mercredi 25 mars 2020

Corona Spinea


Haec contra coronaviridæ corona spinea est.





Le coronavirus est la parodie de la Couronne d’épines.

Il en est son négatif spéculaire, formant la rigoureuse antisymétrie – géométrique, symbolique et métaphysique - de la Royauté universelle de Jésus-Christ.

L’incendie de Notre-Dame en avril 2019 était le prodrome d’un acte final que nous étions quelques-uns à attendre avec espérance. Ces flammes manifestaient la face visible de la trahison intégrale du Nouveau Testament mise en œuvre par l’Occident depuis plus de cinq cent ans.

Il était écrit que tout allait être consumé avant même que la moindre tentative de reconstruction de la cathédrale n’ait lieu.
L’élément le plus important qui fut sauvé des flammes fut bel et bien la Sainte Couronne.
Transportée en l’église Saint-Germain-L’Auxerrois, il fut alors décidé qu’elle serait exposée à la vénération publique chaque vendredi de ce Carême.

Croyez-vous que les foules d’innombrables fidèles parvinrent à se discipliner pour pouvoir pénétrer en cette petite chapelle, dédiée à Marie depuis le Vœu de Louis XIII du 10 février 1638 ?... Oui ! Rassurez-vous, la gestion des masses se fit dans l’ordre et la discipline. Tout se passa fort bien, puisque seule une petite dizaine de chrétiens s’est à chaque fois manifestée pour prier devant la couronne du Christ…



Je remarque avec joie la très grande intelligence théologique dans l’ordonnancement de cet autel, puisque la Couronne d’épines est placée sur le même axe vertical que celui où se trouvent les Couronnes de Marie (le dais sculpté et la peinture à la Fra Angelico), avec la Croix lumineuse comme centre de symétrie.
Car ces deux Couronnes – celle du bas et celle du haut – sont indéfectiblement liées : la première scelle la gloire du Christ terrestre, et la seconde reconnaît et valide la gloire cosmique de Marie comme Suprême Maîtresse des cieux et des mondes.

28 février, 6 mars, 13 mars… Les trois premiers vendredis de Carême passèrent, sans aucun éclat, aucune ferveur, aucune vibration, comme tout vendredi habituel en terre de France…

Et puis… Fiat coronavirus !

Voici enfin l’avènement de cet acte final prolongeant l’incendie de Notre-Dame de Paris : la transformation du Carême en Quarantaine.

Autrement dit, la mutation du virus de l’amour de Jésus en une maladie infectieuse à vocation internationale.

Contaminez-vous les uns les autres !

Cette sacrilège altération s’est produite sur le modèle historique de la mutation politico-sociale du christianisme en communisme, il y a 150 ans (et parfaitement décrite par Dostoïevski) ; sauf qu’aujourd’hui, cette mutation dégénérative se produit au niveau organique et intime de chacun d’entre nous.
Avec cette nouveauté absolue que constitue l’individu asymptomatique… N’oubliez jamais, quand vous entendrez vanter le progrès de la médecine, que la plus belle des ruses du Possédé est de vous persuader qu’il n’existe pas.

Le coronavirus est le versant ontologique du communisme, la quintessence principielle de la Grande Parodie luciférienne de la hiérarchie harmonique du Cosmos.

C’est le principe bien connu de l’Âge de Fer : la grande dislocation s’opère d’abord au niveau des empires, puis des peuples, puis des villes, … et enfin, au cœur de chaque individu. Le fin du fin de la démence généralisée, le nec plus ultra de l’extrême fin du dernier Âge, c’est la rébellion (contrainte ou volontaire) du moindre élément indivisible de notre corps contre notre unité organique.


« Lisez, retrouvez le sens de l’essentiel » (Emmanuel Macron)


Le sang des réprouvés féconde notre aloi !

Nés de feux avilis en terre obsidionale,
à quel ordre lointain avez-vous acquiescé ?
Votre salut délie la plainte sépulcrale
et profère le seing d’un Empire humilié.

(21.12.77)

Quant aux injonctions médiatiques qui accompagnent cette catabase cellulaire, elles ne font que prôner la sécurité maximale pour le spectateur-contribuable, tout en s’adaptant aux conditions sociales de l’époque. Du temps du Sida, c’était « Sortez couverts ! ». Et aujourd’hui, c’est « Restez chez vous ! ». De plus en plus loin dans le retrait et le refus de la vie. Chaque appartement de notre continent européen s’est transformé en préservatif, le réseau internet constituant désormais l’unique voie de communication horizontale possible – la voie verticale (la communion par la prière) étant abandonnée depuis des temps immémoriaux, cela va de soi.

La mutation du Carême en Quarantaine, c’est la dévoration de la prière par le web.

Cette épidémie va démasquer tout le monde, et les confinés en premier lieu.
Il y a ceux pour qui cela va tout changer parce qu’ils vont enfin pouvoir retrouver le sens de l’essentiel, comme l’a perversement conseillé Macron aux français dans son discours tout à fait pétainiste du 16 mars, c’est-à-dire qu’ils vont parvenir à transmuter la transmutation même en retournant la Quarantaine en Carême (de la même manière que Marie de Magdala dut se retourner par deux fois pour reconnaître son Rabbouni dans le sépulcre). Retrouver le sens de l’essentiel (bon sang mais quelle bonne formule !), c’est parvenir à sortir du quotidien, et c’est remporter la victoire contre le temps – ainsi que l’expliquait parfaitement Bloy lorsqu’il se trouvait (tout comme nous, aujourd’hui !) au Seuil de l’Apocalypse :
« Il faudrait prier le Saint Esprit de nous délivrer de l’illusion du temps dont nous sommes tous victimes. Dans la douleur ou la joie, nous croyons que le temps est quelque chose et il n’est rien, puisqu’il n’existe pas pour Dieu. Il ne devrait donc pas exister pour nous. C’est lui qui nous sépare de Dieu. Si nous obtenions cette grâce de ne jamais savoir l’heure, nous serions déjà dans l’Eternité bienheureuse et la souffrance, alors, serait pour nous comme une barque rapide sur un affluent du Paradis ».
Et puis, il y a ceux pour qui le confinement ne va rien changer parce qu’au lieu de sortir du quotidien, ils vont s’y enfouir :  ils vont s’enfoncer encore plus profondément dans les limbes de cet enfer absolu, purement gnostique et manichéen (c’est très facile à démontrer), qu’est l’univers des séries télés - pour ne plus jamais en sortir. On sait que l’une des définitions de la post-modernité, c’est la transformation des êtres humains en zombies, au sens proprement religieux du terme : des êtres désincarnés marchant la tête courbée vers le bas (l’écran de leur téléphone portable) et grommelant d’obscures logorrhées auto-dissolvantes. J’ai vu, récemment, des gens marcher sur le trottoir de Paris – le plus grand dépotoir pandémoniaque du monde visible – avec casque acoustique intégral, les yeux rivés sur une série Netflix diffusée sur leur putain de portable ! Ces sous-hommes au sens chrétien du terme – éjectés de la Géhenne pour cause d’excédent de cadavres – sont des cons finis confinés dans leur moi-néant. Qu’ont-ils à foutre, au fond, des directives de confinement anti-corona ? Elles leur permettront au moins de se sentir un peu vivant en participant à la Grande Bataille du Papier-Cul !


Que l’on me permette de dire un mot sur ces démentiels fils de putains que sont les écolos vegans (ces nouveaux cathares). On remarquera haineusement que les seuls rayons des supermarchés qui ne soient pas pris d’assaut sont ceux des produits bios. Quand les événements deviennent sérieux, ces salopards de bouffeurs de quinoa passent soudain aux pâtes Barilla et De Cecco, et pour moi qui arrive trop tard au magasin parce que moins malin et moins rapide que les urbains à trottinettes, il ne me reste plus que des demi-céréales 100 % équitables !

Il n’existe qu’un seul mouvement véritablement écologiste, d’une indéniable et suprême efficacité : c’est la pandémie du coronavirus. Chute drastique de la pollution, retour des chants d’oiseaux en centre-ville. C’est la revanche de la grippe aviaire.



Fuyez de Babylone, et que chacun sauve sa vie,
De peur que vous ne périssiez dans sa ruine !
Car c'est un temps de vengeance pour l'Eternel;
Il va lui rendre selon ses œuvres. - Jérémie 51.6

A Paris, c’est la fuite généralisée. Soudain, la province apparaît à nos bons seigneurs tout-puissants comme une terre où il fait bon vivre ! En 1940, au moins, l’Exode s’était produit après la déclaration de guerre ! Là, les fuyards ont commencé à quitter la capitale bien avant le discours du 16 mars, durant lequel Macron sembla si prodigieusement fier d’annoncer à six reprises que nous étions en guerre… En vérité, cela fait bien longtemps que les parisiens quittent cet Enfer putrescible qu’est devenu la ville la plus infecte du monde, c’est la saignée populacière depuis des années… Plus aucune transposition artistique de Paris n’est désormais possible, et on n’y trouve plus aucun écrivain digne de ce nom. Il ne peut plus y avoir d’écrivain vivant en France.

Les exilés du 16 mars n’ont quand même pas pu s’empêcher de glisser un petit bulletin de vote pour l’Hidalgo, avant de venir pourrir les régions gauloises non encore suffisamment infectées par leur présence parasitaire.
Ah non, pas elle ! Anne Hidalgo, la chevaline à la triste figure…


Cela fait des années que je l’écris : la grande et la petite couronne de Paris constituent le virus métahistorique de la Gaule, un véritable coronavirus qui bloque depuis deux mille ans le rythme respiratoire de la matrice celte organique des origines.
Toutes deux assemblées en un poisson se propulsant à toute allure vers l’Occident, ces couronnes abritent une race de ploucs maudits et singulièrement arrogants nommés « parisiens », porteurs du virus avec tous les symptômes cliniques afférents, dont la forme la plus grave d’infection n’est autre que : la désacralisation permanente.
Profaner la Gaule, tel est leur viatique.
Leur exode contemporain dans toutes les régions du pays n’est que l’accélération foudroyante du processus, la phase terminale du déploiement arachnéen et métastatique de l’hyper-corrosive modernité. Le déploiement des parisiens en province est la part visible du COVID-19.

Et c’est ça que vous vous apprêtez à accueillir chez vous ?

Remarquez bien qu’il y en a peu qui s’apprêtent à mettre les pieds en Corse… L’annehidalgoisation du diocèse d’Aléria n’est pas encore tout à fait à l’ordre du jour. Il paraîtrait que les défilés LGBT ont encore un peu de mal à prendre place dans les rues de Corte, où l’on n’est pas bousculé à tout bout de champ par des possédés décérébrés à trottinette, aux avant-bras recouverts de tatouages de merde… La démocratie, ce « chantage des faibles » comme l’écrit Morand dans Venises, n’a pas encore débarqué sur l’Île-Rousse.


A-t-on déjà vécu pareils événements depuis le débarquement de sainte Marie-Madeleine en terre de Provence ?
Interdiction des messes, et de tout culte public. Pas de cérémonie religieuse avant les enterrements. Pas de condoléances présentées aux affligés.
Fermeture du sanctuaire de Lourdes.
Fermeture de la basilique du Sacré-Cœur.
Suspension de la vénération de la sainte Couronne d’Épines.

Avez-vous vraiment besoin de signes supplémentaires ?

Toutes les plus grandes prophéties – Malachie, Jean XXIII, Salette, Fatima,… - convergent vers la même conclusion : François est le dernier Pape, le catholicisme va subir une profonde transformation, aussi bien en profondeur que dans ses hauteurs les plus vertigineuses, et le retour des Grands Temps est là.

Ô ardente mélancolie du néolithique antérieur.

On n’a jamais aussi bien compris le sens véritable de la pensée de Joseph de Maistre, prédisant l’avènement prochain d’une religion qui serait au christianisme ce que le christianisme a été au judaïsme.

Au détour d’une page de son roman fulgurant Amoros, Marc Gautron fait dire au père de Cergy : « L’Eglise est la couche d’ozone destinée à nous protéger de la brûlure du grand Soleil. La Vérité est insoutenable, il faut l’apprivoiser, l’adapter aux faiblesses et aux besoins de la nature humaine, c’est à ça que servent les religions ».
En ce mois de mars 2020, la dynamique sotériologique passe par un point d’inflexion tout à fait singulier, du fait du caractère désormais aveuglant du Soleil de la Vérité. Le trou dans la couche d’ozone ecclésiastique s’est élargi à un point tel que celle-ci n’existe pratiquement plus.
Nos temps sont ceux où nous n’avons plus d’autre choix que de regarder le Soleil en face.

Un évêque comme Mgr Athanasius Schneider, de l’archidiocèse de Sainte-Marie à Astana, a compris quel était le sens surnaturel de l’épidémie du coronavirus.


Le pape François, qui le 15 mars, à pas solitaires et hésitants, a parcouru les rues désertes de Rome dans son pèlerinage depuis l'image du « Salus populi Romani » dans la basilique de Sainte-Marie-Majeure jusqu'à la Croix miraculeuse dans l'église de San Marcello, véhiculait une image apocalyptique. Elle rappelait la description suivante de la troisième partie du secret de Fatima (révélée le 13 juillet 1917) : « Le Saint-Père traversa une grande ville à moitié en ruine et, à moitié tremblant, d'un pas vacillant, affligé de souffrance et de peine. »
[…]
On peut espérer qu’une telle situation produira les nouveaux fruits spirituels des confesseurs de la foi et de la sainteté.
[…]
Nous voulons prier avec notre entière confiance la Mère de l’Église, en invoquant le pouvoir d’intercession de son Cœur Immaculé, afin que la situation actuelle de privation de la sainte messe puisse apporter des fruits spirituels abondants pour le véritable renouveau de l’Église.


Il est 19h30, en ce mercredi de l’Annonciation. J’entends les cloches de Marseille sonner à toute volée, d’un bout à l’autre de la ville. Je suis persuadé que nous vivons le dernier Carême. Mon enthousiasme est celui de la Pythie de Delphes, lorsqu’elle s’exclama : « Un jour Apollon reviendra et ce sera pour toujours ».
Seul le Dogme de la Coronation Cosmique de Marie peut être en mesure de mettre à bas le virus. La nouvelle Annonciation sera le Couronnement de la mariée virginale.

« Ô Notre-Dame Médiatrice couronnée de douze Etoiles, revêtue du Soleil avec la lune sous Tes pas ! » priait saint Bernard.

Fiat corona !

On va tout droit vers une Pâques glorieuse.





Aucun commentaire:

Publier un commentaire