mercredi 31 décembre 2014

Longue vie au Royaume d’Araucanie et de Patagonie !


 
Le samedi 13 décembre 2014, une Messe de Requiem fut donnée en la paroisse Saint Eugène – Sainte Cécile de Paris (neuvième arrondissement), pour le repos de l’âme des Rois d’Araucanie et de Patagonie.

Cette messe chantée de requiem fut donnée en présence de Stanislas Ier Roi d’Araucanie et Patagonie, Prince des Aucas, Prince des Malouines & de Chiloé, Prince d’Angol & d’Arauco, Duc de Kialéon, Comte d’Alsena, & Vicomte de Quidico. Son Altesse Royale était assistée par des membres chevaliers de l’Ordre Noble et Royal de l’Etoile du Sud.

Placé au bas de l’autel, un catafalque vide nanti des insignes de l’Ordre symbolisait la pérennité de ce Royaume, dont la mission spirituelle et révolutionnaire ne va pas tarder à se concrétiser aux yeux de tous. Non, cela ne va vraiment pas tarder.

L’Eglise catholique vivante et agissante est notre maîtresse souveraine, à nous, humbles bâtisseurs d’une certaine voie surnaturelle et enchantée, à la fois souterraine et aérienne.

Une voie empruntée par un nombre de plus en plus important de prêtres, à l’instar de M. l’abbé Iborra dont le sermon (source : Le Rouge & le Noir) fut absolument lumineux.


SERMON DE M. l’ABBÉ ÉRIC IBORRA

Vicaire de la paroisse Saint-Eugène-Sainte-Cécile à Paris (IXe),

Un observateur extérieur, venu non peut-être de Sirius mais tout simplement d’un cabinet ministériel et d’une instance européenne, ne pourrait que sourire à notre cérémonie de ce matin devant un catafalque, c’est-à-dire devant un cercueil vide, symbole de l’irréalité de ce qui vous rassemble. Nous voici en effet réunis pour commémorer des princes qui n’ont jamais régné, un royaume qui ne fut jamais reconnu en droit international public – le seul qui compte aux yeux des doctes – et dont le fondateur fut interné comme fou par l’État que ses ambitions dérangeaient. C’est dire qu’il ne fut guère pris au sérieux aussi bien dans son royaume éphémère que dans sa propre patrie où il ne suscita que l’ironie. Espéré comme sauveur par des tribus indiennes qui défendaient leur autonomie face à des États voraces issus de vice-royautés espagnoles, il ne tarda pas à les décevoir, se comportant plus en juriste qu’en chef de guerre.

Le plus étonnant peut-être n’est pas tant la geste de cet aventurier que la lignée improbable, pas même héréditaire, dont il est la souche. Car depuis ces lointains parages du siècle pénultième des princes se sont succédé à la tête ce royaume absorbé par l’oubli, de cet État qui a quitté la scène de l’histoire pour entrer dans celle du mythe, faute de Pikkendorff pour tirer l’épée à son service, devenant ainsi l’un de ces mondes parallèles chers à tant de romanciers mythopoiètes. Oui, ce qui nous interroge n’est peut-être pas tant l’histoire d’Antoine de Tounens, pour le repos de l’âme de qui nous prions tout de même ce matin, que la survivance de ce qu’il avait espéré fonder.

En effet, des aventuriers qui réussissent et d’autres qui échouent, il y en a toujours eu dans notre histoire et bien des lignées respectées, finalement, sont issues d’un ancêtre chanceux. Notamment à l’époque où dans son esprit l’Europe était jeune, c’est-à-dire sûre d’elle et entreprenante. Pensons à Hernan Cortez qui défia un empire et conquit pour l’Espagne le Mexique à la tête d’une poignée d’hidalgos, de lansquenets et de moines. Pensons à ce sous-lieutenant d’artillerie qui, trois siècles plus tard, conquit pour lui-même un trône, la France et la moitié du continent. La voie était ouverte et il me souvient que quelques officiers de la défunte Grande Armée tentèrent de se tailler un royaume là où Alexandre avait posé les limites de son empire.

Mais ce qui m’interroge, c’est qu’il y eut des hommes – et même des femmes – ceux pour qui nous prions ce matin – qui acceptèrent de relever ce défi perdu d’avance et de s’attacher au destin d’un peuple qui aujourd’hui est soumis à deux puissances dont on voit mal qu’elle puisse desserrer leur étau. Autrement dit, des hommes et des femmes qui, par-delà leurs motivations réelles, peut-être très prosaïques, nous apparaissent comme les héritiers du héros de Cervantès, de cette figure tragi-comique qui se rattache aux héros de l’Edda ou de l’Iliade. En ce sens qu’ils persévèrent dans l’accomplissement de leur tâche alors même qu’ils la savent impossible. Ils sont l’image de l’homme debout face à la nécessité décrétée par les dieux. Ils savent qu’ils ont pour horizon l’incendie de Troie ou l’embrasement du Ragnarök. Et pourtant ils ne renoncent pas. En étant plus attachés à leur idéal qu’au prosaïque du réel ils témoignent à leur insu, par leur résignation, de la grandeur de l’être humain, plus grand que ce qui l’abat.

En misant leur existence pour des mondes sortis de l’histoire, ils nous invitent à ouvrir les yeux sur des mondes devenus parallèles, gagnant en idéal ce qu’ils perdaient en réalité. Des mondes où l’homme peut devenir ce qu’il aurait dû être, des mondes qui par là-même jugent en la surplombant notre terne histoire. Il y a certainement plus de poésie et de grandeur d’âme à s’engager aujourd’hui pour d’obscurs peuples indiens sous la fiction d’un royaume imaginaire à la Milton que de faire des affaires au pays de Friedman et de ses Chicago Boys.

Ces mondes parallèles, sortis de l’histoire, à la réalité efflanquée, à l’idéal démesuré, ne font pas que surplomber l’histoire, ils la jugent aussi. Leur présence est une dénonciation de l’homme quand, matérialiste, il se fait l’idolâtre de ce dont il devrait être le maître, quand il révère ce qui devrait le servir, bref, quand il se fait plus petit qu’il ne devrait être. Ces mondes parallèles ne font pas que juger, ils inspirent aussi. Loin d’être des évasions hors du réel, ils y ramènent, à une plus haute altitude cependant. Ils sont, comme l’avaient compris Tolkien et Lewis, autres mythopoiètes, des idées régulatrices qui rappellent qu’ici-bas rien de ce qui est réel n’est dénué, au-delà de sa visibilité matérielle, d’une âme spirituelle. L’univers de la chevalerie, aujourd’hui disparu, et auquel se rattachent tant de grandes aventures, de la quête du Graal à la délivrance de Jérusalem, nous invite à voir dans les choses de ce monde toujours de plus haut. Aujourd’hui détachés de leur contingence matérielle, idéalisés, ils sont à même d’inspirer celui qui agit dans l’épaisseur de ce réel qui nous apparaît si souvent banal, prosaïque, et en un mot d’en bas.

Par-delà ces jalons visibles de l’invisible pour qui nous prions ce matin, en demandant au Seigneur de leur pardonner toutes ces lourdeurs que nous partageons avec eux, puissions-nous apprécier à sa juste mesure ce qu’ils nous lèguent : ce supplément d’âme qui doit inspirer l’action humaine et au suprême degré cet art si délicat qu’est la politique ; cette fantaisie si bienvenue en ces temps toujours plus menacés par le règne de la machine, artefact qui rampe à l’assaut de nos sociétés et de nos âmes ; le rappel de cette légèreté qui nous renvoie à notre humble condition de créature. Tout n’est-il pas jeu pour la Sagesse divine, à l’œuvre depuis les origines, depuis que Dieu en son Fils a pris sur lui le sérieux de la Croix pour faire éternellement de nous ses enfants ?


Très bonne année 2015 !

mardi 30 décembre 2014

Le docteur libre-penseur Salim Laïbi offense l’Eglise, l’Islam et le Califat


Il s’écrit tout et n’importe quoi au sujet du Califat Islamique.

Mis à part le catholique Marc-Edouard Nabe (« Un Etat de grâce ») et le musulman Mâamar Metmati (« Ce qui compte, ce n’est pas le calife, c’est le califat » ; « Il ne peut pas y avoir d’islam sans califat, c’est la première des conditions » ; « L’islam sans autorité n’existe pas »), il est très difficile de dénicher des commentaires intéressants.
Les sionistes veulent prouver que Daech est une branche du Hamas. Les nationalistes les accusent de briser les nations du monde arabe. Les complotistes proclament qu’ils sont manipulés par les Etats-Unis. Il existe même certains marxistes qui, incapables d’imaginer qu’une révolution puisse avoir lieu dans le monde sans recourir à leurs concepts occidentaux, écrivent que le caractère internationaliste de Daech (évidemment consubstantiel à la Oumma) ne serait rien d’autre qu’une réappropriation de l’option trotskyste en termes islamiques !
Mais les avis les plus délirants, sur ce point comme sur d’autres, se trouvent évidemment sur le site internet du docteur libre-penseur Salim Laïbi.
Voici une petite mise au point, sur ce sujet ainsi que sur Guénon et l’Eglise catholique (première vidéo) et sur l’Islam (seconde vidéo).
 


 
 

 
Addendum - 4 janvier 15
Le Père Zanotti-Sorkine cite "le grand écrivain Léon Bloy" lors de sa prédication du 1 juin 14 sur la Puissance de l'Eucharistie. Or, le docteur libre-penseur Salim Laïbi a écrit que "Léon Bloy est catholiquement un sataniste". Donc, l'un des deux se trompe. 
 


 
 
Addendum - 30 mars 15
De mieux en mieux : même le compagnon de lutte de la Libre Panse, à savoir Laurent Glauzy, cite Léon Bloy en pleine conférence publique !
Voir cette vidéo, juste avant la 18è minute.
Il faudrait quand même que les deux compères s'entendent sur un point aussi crucial ! Il semble bien que LLP se retrouve de plus en plus seul dans ses délires hystériques de vociférateur en roue libre.
 


jeudi 25 décembre 2014

Dernières nouvelles de Nabe

Certains n’ont de cesse de se demander ce que fait Marc-Edouard Nabe. Ils attendent impatiemment son prochain ouvrage, et déclarent ouvertement que c’est bien trop long pour eux.
D’autres déclarent avec une insolence ahurissante que personne ne lira cet ouvrage. Parmi eux, il existe un certain chirurgien-dentiste dont l’activité semble être très fructueuse, puisqu’il a déjà dit à de nombreuses reprises qu’il serait très fier d’exhiber sa feuille d’impôt à qui le taxerait de dissident opportuniste. Cet homme se croit ainsi être autorisé à se foutre de la gueule de ceux qui sont dans la dèche, et à se moquer ouvertement du principe d’autonomie financière de Nabe consistant, en toute cohérence, à financer la création de ses propres œuvres d’art par la vente de ses propres œuvres d’art. Nous nous réservons quelques jours pour traiter ce cas particulier.
La force et la rage n’auront jamais aucune prise sur Nabe, qui leur opposera constamment la patience (un magazine en état de grâce) et la longueur de temps (une exposition de dessins quarante ans après leur exécution).
Nabe, donc, fait ce qu’il a toujours fait : il travaille, pendant que les autres ne foutent rien.
 
 
 
Le vernissage de l’expo Hara Kiri
 

 
Quoi de commun entre cette exposition de dessins Hara Kiri et le magazine Patience ?
 
L’amour de Dionysos.

« Ô lumière de ce désert syro-irakien […] ; ô ciel bleu layette délavé ; ô rocaille beigeâtre, couleurs subtiles sur lesquelles se détache le noir de la tenue du grand méchant loup cagoulé, armé de son grand couteau, et l’orange vif de la robe de son petit chaperon ! Ô splendeur ! Du Fritz Lang époque Tigre du Bengale et Tombeau hindou… Et quel érotisme aussi… Salomé dépassée ! C’est une scène encore inédite dans la pornographie visuelle de notre temps, rien à voir avec les films gonzo ou snuff movies. Il s’agit plutôt d’un rituel d’ordre japonais, érotiquement parlant » (Patience, p. 33).
 
http://www.marcedouardnabe.com/patience/

Le hara kiri : son éthique, son esthétique, son sadisme grand-guignol.
 
 
 
« Les deux, victime et bourreau, ont des attitudes de samouraïs » (Patience, p. 34).
 


"En cette année de commémoration du bicentenaire de la mort du Marquis pris en otage et décapité tous les jours par la bande à Cardin qui multiplie les fêtes culcul dans son château réquisitionné de Lacoste, seul Daech a su rendre hommage à Donatien Alphonse ! Paradoxe ! Les plus pudibonds prudes rigoristes au monde aujourd’hui se montrent les plus observants pratiquants du sadisme quotidien… Un sadisme pas gratuit, pas fantasmé, mais politique, mystique. Mystique de quoi ? De la réalité !" (Patience, p. 62)
 


Il y a deux endroits où il faut se rendre à Paris en ce moment : la Galerie de la rue Pierre-le-Grand (8è) pour l’exposition de Nabe, et l’Institut des Lettres et Manuscrits (21 rue de l’Université, 7è) pour contempler le rouleau manuscrit original des 120 Journées de Sodome.
 



 

 
Joyeux Noël à tous les véritables sadiens !

 
 
 

 

jeudi 18 décembre 2014

Rencontres Eurasistes du 18 octobre : les vidéos


Les Rencontres Eurasistes du 18 octobre dernier furent absolument décisives.

Nous avons enclenché quelque chose qui ne s’arrêtera plus jamais, en ce sens que notre mouvement vise à l’établissement d’un Ordre à la fois politique, spirituel et révolutionnaire. Un Ordre organique et radical, délibérément placé sous l’égide du Christ-Roi Polaire et Solaire, qui passera à travers le brouillard nationaliste, marxiste et complotiste pour servir de pont entre le Royaume d’Araucanie et la Sainte Russie.

L’étagement de cet Ordre catholique et révolutionnaire est absolument tripartite à l’instar des vieilles structures chevaleresques européennes, sa hiérarchie ternaire formant un reflet spéculaire de la famille Parvulesco vivante et agissante : le Père Constantin en première ligne de nos troupes combattantes lazarito-hiérosolymitaines ; le Fils Stanislas en Souverain absolu de nos œuvres suprématistes patiemment gravées sur les parois patagonnes du Cerro Torre ; et l’Esprit de Jean, en veilleur ardent sur nos prières aurorales pour la Résurrection de l’Eglise antérieure de la Terre et du Feu.

Nous sommes radicalement eschatologiques, politiquement apocalyptiques et esthétiquement fanatiques.

 

Laurent James - Lecture (partielle) du texte de Jean Parvulesco "Vladimir Poutine et l'Empire Eurasiatique de la Fin"


 

N.Pendragon, responsable du blog métapolitique L’Heure Asie

 « De la Quatrième théorie politique »



 

Gandharian «  Antitourisme, photos d'un voyageur en Eurasie »

Un webisode avait été réalisé en septembre 2013 sur son « Apologie du voyage risqué ».



 Laurent James « L'Eurasie comme grande synergie métahistorique »



- Désormais, l’homme pollue Satan.

- La France est la nation qui inventa la Modernité, en étouffant pour ce faire la terre surnaturelle et enchantée sur laquelle elle s’est juchée.

- L’éradication anti-traditionaliste de la civilisation celto-chrétienne par l’appareil administratif parisien est le modèle structurel et archétypal de l’occidentalisation du monde.

- Un ordre initiatique organique supra-national, voilà l’ambition de l’Eurasisme.

- Le but : Instauration d’un Empire spirituel total.

- Désormais, l’art ne sert plus à apprendre à mourir (ce qui était vrai de Socrate à Tarkovski), mais à ressusciter.

- Le mal est téléologique, il nous faut être eschatologique.

- Comprendre l’Empire Eurasien, c’est favoriser la gouvernance globale civilisationnelle contre la révolte des nations bourgeoises.

- Tout est arrivé par Marie, tout passe par Marie, tout changera grâce à Marie. »

 Puis Alexandre Douguine intervint en direct depuis son appartement de Moscou, après avoir passé la journée à se battre contre la mise sous tutelle de l’Ukraine par l’Occident.
Car la profondeur des racines ésotéristes de l’eurasisme conduit au refus concret, frontal et délibéré de tous les aspects (anti)-civilisationnels de l’Occident. Il ne s’agit en aucune manière de s’opposer à une partie seulement des caractéristiques de l’Occident tout en en acceptant, ou en en utilisant d’autres parties qui seraient jugées valables (comme le font le marxisme ou le féminisme, et tous les autres mouvements de rébellion nés à l’intérieur de l’Occident et dont le but est de s’exporter partout dans le monde, dans le plus pur esprit Jules Ferry). Le but n’est pas de relever les contradictions internes de l’Occident et de noter compulsivement l’accentuation de sa schizophrénie, comme le font ces stupides complotistes qui ne comprendront jamais que la structure même de l’Occident repose sur l’auto-destitution permanente.
et personne ne leur fera relever l’évidence suivante : plus la crise est profonde, et plus le système est stable.

Il s’agit donc, tout simplement, pour nous, de rejeter l’Occident dans sa totalité. Nous nous emparons « d’un rêve héroïque et brutal », afin que « les vents alizés inclinent nos antennes aux bords mystérieux du monde occidental ».
Car il s’agit bien de conquérir l’Occident au nom de l’anti-Occident, c’est-à-dire au nom de tout ce qui reste de super-vivant en ce monde, de lui enlever tous ses oripeaux et de redécouvrir la terre surnaturelle et enchantée qui se trouve en-dessous.

Voici la parole terriblement désespérée et absolument mobilisatrice d’Alexandre Douguine, proférée à mesure que tombait le crépuscule sur Bruxelles.





 Laurent James - Lecture d'une lettre de Jean Parvulesco à Robert Steuckers


 L’irréductible compétence visionnaire de Robert Steuckers s’ancre dans une parfaite connaissance de la géopolitique des peuples eurasiens, tous issus de la Maison Verte originelle.

Robert Steuckers - L'Eurasie depuis la proto-histoire : lignes de force d'une histoire méconnue


 Constantin Parvulesco - La métapolitique eurasiste de Jean Parvulesco : de la prophétie à l'héritage


 Roberts Steuckers - Question/Réponse


 
Laurent James – interlude


 

L’allocution de son Altesse Royale Stanislas Ier, Souverain incontestable du Royaume d'Araucanie et de Patagonie, fut vertigineuse.
Ô mon Roi, je te conseillerai et t’escorterai jusqu’à la victoire absolue.