La femme lui dit : « Seigneur, donne-moi de cette eau, afin que je n’aie plus soif, et que je ne vienne plus puiser ici. »
Jésus lui dit : « Va, appelle ton mari, et viens ici. »
La femme répondit : « Je n’ai point de mari. » Jésus lui dit : « Tu as eu raison de dire : Je n’ai point de mari.
Car tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari. En cela tu as dit vrai. »
La femme lui dit : « Seigneur, je vois que tu es prophète.
Nos pères ont adoré sur cette montagne ; et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. »
Jésus lui dit : « Femme, crois-moi : l’heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père.
Vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs.
Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car ce sont là les adorateurs que le Père demande.
Dieu est esprit, et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité. »
La femme lui dit : « Je sais que le Messie doit venir, celui qu’on appelle Christ. Quand il sera venu, il nous annoncera toutes choses. »
Jésus lui dit : « Je le suis, moi qui te parle. »

                                                                                                                    Saint Jean