jeudi 25 décembre 2014

Dernières nouvelles de Nabe

Certains n’ont de cesse de se demander ce que fait Marc-Edouard Nabe. Ils attendent impatiemment son prochain ouvrage, et déclarent ouvertement que c’est bien trop long pour eux.
D’autres déclarent avec une insolence ahurissante que personne ne lira cet ouvrage. Parmi eux, il existe un certain chirurgien-dentiste dont l’activité semble être très fructueuse, puisqu’il a déjà dit à de nombreuses reprises qu’il serait très fier d’exhiber sa feuille d’impôt à qui le taxerait de dissident opportuniste. Cet homme se croit ainsi être autorisé à se foutre de la gueule de ceux qui sont dans la dèche, et à se moquer ouvertement du principe d’autonomie financière de Nabe consistant, en toute cohérence, à financer la création de ses propres œuvres d’art par la vente de ses propres œuvres d’art. Nous nous réservons quelques jours pour traiter ce cas particulier.
La force et la rage n’auront jamais aucune prise sur Nabe, qui leur opposera constamment la patience (un magazine en état de grâce) et la longueur de temps (une exposition de dessins quarante ans après leur exécution).
Nabe, donc, fait ce qu’il a toujours fait : il travaille, pendant que les autres ne foutent rien.
 
 
 
Le vernissage de l’expo Hara Kiri
 

 
Quoi de commun entre cette exposition de dessins Hara Kiri et le magazine Patience ?
 
L’amour de Dionysos.

« Ô lumière de ce désert syro-irakien […] ; ô ciel bleu layette délavé ; ô rocaille beigeâtre, couleurs subtiles sur lesquelles se détache le noir de la tenue du grand méchant loup cagoulé, armé de son grand couteau, et l’orange vif de la robe de son petit chaperon ! Ô splendeur ! Du Fritz Lang époque Tigre du Bengale et Tombeau hindou… Et quel érotisme aussi… Salomé dépassée ! C’est une scène encore inédite dans la pornographie visuelle de notre temps, rien à voir avec les films gonzo ou snuff movies. Il s’agit plutôt d’un rituel d’ordre japonais, érotiquement parlant » (Patience, p. 33).
 
http://www.marcedouardnabe.com/patience/

Le hara kiri : son éthique, son esthétique, son sadisme grand-guignol.
 
 
 
« Les deux, victime et bourreau, ont des attitudes de samouraïs » (Patience, p. 34).
 


"En cette année de commémoration du bicentenaire de la mort du Marquis pris en otage et décapité tous les jours par la bande à Cardin qui multiplie les fêtes culcul dans son château réquisitionné de Lacoste, seul Daech a su rendre hommage à Donatien Alphonse ! Paradoxe ! Les plus pudibonds prudes rigoristes au monde aujourd’hui se montrent les plus observants pratiquants du sadisme quotidien… Un sadisme pas gratuit, pas fantasmé, mais politique, mystique. Mystique de quoi ? De la réalité !" (Patience, p. 62)
 


Il y a deux endroits où il faut se rendre à Paris en ce moment : la Galerie de la rue Pierre-le-Grand (8è) pour l’exposition de Nabe, et l’Institut des Lettres et Manuscrits (21 rue de l’Université, 7è) pour contempler le rouleau manuscrit original des 120 Journées de Sodome.
 



 

 
Joyeux Noël à tous les véritables sadiens !

 
 
 

 

2 commentaires:

  1. Serait-il esthético-métaphysique que l'on vende pour 20 euros une revue avec la photo du cadavre de votre père ou de votre mère sur une des pages? A priori oui. Et pourquoi pas la tête de Père Zazini? Pour qu'il n'y ait pas de jaloux!

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    1. Sur ce point comme sur tous les autres, la réponse dépend de la signification qui serait donnée, premièrement à la mort de ces personnes, et deuxièmement à la publication des photos. Avez-vous une idée de ce que peut signifier le mot "sens" ? (Ne confondez pas le Père Zanini et le Père Zanotti !)

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