dimanche 6 novembre 2011

Lire Nabe chez Dugin

« Tant que les Russes ne rentreront pas dans le Christ, la tête la première, ils seront toujours communistes. Saint Gorbatchev n’a pas suffi. Sans icônes, la Russie déconne. Soljenitsyne l’a compris. Il attend que l’ombre de la croix se reprofile sur tout le pays pour lâcher sa hache de bûcheron du Vermont… L’antitotalitarisme humanitaire dicté par un Occident super-hypocrite, ça ne l’impressionne pas. Soljenitsyne veut la sanctification de la Russie, par elle-même, par ses propres forces internes. La Russie est assez religieuse pour ne pas tomber dans la vulgarité démocratique. Il va lui falloir une autre révolution, spirituelle cette fois, pas politique, une révolution qui ressemblera à une résurrection. J’y crois ».

Marc-Edouard Nabe, Rideau (1992)



Claudio Mutti, Alexandr Dugin, Christian Bouchet, Natella Speranskaya, moi-même, L'Enculé


Les 15 et 16 octobre derniers, j’ai eu l’honneur de participer à un colloque traditionaliste près de Zvenigorod, dans la proche banlieue de Moscou. Intitulé « Contre le monde post-moderne », ce colloque était organisé par le chrétien orthodoxe Alexandr Dugin, et réunissait des penseurs de toutes obédiences : le cheikh guénonien Abd-al-Wâhid Pallavicini, le catholique Christian Bouchet, l’orthodoxe Israël Shamir, le musulman mystique Gueïdar Djemal, l’ukrainien hyperboréen Andrey Voloshyn, l’ésotériste chrétien Maxim Borozenec, le philologue musulman Claudio Mutti, le musicien bouddhiste Vyatcheslav Panomarev,…

Ceci n’est pas un catalogue. C’est une rencontre entre des personnes portées par la force interne de leur propre religion, et désireuses de combattre le monde post-moderne en mettant en commun ce qui peut l’être, c’est-à-dire la part de leur religion qui est directement liée à la spiritualité. Parvenir à distinguer dans sa foi ce qui relève de la connaissance, c’est précisément le but de l’ésotérisme. Voilà pourquoi le véritable ésotérisme ne peut qu’être aujourd’hui révolutionnaire, en cette époque du simulacre (Dugin parle de « Demonopolis ») où les souverainetés spirituelles (prêtre et prophète) sont respectivement remplacées par la démocratie et le journalisme, et où le pouvoir temporel est substitué par l’argent. Les royalistes ne s’attaquent qu’à la première parodie, les situationnistes à la seconde et les marxistes et/ou réactionnaires à la troisième. La radicalité consiste à désigner les principes communs entre les spiritualités eurasiennes, et à en dégager les lignes de force pour faire fleurir les religions et bâtir un art, de façon à faire émerger une nouvelle civilisation – une civilisation qui, en réalité, est la plus ancienne de toutes, puisqu’il s’agit rien de moins que de celle de l’Homme de Néandertal. Le Royaume Eurasien, c’est la meilleure manière d’effacer le traumatisme du néolithique.

Dès la session d’ouverture qui se tint devant près de deux cent personnes, Natella Speranskaya mit les choses au point. « Nous sommes debout devant la Croix vide », affirma-t-elle. Comme le savait très bien Léon Bloy, la modernité a été le signe du début de la décrucifixion : c’est le sens profond du message de la Vierge à N-D de la Salette. La post-modernité, quant à elle, a commencé le jour où le Christ est parvenu à se déclouer entièrement, et c’était en 1945. Il faut bien que le Christ soit libre de Ses mouvements, s’Il doit venir juger l’humanité ! Illustrée par la carte XVIIII du Tarot de Marseille (« Le Soleil »), la post-modernité est l’époque de l’ultime régression. Elle est incomprise à la fois par les réactionnaires droitards et par les révolutionnaires gauchistes. Les premiers pensent que nous sommes gouvernés par les pulsions mortifères de l’individu (sexe, égoïsme, subjectivisme) alors que tous les individus de la planète sont depuis longtemps dissous dans des agglomérations magmatiques, et que la troupe grossissante des damnés s’enfonce sans distinction, et dans la confusion la plus totale, dans les profondeurs de la terre. Ceci fut parfaitement analysé par Guénon dans Le Règne de la quantité et les signes des temps. Les seconds pensent que les religions sont toujours du côté des banques et des nations pour l’asservissement des peuples. Chacun dans son propre style, Drieu La Rochelle (dans Genève ou Moscou) et Pasolini (dans les Ecrits corsaires) ont montré à quel point cette idée était fausse, et que le monde post-moderne archéo-libéral ne pouvait que s’opposer frontalement à toute forme de spiritualité traditionnelle.

Claudio Mutti, dont je lisais jadis les textes flamboyants dans la revue Totalité, a d’abord prononcé une conférence stimulante sur la doctrine de l’Unité dans la tradition hellène. Cet homme est d'un chic et d'une classe irréprochables. Il confirme cette vérité essentielle, à savoir que le polythéisme n’a jamais véritablement existé, et que les Pères Blancs qui tentaient de déceler la présence du « monothéisme originel » dans les religions des Nègres n’étaient peut-être pas aussi profondément stupides que le laisse entendre Télérama. Je rajouterais même la chose suivante : toutes les religions les plus anciennes ont été certes monothéistes, mais de plus, elles reposaient toutes sur une tri-unité fondatrice : l’Esprit Primordial (la Lumière invisible, la Vibration Principielle), le Verbe (le Feu, la force, le Soleil, la source des formes) et la Sagesse (le souffle, la Lune, l’Esprit, la source des substances). Chez les Grecs, cette tripartition se révèle sous la forme : Zeus, Apollon et Diane.

Christian Bouchet a ensuite évoqué la biographie et la pensée d’Alain Daniélou, cet hindouiste shivaïste qui fut tour à tour : directeur du département de musiques indiennes à l’université de Bénarès, traducteur de Guénon en hindi, activiste politique (Bouchet le croisa à la fin des années 80), mort le 27 janvier 94 en Suisse et incinéré. Le système des castes est évidemment défendu par Bouchet, ce système sain et beau où l’on évite autant que possible les mélanges raciaux, et où l’on donne une fonction aux gens suivant leurs aptitudes. Il est facile de prouver qu’il vaut mieux être shoûdra à Pâtaliputra sous les Gupta, qu’ouvrier prolétaire à Asnières sous Jules Ferry. Plus une société se dit évoluée et progressiste, et plus l’état de pauvreté y est difficile à vivre.



De nombreuses conférences aussi passionnantes les unes que les autres se sont succédé durant deux jours, où des liens spirituels révolutionnaires se raffermirent avec beauté et conviction. C’est dans cette ambiance d’ébullition mystique que j’ai lu L’Enculé de Marc-Edouard Nabe. Quel rapport ? se demanderont les hommes de lettres, les politiciens et les parisiens. Le rapport est direct et plus-que-parfait : tout au long des ouvrages de Nabe, on trouve un appel constant à l’union entre le Christ et Dionysos, cette union qui vibre bellement dans les derniers écrits de Nietzsche. Il me semble que c’est dans ce roman absolument rabelaisien que Nabe est parvenu à élaborer une fusion entre l’Excès et la Musique, entre le Chaos et la Justice, entre le Tragique chthonien et l’Ordre céleste. L’Enculé est le premier roman de Nabe où le narrateur est clairement distinct de l’auteur (ou de son double), ce qui se comprend d’ailleurs dès la couverture : NABE L’ENCULE ROMAN est-il écrit en lettres blanches sur fond noir, ce qui signifie clairement que Nabe se fait enculer par son roman. Ce dernier ne peut donc être qu’écrit par un autre, un enculeur juif et financier qui révèle son activité gigantomachique dès le début (« Je suis un enculé. C’est drôle : c’est souvent ceux qui enculent les autres qu’on traite d’enculés »).


Nabe est souvent reçu par les imbéciles comme un simple anarchiste. Or c’est un anarchiste pur et dur, ce qui est tout à fait différent. Parce qu’il combat le travail, la famille et la patrie, les réactionnaires droitards que j’évoquais tout à l’heure le jugent comme un merdeux ; parce qu’il aime Jésus-Christ et Cheikh Yassine, les révolutionnaires gauchistes le traitent de mystique dénué de tout sérieux. Nabe est contre l’ordre et pour la justice : c’est là toute la trame de son dernier roman, où Dionysos est sans cesse convoqué pour en finir avec l’Amérique (qui fait semblant d’être avec Jésus). Ce que j’aimerais faire comprendre, c’est que tous les prophètes du Verseau ont professé la même chose, tout simplement parce que dans un monde où règne la confusion et la dissolution des individus, il convient d’opposer la distinction et la transcendance en revenant à l’Origine du Monde. Et l’origine du monde, c’est le désordre juste. Arthur Rimbaud a voulu introduire le tohu-bohu à l’intérieur même du corps humain, en en déréglant tous les sens. Antonin Artaud est parti de l’endroit précis où s’est arrêté Rimbaud (étant né à Marseille à quelques centaines de mètres de l’endroit où est mort son prédécesseur) : il déclarait avoir un tel amour de l’ordre qu’il n’en admettait aucune parodie. Né là où est mort Rimbaud et où est né Artaud, Marc-Edouard Nabe refuse toute parodie de l’ordre à l’intérieur du corps humain, d’où son amour du sexe comme puissance cosmique de procréation et de connaissance. « Jouir, c’est comprendre » lit-on dans Petits riens sur presque tout (et Claudel rajoutait dans Connaissance de l’Est : « Comprendre, c’est compter » ). Cet aphorisme pourrait servir d’introduction au chapitre 7 de L’Enculé, où le narrateur s’adresse à son sexe avec des accents de héros de tragédie grecque.


Marc-Edouard Nabe et son fils Alexandre devant la Croix d'Arthur à Marseille (avril 2002, détruite depuis).

Si, jusqu'à présent, les artistes nous apprenaient à mourir, Nabe, lui - comme Rimbaud, Artaud et les autres prophètes du Verseau - nous apprend à ressusciter.
Car nous serons totalement seuls devant la terrible balance du Jugement Dernier. Plus de collègue de travail, plus de parents, plus de compatriote, plus de communauté, plus de frère d'armes, et même plus d'ennemis ou d'adversaires. Notre solitude sera exactement similaire à celle du Christ sur la croix.

Professer le désordre n’est donc pas systématiquement satanique, comme de nombreux apprentis à la spiritualité pourraient le croire. De la même manière qu’il existe une opposition absolue entre l’unité et la globalité (ce n’est pas parce que l’Eurasie est un grand continent qu’elle fait automatiquement partie du Nouvel Ordre Mondial), il existe une opposition de même nature entre le chaos et la confusion. C’était d’ailleurs le sujet de la dernière conférence d’Alexandr Dugin, dont le thème était : « De la philosophie du Logos à celle du Chaos ». Je venais juste de terminer le roman de Nabe, dont les lignes sonores se mêlèrent harmoniquement à la rhétorique de Dugin. Ce dernier s’est livré à un époustouflant monologue en langue russe où – durant plus d’une heure, sans aucune note et en traduisant lui-même quelques-unes de ses phrases en anglais – il s’est exprimé sur la métaphysique du chaos. Il a bien précisé les deux sens très différents du mot chaos : 1) la dissolution et la confusion du monde après la disparition de l’ordre ; 2) le Chaos véritable (au sens grec), celui qui précède l’ordre. En cette post-modernité que nous vivons, c’est à ce chaos que nous devons faire appel. Si la modernité a tué l’éternité, la post-modernité a tué le temps. Il s’agit de sauver le Logos, pour que celui-ci nous sauve à notre tour. Or, le Logos a besoin d’autre chose que de lui-même pour être sauvé. Pour sauver le Logos, il faut en appeler au Chaos (et pas au Logos lui-même, car celui-ci contient sa propre négation). Il faut regarder le Chaos avec les yeux du Chaos, pas avec ceux du Logos ; et cela nécessite sans doute d’adopter pour un temps une attitude spécifiquement féminine (c’est-à-dire retrouver le don de prophétie).

La coexistence du Chaos avec le Temps est fondamentale à comprendre et intégrer dans sa chair. Sans Chaos, le Logos meurt comme le poisson hors de l’eau. Pour faire vivre à nouveau le poisson, il faut le raviver en le plongeant dans l’eau. Et pour passer du Poisson au Verseau, qui d’autre que Marie-Madeleine, la Femme ultime ?

Tout se recoupe. Cet antagonisme entre le chaos initial et la confusion finale est strictement analogue à celui existant entre le Vide originel (état énergétique minimal de la matière) et le Néant terminal (ce qui reste quand tout est mort). Voilà pourquoi Dugin fait souvent référence au penseur japonais Kitarô Nishida (fondateur de l’Ecole de Kyôto), qui surpassa la logique aristotélicienne du tiers-inclus en l’intégrant dans la pensée zen. Le Japon est le pays qui a su le mieux ériger le Vide comme valeur suprême, en opposition aux rives ouest de l’Amérique où c’est le Rien qui règne.

La table ronde finale fut riche d'enseignements. Pour ma part, j'y rappelai que nous ne sommes pas dans la guerre de tous contre tous, mais dans l’agglutination de tous avec tous. Le capitalisme n’est pas en crise : n’écoutez pas ceux qui vous prédisent en permanence l’éclatement du système la semaine prochaine. Le monde post-moderne repose intégralement sur la crise, c’est son moteur premier. Ce qu’il faut, c’est réinventer une manière d’être seul, retrouver une solitude qui soit à l’opposé de la solitude de l’homme corporellement mêlé à la foule. Etre seul sans soi avec Dieu, et non pas seul avec les autres sans Dieu. La nécessité révolutionnaire, pour moi aujourd’hui, consiste à fuir tout espoir démobilisateur pour, au contraire, retrouver le sens du désespoir mobilisateur.


P.S. En ce qui me concerne, j’ai donné une conférence sur un thème qui m’est cher : le parallèle rythmique entre l’Apocalypse de Jean, le Tarot de Marseille et l’ère des Poissons.



J'ai également rencontré une troupe d'ukrainiens royalistes exaltés, dont l'un d'eux s'est fait une spécialité de chanter phonétiquement (il n'est pas francophone) son admiration envers Henri IV !





 

10 commentaires:

  1. Ah merci deux fois!!!
    Je crois que c'est un thème qui manquent beaucoup pour ma part sur ce blog, compte tenu des évènements, voyages, etc... c'est un peu normal et je vous soutiens pour continuer à développer ce coté Tarot, qui reste un héritage important de notre cher ville Marseillaise...
    Dommage que Philippe Camoin rencontre des difficultés pour mettre ses ouvrages au public et j'espère qu'on aura un max d'avancés et débats sur ce qui concerne ce sujet qui me tient très cher à cœur!

    PS: moi-même j'ai fait un break d'écriture sur le sujet... il est tellement vaste et complexe à s'aventurer...

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  2. Bah j'ai écrit mon commentaire avant de cliquer sur le lien, je pensais trouver une vidéo conférence, et que vois-je un texte en anglais... Bon c'est bien pour diffuser ces informations aux anglophones... A quand une construction sérieuse sur le sujet avec éventuelle conférence sur le sujet du Tarot de Marseille? Peut être que ca serait bien d'organiser cela? J'envoie un mail à ce propos!

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  3. La Tradition veille sur le monde,la preuve en est par cette conférence sur le monde post-moderne,elle fait figure de prémisse à l'anéantissement total du règne de la quantité et de l'intellectualisme desséché.

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  4. Je ne suis pas très familière de l’œuvre de Nabe mais je pressens toujours chez lui une certaine tristesse désenchantée qui couvre pudiquement une passion exaltée et déchirante du Beau. Cet acharnement à se frotter à l’abject et à l’immoral est révélateur pour moi d’un attachement plein et entier à la création dans ce qu’elle a de plus holistique. Nabe cueille délicatement la fleur de soufre, il se couche dans le fossé pour mieux mirer les astres. J’y vois la marque véritable du romantisme dégagé de toute imposture. Nabe embrasse généreusement les écrouelles de l’humanité lépreuse et les consument par son verbe purificateur comme jadis les rois thaumaturges. On retrouve ce romantisme empli de désespoir chez Bukowski également.

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  5. En parlant de monde post-moderne, une petite chanson :
    http://www.youtube.com/watch?v=PdxF3qomXGM&feature=related

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  6. Les critiques boudent le dernier livre de Marc-Edouard Nabe à propos de l'affaire DSK, l'Enculé...

    Soit.

    Critiques qui, et cela n'aura échappé à personne, ne découvrent le plus souvent, et parfois même exclusivement, la littérature qu'à travers le service de presse des éditeurs…



    En effet, on n'a jamais vu un critique acheter un livre ; et les livres de Nabe étant auto-édités, pas moyen de se les procurer à l'œil : faut raquer. Et un critique… ça raque pas !



    Dommage d'ailleurs, car, comme pour le cinéma, s'ils devaient débourser quelques euros pour faire leur métier, cela changerait du tout au tout la donne : pour commencer, ces critiquent liraient beaucoup moins de livres… moins et mieux ; et nul doute qu'ils seraient plus exigeants et donc, moins indulgents avec des livres pour lesquels il leur aura fallu débourser quelque argent !



    Aussi... soit dit en passant, et pour cette raison qui en vaut bien d'autres... un conseil : évitez de prendre pour argent comptant l'avis de ceux qui n'en dépensent jamais ! Et gardez-vous bien de côtoyer ces professionnels de la lecture - professionnel non pas dans le sens de « compétent » mais… dans le sens de… « qui tire un revenu de son activité » !



    A la fois récipiendaires et garçons de course des services de presse, marathoniens de la lecture, compte-rendu après compte-rendu qu'ils appellent abusivement critiques… pour ne rien dire de ceux qui ne commentent que les livres qu'ils ont aimés parmi ceux qui leur sont adressés par des éditeurs qui jettent leurs livres par les fenêtres comme d'autres leur argent...


    Curieux tout de même ce métier de critique, quand on y pense ! Car, tout comme les libraires dont on ne sait déjà plus quoi faire, difficile d'ignorer, quand on prend la peine et le temps d'y réfléchir un peu... le fait que tous ces tâcherons passeront finalement leur vie de lecteurs-critiques-professionnels à ne découvrir une littérature que seuls les éditeurs auront bien voulu leur faire connaître… et pas n'importe quels éditeurs : une trentaine tout au plus, tous confinés, à quelques exceptions près, dans notre belle capitale et dans deux arrondissements.


    Un autre conseil alors : côté lecture, détournez-vous de ceux qui jamais ne choisissent les ouvrages qu'ils lisent ou vendent - critiques et libraires confondus.


    Une dernière chose : une idée... comme ça ! Et si demain on décidait d'interdire cette activité de critique, de toute façon ingrate et superflue, aux auteurs ? Oui ! Aux auteurs qui, le plus souvent, font de la critique comme d'autres font la plonge chez Mc Donald pour payer leurs études, tout en gardant à l'esprit ce qui suit : passer son temps à lire les livres des autres, quand on sait le temps que ça prend d'écrire les siens...


    Alors oui ! A tous ces auteurs, si on leur interdisait de faire de la critique… la littérature s'en porterait beaucoup mieux, et puis aussi, cela permettrait, en partie, de mettre fin aux conflits d'intérêts que cette double identité-activité d'auteur-critique engendre inévitablement : complaisance à l'égard des auteurs appartenant à la même maison d'édition que notre critique ; et plus sournois encore : critiques dithyrambiques comme autant d'appels du pied vers la maison d'édition que ce même critique meurt d'envie de rejoindre…



    Alors, combien de membres cette corporation perdrait-elle si cette interdiction devait être appliquée ?

    D'aucuns pensent qu'il ne resterait que le tronc pour une activité sans queue ni tête.

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  7. le verseau est un signe d'air ,ne faut il pas raviver le poisson dans l'air?

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  8. Deux choses :

    Merci!

    Question: Pouvez vous expliquer pour quoi nier Dumézil (question générale qui introduit ma remarque) et ce dernier explique que le triptique grec est plutôt Zeus, Poseidon et Athena, qu'en est-il ?

    Baloche Matthieu
    baloche.matthieu@gmail.com

    Que la Tradition vive!

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  9. sauver le Christ ,via la miséricorde et /ou la rigueur?
    quelle voie,les deux voies?

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  10. "La radicalité consiste à désigner les principes communs entre les spiritualités eurasiennes, et à en dégager les lignes de force pour faire fleurir les religions et bâtir un art, de façon à faire émerger une nouvelle civilisation – une civilisation qui, en réalité, est la plus ancienne de toutes, puisqu’il s’agit rien de moins que de celle de l’Homme de Néandertal. Le Royaume Eurasien, c’est la meilleure manière d’effacer le traumatisme du néolithique."

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