samedi 7 février 2015

Спаси Христос !


« Ne crains point, ô civilisé aux orteils recroquevillés, ton Sauvage est ton Sauveur, et ton sauvage n’est pas loin, il dort encore au fond de ta conscience »
Roger Gilbert-Lecomte, 1930
 
« Si un grand ami parle mal de ma mère, il peut s’attendre à un coup de poing, et c’est normal »
Pape François, 15 janvier 2015
 
 
Voici quelques couvertures de Charlie-Hebdo auxquelles, fort malheureusement, personne n’a échappé.





Bien loin que de n’être simplement blasphématrices, ces couvertures sont intensément laides : couleurs criardes, dessins plus que mauvais, ambiance infantile (et pas enfantine !),… et surtout, théologiquement insensées : depuis quand le Saint-Esprit peut-il être représenté par un triangle ?
 
Car c’est bien la profonde nullité de ces dessins d’amateurs qui constitue le fond du problème, et qui leur ôte toute possibilité d’une quelconque pertinence. Il n’y a aucune « liberté d’expression » à accorder à des imbéciles qui n’ont rien à dire, et qui le disent mal.
 
Tout ça pour remarquer que ça fait longtemps que les catholiques auraient dû faire un tour rue Nicolas-Appert pour s’expliquer face à face avec les auteurs de ces salauderies.
 
Il existe tout de même certains hommes d’Eglise qui se soulèvent parfois contre ce genre de producteurs de « dégueulis pour bobos retardés », et personne ne s’étonnera d’apprendre que le Père Zanotti-Sorkine en fait partie.
 
 
http://www.bvoltaire.fr/peremichelmariezanottisorkine/plantu-degueulis-a-lusage-de-bobos-retardes-2,13460

 
De nombreux penseurs ont établi avec plus ou moins de pertinence l’analogie civilisationnelle entre l’Empire Romain et les Etats-Unis d’Amérique. Elle se base foncièrement sur la prédominance de la technique sur l’art, et du divertissement de masse sur la religion. Elie Faure avait parfaitement résumé cet état de fait dans sa splendide « Histoire de l’art ».
 
« L’idéal romain, au long de l’histoire, a l’uniformité et la constance d’une règle administrative. A Rome, le vrai artiste c’est l’ingénieur, comme le vrai poète c’est l’historien et le vrai philosophe le juriste ».
 
Elie Faure donne l’anecdote historique suivante, afin de bien montrer « la méconnaissance du rôle supérieur de l’œuvre d’art » chez les Romains :
 
 « Mummius, après le sac de Corinthe, disait aux entrepreneurs chargés de faire parvenir à Rome le butin : ‘Je vous préviens que si vous cassez ces statues, vous aurez à les refaire’ ».
 

 
On peut dire que le Grec a été aux Romains ce que l’Européen est aux Américains.
 
« Asservi matériellement, un peuple de culture supérieure asservit moralement le peuple qui l’a vaincu. […] Rome veut plaire à la Grèce comme le parvenu à l’aristocrate, la Grèce veut plaire à Rome comme le faible au fort. […] Le Romain, dans ses mœurs, son tempérament, sa religion, toute sa substance morale différait totalement du Grec. Ici une vie simple, libre, investigatrice, toute au désir de réaliser l’harmonie intérieure qu’une imagination charmante poursuit sur tous les chemins. Là une vie disciplinée, égoïste, dure, fermée, cherchant hors d’elle-même son aliment. Le Grec fait la cité à l’image du monde. Le Romain veut faire le monde à l’image de la cité ».
 
Le passage de la Rome pré-chrétienne aux Etats-Unis post-chrétiens s’est accompagné d’une intensification et d’une amplification à tous les niveaux.








Le rapport de soumission de la Grèce envers Rome est bel et bien la matrice du rapport de soumission entre l’Europe et l’Occident (les Etats-Unis). Il ne faut jamais oublier que les peuples européens sont les premiers à avoir souffert de la modernité (nation, finance et dissolution urbaine), imposée par leurs fausses élites. Par un effet logique de transposition géographique, l’espace jadis dominé par Rome est ainsi devenu le lieu de naissance de l’Occident, ce dernier ayant ensuite grandi en prenant appui sur les Etats-Unis et en s’étendant à presque toute la planète. L’Europe pré-moderne faisait la cité à l’image du monde. L’Occident a fait le monde à l’image de la cité (américaine). Et les autres peuples (africains, asiatiques et indigènes américains) se prirent dès lors l’Occident en pleine face. Cette planétarisation de la modernité est précisément ce qui fait de ce combat – de notre combat – le combat des Temps de la Fin : ce que j’ai naguère appelé la guerre entre les aveugles et les invisibles (« Islâm, mon amour », Tsimtsoûm, 2005).

 
Islam Mon Amour

A la relecture de ce texte, je m’aperçois que je n’ai vraiment pas grand-chose à y changer, même si je pense que la manière de combattre le pouvoir des Aveugles (les "ennemis de la Mystique monothéiste polycristalline") et des acteurs de "la société du spectacle" n'est plus matériellement déterminée, et qu'il est plus important de s'attaquer directement à la Puissance des Ténèbres plutôt qu'à ses séides humains (journalistes et hommes politiques). Par ailleurs, l’entretien avec Soheib Bencheikh me semble assez instructif, surtout aujourd’hui où tout le monde s’improvise spécialiste de l’islam et grand lecteur du Coran.
 
On trouvera peut-être quelque intérêt à en lire certaines phrases à la lueur de l’attentat des frères Kouachi, perpétré il y a tout juste un mois en plein cœur de Mai 68.
 
« Et puis je tiens tout de même à rappeler que si le gauchiste aime l’Islâm (ou fait semblant de l’aimer, puisqu’il est incapable de le comprendre), ce dernier le déteste avec plus d’intensité encore ».
 
Mais il n’y a pas que le gauchisme. En 2005 fermentait un mouvement de fond droitiste tout aussi infect (républicain, nationaliste, égalitariste, déjà archéo-complotiste) que je suis très fier d’avoir alors dépisté :
 
« Ainsi, le libertarisme, le souverainisme, le républicanisme, le centralisme, le nationalisme et autres indécrottables vieilleries matérialistes se voient redorer leur blason défraîchi par de jeunes loups désemparés, qui répètent les mêmes immémoriales erreurs commises par l’Occident politique depuis deux cents ans. Ces idioties droitistes systématiquement anti-métaphysiques fleurissent, malgré leur impéritie maintes fois prouvée ».
 
Une petite synthèse ?
 
« Islâm, mon amour, purifie les écuries d’Augias que sont devenues les cervelles des Occidentaux, je me battrai ensuite contre toi au nom de l’Esprit-Saint, mais d’abord, je t’en supplie, nettoie-moi toute cette merde ».
 
Cela ne rend pas l’assassinat de douze personnes susceptible d’être politiquement justifié. Mais les temps sont venus où la purification de l’Occident par le Vide devient absolument inévitable, de par la convergence historique entre certaines forces religieuses intérieures et extérieures, le débarquement de al-Khidr sur l’Ile Tournoyante. « Notre nouveau dieu va surgir de la putréfaction. D’une foi morte va se lever une foi vivante » prophétisait Dominique de Roux.
 
Il me semble évident que la mission providentielle et historique de l’islam est de nettoyer l’Occident, tout comme celle du christianisme a été de nettoyer l’Empire Romain. Un nettoyage spirituel et métaphysique. C’est bien pour cela que les rêves soralo-houellebecquiens d’une bourgeoisie musulmane s’installant tranquillement dans l’espace social occidental, pour y subir au final la même dissolution qu’a naguère subie le catholicisme, est une ineptie totale en regard - je me répète - de la mission providentielle de l’islam. Et, surtout, ce dernier n’est pas là pour prendre en charge les tares des personnages atrabilaires et buboniques des romans de Houellebecq (dont le dernier est, par ailleurs, un sommet d’anticatholicisme viral)…
 
Tout ceci me remet en mémoire cette phrase autant énigmatique que lumineuse de Marc-Edouard Nabe : « Seul l’islam aujourd’hui applique le christianisme » (in « J’enfonce le clou »).
 
Peu après l’attentat de Charlie-Hebdo, des foules entières de profs de français et d’abonnés à Télérama ont défilé dans les rues à la demande expresse du ministre de l’Intérieur, dans le but de pleurer ensemble en arborant un slogan imaginé par le directeur artistique d’un magazine de mode. Des centaines de milliers de Christians Doumergues se sont mis au garde à vous de la démocratie humaniste laïque et tolérante, ânonnant (ils sont incapables de crier) « Touche pas à mon pote Charlie », en bordure protectrice derrière Benyamin Netanyahou et Naftali Bennett (celui qui déclarait en 2013 : « J’ai tué beaucoup d’Arabes dans ma vie. Et il n’y a aucun problème avec ça »).

Paris, capitale mondiale de l’Occident.
 
Je suis très fier que Marseille soit la ville de France où le nombre de marcheurs républicains a été le plus faible (par rapport au nombre d’habitants), et tant mieux si c’est directement lié à la présence de musulmans. L’antique cité massaliote reste la ville française qui compte le moins de bourgeois téléramo-figaresques au mètre carré, et c’est bien ça qui va la sauver.
 
Et que dire de ces monceaux d’humanistes décérébrés qui se battaient à coups de poing dans la gueule devant les kiosques à journaux le 14 janvier à six heures du matin pour avoir leur Charlie ? Imaginez les mêmes, pendant la guerre, en train de faire la queue pour des tickets de viande…
 
Il y a trente ans, l’Etat français intentait régulièrement des procès à Hara-Kiri, dont la lecture était interdite dans les universités et à peine tolérée dans les vestiaires des ouvriers d’usines. Aujourd’hui, l’Etat français traque les gens qui ne sont pas Charlie, dont les dessins antimusulmans sont imposés aux écoliers dans certains collèges.
 
Blasphème obligatoire…


 

On peut se rappeler que Charb (quelles que soient ses intentions) n’a jamais hésité à torcher des crobards, toujours aussi intensément nullissimes, pour ricaner sur des cadavres d’enfants palestiniens déchiquetés par des attentats. Il semble cependant que les enfants français (arabes ou pas, et quelles que soient leurs intentions) n’aient résolument pas le droit, je ne dis pas de ricaner, mais de ne pas se sentir directement concernés par le cadavre de Charb… Heureusement que les miens sont chez les dominicains : le lavage de cerveau prodigué à satiété dans les établissements publics y est nettement moins prononcé.
 
Un enfant athée ça n’existe pas, ça n’existe pas un enfant athée, tous les enfants aiment Dieu et se réjouissent de la présence de Dieu, un enfant athée c’est un enfant violenté et formaté, ceux qui disent qu’il vaut mieux être athée comme un enfant que religieux comme un adulte sont des adultes infantiles, ceux qui pensent qu’un enfant athée ça peut exister et qu’un enfant athée c’est mieux que tout ne sont que des clochards bourgeois, un enfant sait qu’il aime Dieu sans le savoir, un enfant c’est comme un animal, ça aime Dieu sans le savoir et sans rien comprendre à rien du tout, un enfant ça aime naturellement la beauté toute naturelle, un enfant ça n’aime pas qu’on crache sur la croix de Jésus ou le visage de Mahomet ou les pieds du Bouddha, un enfant ça n’aime pas les tags sur les dolmens, et ça ne comprend pas l’adulte athée qui lui dit de se taire une minute en l’honneur de celui qui a mal parlé de sa mère ou de son père ou de la religion de sa mère et de son père, un enfant qui se tait pendant une minute en l’honneur de celui qui a insulté sa mère ou son père, c’est un enfant violenté et formaté, c’est un enfant qui va devenir athée et tout salir, salir le monde et salir les autres futurs enfants.
 
Revenons à Nabe : on notera que, d’un côté, une partie du système se tourne vers les « dissidents » pour les accuser d’attiser le feu (alors qu’ils ne font que vouloir l’éteindre à coups de mensonges complotistes), et que, de l’autre côté, ces mêmes dissidents se défaussent vers Nabe pour l’accuser également d’attiser le feu, espérant ainsi trouillardement ne pas être assimilés à des pousse-au-crime.
 
C’est ainsi que les deux frères ennemis Soral et Laïbi se tournent vers lui en un remarquable élan de solidarité tripale.
 


Pour le premier, c’est : « Mais que fait la police ? Arrêtez-le ! ».
 
Pour le second, c’est : « Mais que font mes lecteurs ? Dénoncez-le ! »
 
On notera la différence de ton dans l’abjection, le dégradé du dégueulis. Je viens juste de regarder « Le Doulos » de Melville : les donneuses étaient quand même un peu plus propres, dans les années 60.
 
Et encore, Pharos ne rémunère pas ceux qui leur transmettent « des signalements de contenus ou de comportements illicites » ! Le cas de La Libre Panse, de son vrai nom Salim Laïbi, est vraiment très cocasse. Imaginez-le, pendant la guerre, prêt à la délation pour un ticket de viande… Et ça se prétend dissident, résistant, … Et ça gueule, ça hurle, ça vocifère, ça bave, ça insulte, ça dénonce, ça sue, ça se démange, ça se gratte, ça aboie, ça braille, ça s’emporte, ça s’encolère, ça monte en sauce, ça déborde, ça retombe, ça ferme un œil, ça hoquète, et ça s’endort… la suite à la prochaine vidéo.
 
En voici une petite, qui tourne en ce moment :
 


…tout fanfaron, tout content : « C’est des kalachnikovs qu’il faut, à la place des guitares ! »
 
En voici une autre, plus longue (il y en a de partout, des vidéos contre l’ami Salim, on ne sait plus où donner de la tête, c’est la fête foraine) :
 
 

Les véritables paroles prononcées par Salim Laïbi, lors de sa conférence à Roubaix du 10 février 2013, ont été les suivantes :
 
« L’islam, ça n’existe pas. Ca existe pas l’islam, faut arrêter le délire. Il y a très peu de pratiquants, tous pratiquent l’usure. Tous mangent à Babylone, tous prennent des subventions » (ce dernier point est vraiment très amusant, venant de sa part… mais je n’insisterai pas, je suis un peu fatigué).
[…]
« Si l'islam existait, ça se verrait tout de suite, tout de suite, mais alors là, tout de suite ! Déjà, je m’étonne de la survie d’un BHL. Il serait pas vivant BHL, il aurait été assassiné. Sérieusement, je le dis clairement. Parce que ce type a tué je sais pas combien de dizaines de milliers de libyens. Parce que c’est un criminel, c’est un assassin, c’est un voyou. Parce que, euh… par exemple, je dis ça mais bon c’est pas la solution hein, mais par exemple, Charlie-Hebdo aurait brûlé avec Val à l’intérieur ! Voilà, c’est des situations d’extrême violence, d’insulte à la religion, et on n’a rien en face, rien, absolument rien ! »
 
Le docteur universitaire Salim Laïbi a donc clairement déclaré en public en février 2013 que l’islam n’existait pas car BHL ne s’est pas fait tuer et qu’aucun attentat meurtrier n’avait frappé les bureaux de Charlie-Hebdo, c’est-à-dire que l’islam n’existe pas car le terrorisme n’existe pas. Ce qui signifie - si je ne me trompe pas – que le véritable islam, c’est le terrorisme (même si « c’est pas la solution », comprenne qui pourra). C’est une opinion qui en vaut d’autres, et il ne me viendrait aucunement à l’idée de la lui reprocher, ni d’inciter les gens à le dénoncer à Pharos. Mais quand on prononce des phrases qui sont enregistrées et diffusées sur internet, il faut les assumer un tantinet, et ne pas se défausser ensuite sur un autre homme en appelant à la délation, la plus lâche des pratiques sublunaires (« A vos claviers ! »)..
 
Je ne sais pas si les frères Kouachi ont entendu ces injonctions de Salim Laïbi l’an dernier, mais maintenant qu’ils ont tenté de lui prouver que « l’islam existait réellement » en cramant les bureaux de Charlie-Hebdo à la kalach’, ils se font traiter de « branquignoles » et de « clowns Thelma et Louise » par le même homme, qui dégaine toute sa machinerie habituelle pour décrédibiliser les deux phrères simplistes de Reims (inside job, false flag, grande manip israélienne, etc. etc..).
 
En résumé : les vrais musulmans devraient se révolter, mais s’ils le font autrement qu’en achetant des livres chez Fiat Lux, ce sont des débiles mentaux manipulés par les sionistes.
 
Mu par sa constante obsession ponérologique, le docteur libre-penseur Salim Laïbi a même réussi à trouver dans un « calendrier sataniste » que le 7 janvier était le jour des sacrifices humains et des démembrements. L’attentat contre Charlie-Hebdo est donc… sâtAniiiiiiiiste.
 
(Entre parenthèses : imaginer Salim Laïbi, assis derrière son bureau de médecin dentiste, plonger la tête dans un calendrier sataniste pour chercher à quoi correspond la date du 7 janvier, m’a provoqué la plus belle crise de fou rire de ces dernières semaines)

 
 
En ce qui me concerne, plutôt que de songer à des célébrations satanistes, je retiens que le 7 janvier est le jour anniversaire de Charles Péguy.
 
Car Péguy connaissait parfaitement, lui, la différence entre les armes de Jésus (le combat pour l’honneur, la mort sacrificielle) et les armes de Satan (la pratique permanente de l’injure et du mépris).
 
Les armes de Satan c’est tout ce qui flétrit,
Rapetisse, avilit, injurie, amoindrit,
C’est tout ce qui méprise et tout ce qui meurtrit ;
[…]
Les armes de Satan c’est l’horreur de la guerre,
Les peuples affolés, Jésus sur le Calvaire,
Le sang, le cri de mort, le meurtre volontaire ;
 
Les armes de Jésus c’est l’honneur de la guerre,
Les peuples rétablis, Jésus sur le Calvaire,
Le sang, le sacrifice et la mort volontaire.
 
Charles Péguy, « La tapisserie de Sainte Geneviève »
 
En ce qui me concerne, plutôt que de songer aux célébrations satanistes, je retiens que le 7 janvier est le dernier jour de l’exposition à Paris des dessins de Nabe naguère publiés dans Hara-Kiri, le Hara-Kiri matriciel et pourtant absolument antagoniste du Charlie-Hebdo contemporain. Bien loin que de n’être simplement humoristiques, ces dessins sont intensément beaux : couleurs subtiles, portraits hilarants, ambiance enfantine (et pas infantile !),… et surtout, théologiquement pertinents (je vous laisse y réfléchir)…

 
 
… et même élégamment malévitchéens !
 



Des dessins formellement anti-Charb, anti-Honoré, anti-Tignous… Nabe a tué Charlie-Hebdo bien avant les frères Kouachi, tout comme il avait tué Houellebecq (dans son « Vingt-Septième Livre ») bien avant Charlie-Hebdo (qui arborait une caricature du « Mage Houellebecq » en couverture du numéro paru précisément le 7 janvier !).

 




Lors du finissage de l’expo, on entendait les cloches de la cathédrale Saint-Alexandre-Nevsky résonner à toute volée dans le quartier, puisque le 7 janvier est également le jour de la célébration de Noël chez les orthodoxes. Mais on a jusqu’à la fin janvier pour présenter ses vœux…

Hallelujah ! Alléluia ! Jésus akbar !

Спаси Христос !
 






Le pain de chaque jour et le pain éternel.

Le pain de chaque jour et le pain du grand Jour.

Que toutes les paroisses soient dans la chrétienté

Comme une couronne, comme une gerbe d’épis.

 

Mais mon Dieu, donnez-nous d’abord le chef de guerre.

Ô mon Dieu, donnez-nous le chef de guerre.

 

Charles Péguy, « Le Mystère de la Charité de Jeanne d’Arc »


 

 

7 commentaires:

  1. Encore un article pertinent comme toujours bien que je trouve vôtre appréciation de Rome un peu caricaturale. L'Amérique c'est plutôt Carthage que Rome.Chez les Vieux Romains seul le rite accomplit parfaitement , qui menait a l'acte pur était important.De plus peu de civilisations ont eut une culture de l'honneur , de la fidélité et de la piété filiale aussi grande.Quand au droit Romain il a été intégralement repris par l'Eglise Catholique aussi bien qu'orthodoxe a travers le Digeste de Justinien.

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  2. Clairement Laïbo-centré mais non moins amusant pour autant.J'ai bien rigolé.

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  3. j'ai beaucoup aimé la partie "historique" car j'ai trouve ca tres interessant et ca ressemble beaucoup a la continuite de votre blog !! merci
    par contre j'ai retrouve en ce texte enormement d'images, de propos et meme de la plume (les tirets ou les passages sur nabe ou le noel russe, sans evoquer les formules a al fin) du billet de david vesper que j'ai a do re et je trouve ca assez limite, si l'auteur l'a lu aussi ce que je pense car la coincidence serait enorme, de ne pas l'evoquer. Moi qui ai recu une claque en lisant son texte j'ai ete assez derange par le "jesus akbar" ici.

    merci du partage de video egalement, je m'en suis delecte !! quelle musique

    Max, vous felicitant des usa

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    1. Mon texte est le développement d'un texte beaucoup plus court, que j'avais posté sur Parousia vers le 10 janvier, et que je n'avais laissé que 2 ou 3 jours avant de l'enlever pour le reprendre.
      Ce texte portait le même titre (Spassi Christos), et contenait déjà les passages que vous relevez (le Noël russe, les invocations finales). (Je ne vois pas ce que vous désignez, quand vous parlez des tirets).
      Quant à David Vesper, je ne le connais pas personnellement, mais je l'ai contacté pour saluer la suprême qualité de son texte.
      http://www.alainzannini.com/index.php?option=com_content&view=article&id=3290%3Aun-mois-charlistorique-&catid=67%3Aanalyses&Itemid=85
      Merci à vous.

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  4. Je le dis juste comme ça en passant, je viens souvent jeter un coup d'oeil sur votre blog et cet article m'énerve à chaque fois. Mais franchement on s'en tape complètement de vos histoires. On a tous nos propres problèmes hein. Il y a des trucs intéressant des fois chez lui, des fois chez vous, on fait le tri comme des grands. Et ça fait vraiment VRAIMENT pas honneur a ce que vous défendez.

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  5. Bonjour Laurent

    Impossible de lire votre texte "Islam mon amour". En fait tout ce qui renvoie au site "parousia.fr" est "introuvable", y compris en faisant une simple recherche par google... Le site n'existe plus ?

    Si c'est le cas, dommage. La bibliothèque de combat était bien.

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    1. Je n'ai pas renouvelé l'hébergement du site Parousia. Je l'ai complètement remanié sur le plan formel, afin d'en améliorer la visibilité et la fonctionnalité. Mais je n'ai rien changé sur le fond.
      La nouvelle version sera mise en ligne sous peu, à une autre adresse. Cela sera annoncé sur le blog et Facebook.

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