jeudi 27 janvier 2011

Beauté Transcendantale de l'Elite Souveraine

Il faut tout faire pour régénérer l'Elite, afin qu'elle puisse nous régénérer en retour. Le plus gros problème, aujourd'hui, réside dans l'insondable salauderie de la classe des Prophètes - c'est-à-dire des Artistes.
L'Eurasie de la Tradition serait un royaume où la pianiste Aya Nagatomi aurait le pouvoir d'indiquer au Roi du Monde quelles sont les lignes esthétiques à suivre pour établir la Justice, tandis que le Prêtre s'occuperait, lui, des aspects dogmatiques et spirituels.

Sonate pour piano n° 8 en do mineur, op. 13 / Grave — Allegro di molto e con brio

Sonate pour piano n° 8 en do mineur, op. 13 / Adagio cantabile

Sonate pour piano n° 8 en do mineur / Rondo : Allegro

Lucien Rebatet aurait pleuré d'amour s'il avait pu assister à cette rencontre entre la véritable aristocratie nippone et le sommet de la civilisation européenne, lui qui écrivait dans son Histoire de la Musique : "C'est dans ses trente-deux sonates pour piano et ses seize quatuors, comme on le reconnaît aujourd"hui unanimement, que Beethoven est le plus grand inventeur et le plus grand poète, qu'il est allé le plus loin au-dedans de lui-même. La musique est en effet pour lui le langage de sa vie intérieure, révolte contre son amère destinée, lutte pour surmonter celle-ci, rêve de l'existence de passion et de bonheur partagés qu'il n'a pas eue, à la façon des romanciers créant le héros qu'ils auraient voulu être".
Contemplez bien le mouvement des lèvres de Aya Nagatomi lorsqu'elle regarde l'Invisible situé au-delà des touches de son clavier. Si vous n'avez toujours pas compris ce qu'est le langage des oiseaux, c'est le moment. Il suffirait d'approcher son oreille près de ses lèvres à cet instant, et l'on entendrait la mélopée que se chantait Adam à lui-même avant de s'endormir.
Mes mots d'ordre sont : Compétence, Transcendance, Justesse, Hiérarchie, Sélection, Travail, Foi, Amour, Vérité,  Mérite, Aristocratie, Fanatisme, Exigence, Pureté, Discipline, Absolu, Lumière.
La Beauté ne sauvera pas le monde. Elle le jugera.

mercredi 26 janvier 2011

Alexandre Douguine l’Oriental

Alexandre Douguine était à Paris au début du mois de janvier, afin de donner une série de conférences en partie organisées par Christian Bouchet. Douguine est un homme qui a le regard clair et le visage ceint d’une couronne de cheveux et de barbe doctement entremêlés, faisant beaucoup plus songer à Tolstoï qu’à Dostoïevski. Mais sa démarche intellectuelle, elle, relève bien plus du messianisme eschatologique russophile du sous-lieutenant métaphysicien, que de l’anarcho-mysticisme du comte de Iasnaïa Poliana.




La pensée de Douguine est entièrement tournée vers le second combat eschatologique dépeint par Saint Jean au chapitre XX de son Apocalypse (versets 7 à 10). Satan est relâché de sa prison, dans laquelle il était maintenu par toutes les forces spirituelles encore vivantes parmi la communauté des hommes. Il rassemble toute la puissance thalassocratique (« Gog et Magog […] aussi nombreux que le sable de la mer ») pour monter « sur toute l’étendue du pays » et investir « le camp des saints, la Cité bien-aimée ». Il appartient donc désormais au pays de s’armer, littéralement et dans tous les sens. Dans son texte Le paradigme de la fin (publié dans Elementy en 1998, et repris dans le premier numéro de Apex consacré à « La fin des temps et la lutte finale »), Douguine synthétise ainsi les paradigmes économique, géopolitique, ethnique et religieux : il y a, d’un côté, le « premier sujet : Capital = Mer (Occident) = Anglo-Saxons (au sens large de Germano-Romains) = religions chrétiennes occidentales », et de l’autre côté, le « second sujet : Travail = Terre (Orient) = Russes (au sens large d’Eurasiens) = christianisme orthodoxe ». Et, à chaque fois, un troisième terme s’est toujours élevé au cours du vingtième siècle, détournant ainsi toute confrontation directe entre les deux blocs ennemis, et résultant systématiquement à l’affaiblissement du pays de l’Est : le fascisme historique (sur les plans économique et racial) ; l’Europe en tant que « zone côtière stratégique sous contrôle de la Mer » ; le catholicisme basé « sur la négation de la symphonie des pouvoirs, sur le rejet de la doctrine sociale et politique du christianisme orthodoxe ». En réalité, si l’alliance entre le pouvoir temporel (le Basileus, c’est-à-dire le Roi) et l’autorité spirituelle (le Patriarche, c’est-à-dire le Prêtre) ne s’est pas faite en Europe, c’est bien pour des raisons strictement politiques et non religieuses. Contrairement aux nations de l’Ouest, la Rus’ de Kiev était déjà parfaitement unie à l’époque du schisme, ce qui facilite grandement – tout le monde en conviendra – la mise en place du césaro-papisme.

Ici, je me permets de relever une étrangeté dans la pensée douguinienne, lorsqu’il écrit que « le parti gibelin des princes allemands Hohenstaufen fut un brillant exemple de christianisme orthodoxe inconscient, d’une résistance quasi byzantine à l’hérésie latine ». Or, le parti gibelin était précisément de ceux qui accentuèrent la césure européenne de plus en plus profonde entre le pouvoir politique et l’autorité spirituelle, annulant ainsi sans retour le principe traditionaliste de la Symphonie.

Il va de soi qu’en tant que catholique apostolique et romain, je ne peux pas accepter certains des termes de Douguine. D’abord, il considère l’Europe historique comme une ennemie au même titre que l’Occident, puisque la première a généré le second. C’est en empruntant la même démarche intellectuelle qu’il considère ensuite le catholicisme papal comme un ennemi au même titre que « la doctrine protestante anglo-saxonne des tribus perdues » (à l’origine de la vocation américaine à représenter « la communauté humaine idéale »), puisque le premier a engendré la seconde. Pour Douguine, le catholicisme est «la matrice religieuse » du pôle de l’Ouest, car « l’Occident libéral moderne est le résultat sécularisé, généralisé, modernisé et universalisé du catholicisme ».

Je prétends qu’il existe un antagonisme irréductible entre l’Europe catholique et l’Occident libéral moderne. Le seul point commun entre ces deux entités est l’espace géographique dans lequel l’un et l’autre se sont déployés, et encore… L’Occident est, en fait, une notion bien plus métaphysique que géographique : c’est sur toute la planète, désormais, que le Soleil est tombant ! C’est l’humanité entière qui est potentiellement occise !

C’est qu’il faudrait s’entendre sur la question essentielle de la subversion. Pour ma part, je pense que les racines du Mal ne se situent jamais dans l’essence du Bien, mais aux limites de celui-ci. Cela relève même du dualisme gnostique que de voir le principe du Mal inhérent à celui du Bien. Lorsque Dieu a créé l’univers, ce dernier a pris corps en définissant sa propre limite, dépendante à la fois de la puissance du souffle originel et de l’inertie de toutes les composantes de l’univers : c’est la notion théologique de la Nolonté, désignant le fait que toute création a forcément une forme, c’est-à-dire une frontière, c’est-à-dire un domaine au-delà duquel la pensée de Dieu ne règne plus. Le surgissement de Satan – en même temps que son image au sein de l’humanité : la subversion diffuse et morcelée par le bas – se fait au bord de Dieu, jamais en Son centre. Les banques, le Talmud et les protestants sont nés dans les endroits sombres et croupis de la médiévalité chrétienne, et pas au cœur flamboyant de la Royauté.

Si un élève subversif décide de s’affronter à l’enseignement d’un Maître, il s’adaptera d’abord à la rhétorique de celui-ci pour la détruire ensuite point par point, avant de s’émanciper et faire ce qui lui plaît. L’élève qui aura échappé ainsi à l’autorité possédera forcément des caractéristiques qui ressembleront à celles de son ancien Maître, puisqu’il aura été modelé pendant un certain temps par ce dernier. Mais faut-il en déduire que c’est le contenu du message du Maître qui est directement responsable de la tournure prise par la rébellion de son élève ? Si l’on tient à trouver une responsabilité directe du catholicisme dans la formation des banques et de l’humanisme, elle tient tout entière dans un manque d’autorité de l’Eglise (c’est déjà criant au quinzième siècle), et certainement pas dans une carence – ou une hérésie – théologique.

L’efficacité de la subversion réside avant tout dans la nature ontologiquement mauvaise de l’élève et dans la faiblesse conjoncturelle du maître, pas dans une quelconque déficience du modèle structurel de ce dernier. Si Robespierre était fort, c’est parce que Louis XVI était faible, pas parce qu’il pensait faux. Tout traditionaliste sait que l’âme humaine est de plus en plus habitée par le Mal, à mesure que l’histoire l’éloigne du Souffle originel : c’est là toute l’histoire de la Chute, qui n’est rien d’autre qu’un mouvement accéléré vers Satan.

Cela me fait songer à la Critique de la société de l’indistinction produite par un mouvement communiste révolutionnaire contemporain nommé l’Internationale. Ses thèses – fort intéressantes, par ailleurs – dénoncent la conception élitiste et hiérarchique de la Tradition car elle aurait permis de déstructurer les communautés organiques de l’Age d’Or : « la tri-fonctionnalité dumézilienne n’exprime pas la genèse historique des origines indo-européennes mais bien le processus de décadence qui voit les fonctions guerrières et religieuses s’autonomiser des fonctions de production et ainsi permettre la dislocation de l’unité primordiale ». C’est ici la même erreur que chez Douguine : on affirme que le procédé de dissolution de la transcendance provient de la structure même de la civilisation traditionaliste qui la subit, alors que le vrai problème s’établit principiellement dans la nature de plus en plus mauvaise de l’homme, qui doit être trié, cadré, discriminé, sélectionné, hiérarchisé et verticalisé si l’on veut vraiment sauver ce qui doit être sauvé.

Précisons tout de suite que je n’écris pas dans le but de préserver une quelconque image de l’Europe. Ce continent a perdu sur tous les fronts, et il est hors de question d’y défendre quoi que ce soit. Je suis toujours parti du principe que les faibles sont faibles parce qu’ils le méritent. Je suis donc tout à fait d’accord avec le fait que la Russie ne doit surtout pas devenir la nouvelle Europe, mais au contraire, s’affirmer comme le soubassement du Royaume Eurasiatique de la Fin. Douguine tient à rester un oriental, et il a bien raison. L’Europe crève de moins en moins lentement, et elle tente par tous les moyens de s’agripper aux cheveux et aux membres des autres peuples de la planète pour qu’ils descendent avec elle dans le Vortex de la Merde, à la manière des damnés dans le Polyptyque du Jugement Dernier de van der Weyden. Si je suis catégoriquement opposé à toute forme de métissage, c’est parce que je refuse que l’Europe entraîne avec elle les Nègres, les Arabes et les Chinois dans sa chute méta-historique. Voir l’Eurasie comme une possibilité de résurrection de l’Europe, c’est encore une manière de rénover l’occident. L’Eurasie est la Terre du Milieu, l’Axe hyperboréen de l’Apocalypse en action, la revanche de l’homme de Neandertal sur Caïn.

Parmi les nombreux intellectuels qui ont façonné la pensée florissante et constructrice de Douguine, j’aime beaucoup Lev Gumiliev. Sa théorie de la Passionarité établit une analogie dynamique entre l’histoire des civilisations et celle de l’être humain. L’énergie vitale d’un peuple (naissance, enfance, âge adulte et mort) entre en résonance intime avec l’énergie vitale de l’humanité adamique, mais avec des subtils décalages cycliques et temporels, emboîtant les histoires des peuples les uns sur les autres comme des matriochkas faites de feu, de sperme et de sang. L’énergie d’une civilisation donnée connaît un cycle typique d’une durée de quinze siècles, ce qui correspond aux deux tiers d’une ère précessionnelle. Rappelons que chacune de ces ères correspond à la dynamique de vie et de mort d’une spiritualité, déclinée en un faisceau de religions divergentes (c’est la leçon des lames majeures du Tarot de Marseille). Une lecture ethno-sociologique de l’histoire est donc tout à fait compatible avec une lecture religieuse. Aujourd’hui, les seules spiritualités qui comptent vraiment sont celles qui ont une orientation eschatologique, et les peuples dignes d’intérêt sont ceux qui sont porteurs de ces mêmes spiritualités. Douguine écrit que, en dehors de la Russie et son christianisme orthodoxe, « seuls l’islam et le judaïsme » peuvent prétendre à jouer un « rôle dirigeant dans le drame final de l’histoire ». En ce qui concerne le judaïsme, il y distingue clairement « le pôle oriental (exprimé dans le christianisme orthodoxe) et le pôle occidental (exprimé dans le catholicisme et dans le protestantisme judéophile extrême) ». Les fidèles de Parousia savent que j’inclus dans ces religions des Fins Dernières le christianisme johannique, dont j’explore en ce moment les principes gréco-égyptiens tapis dans les codex de Nag Hammadi.

Et le bouddhisme ? J’ai profité d’une discussion avec Douguine dans un bar des Grands Boulevards pour lui demander ce qu’il pensait du Jôdo-shû, ce Bouddhisme japonais de la Terre Pure tourné vers la figure cosmologique de Maitreya ; mais on a aussitôt parlé d’autre chose, et il n’a pas eu l’occasion de me répondre. Ca sera pour la prochaine fois…

Ce dimanche neuf janvier, j’ai assisté à un mini-colloque encadré par le centre kabbaliste Tikoun Olam, situé au deuxième étage d’un bâtiment chic sur la rue du Parc Royal. Il s’agissait de commémorer les soixante ans de la mort de René Guénon (à deux jours près). Douguine a prononcé un discours surprenant et intéressant, présentant Guénon comme un précurseur de la sociologie à l’instar de Max Weber et Marcel Mauss. Pour ma part, j’ai toujours considéré Guénon comme un ethnologue venu des temps anciens et sacrés pour étudier nos modernités. Un peu comme cet anthropologue africain, que l’on voit dans un film de Jean Rouch monter à Paris pour analyser le mode de vie des diverses peuplades blanches de la capitale. Sauf que Guénon ne venait pas de loin dans l’espace, mais de loin dans le temps.

En fait, Douguine énonce que Guénon était également un précurseur du post-modernisme, c’est-à-dire un moderne qui avait choisi de rejeter sa modernité. Il est à l’opposé de l’élève subversif dont je parlais plus haut : l’élève se rebelle contre la Tradition en lui préférant sa propre liberté, devenant un homme moderne tout en continuant de porter les habits de son maître. Guénon, lui, se rebelle contre la modernité en lui préférant la Tradition désindividualisée, devenant un initié tout en continuant de porter les habits de son époque (et même au Caire, il s’habillait comme les habitants du Caire). Robespierre était un homme de l’Ancien Régime fondamentalement moderne ; Guénon était un homme moderne fondamentalement néandertalien.

Douguine explique très bien que Guénon ne parlait jamais de l’individu, car c’était l’espèce qui comptait pour lui. Il était « dépersonnalisé, radical et cohérent ». « Nous devons avaler les livres de Guénon et les digérer ».


Pendant ce temps, Leo Guez lit un livre, Mordékhai Chriqui baille et Avigdor Eskin lit ses courriels sur son PC portable. Ca fait drôle de voir Douguine à côté de deux rabbins et d’un militant de l’extrême droite israélienne. Le credo de Tikoun Olam, c’est la recherche de l’Unité comme concept de la réparation du monde. Mais, comme le dit Rav Chriqui, il faut que la quantité soit de qualité si elle a des chances de pouvoir se tourner vers Dieu… Eskin se plaint – en anglais – que les esclaves soient devenus aujourd’hui des Rois ; c’est peut-être parce que, il y a très longtemps de cela, les anciens Rois ont été mis en esclavage par les principes talmudiques de l’Usure à l’usage des goys…

Après avoir exposé sa conception du Sujet Radical (« Le Sujet Radical n’est pas soumis aux lois cycliques. Il est le centre dans la Tradition, à la périphérie dans la modernité, et nulle part dans la post-modernité »), Douguine évoque quels sont pour lui les défauts de la pensée guénonienne : le développement d’une christologie nestorienne et islamique ; le fait de considérer la bourgeoisie comme la troisième caste (alors qu’elle est en dehors de toute caste traditionnelle) ; le développement de thèses pouvant passer pour syncrétistes (voir les dangers du New Age) ; et une obsession de la contre-initiation historique « qui conduit vers le délire conspirationniste ». Il termine par un hommage à Parvulesco, et à son ami de jeunesse, le poète Eugene Golovine.

En fait, je pense que Douguine est traditionaliste pour des raisons qui sont plus politiques que spirituelles. Le traditionalisme s’avère en effet être le meilleur concept pour allier les fondamentaux de la Nouvelle Droite (multipolarité, ethno-différentialisme) avec le christianisme intégral. Les païens reprochent souvent au monothéisme d’avoir une volonté d’universalisme, et donc de nivellement généralisé. Or, le traditionalisme montre que toutes les religions affiliées à la Tradition sont justifiées en tant que telles, et qu’aucune ne doit avoir la prédominance sur les autres (du point de vue de l’homme, bien sûr ; du point de vue de Dieu, c’est une autre affaire).

Je demande à Douguine de contre-signer un des aphorismes de Marc-Edouard Nabe tiré de l’ouvrage Petits riens sur presque tout. J’ai fait de ce livre un authentique ready-made, faisant signer des gens comme Vergès, Costes ou Tariq Ramadan au dessous de phrases nabiennes que j’estime adaptées à leur personnalité. Pour Douguine, je choisis : « La fin du monde, c’est fini ».


Je suis le lendemain au Doux Raisin pour assister à sa conférence sur Poutine. Il faut bien avouer qu’il y a nettement plus de monde que lors de ma conférence en octobre dernier. Douguine s’exprime de manière très claire et brillante sur les raisons pour lesquelles il faut aimer Poutine, et les raisons pour lesquelles il faut le haïr. Il évoque le manque de perspective historique du Premier ministre de la Fédération de Russie, et son absence de vision transcendantale de son propre pays. « En somme, interviens-je lors du débat, le Roi a besoin de l’autorité conjointe d’un Prêtre et d’un Prophète pour régner ».

Car il ne faut pas tourner autour du pot : la Russie doit devenir le phare du monde en se respiritualisant intégralement. Je reviens à Nabe, qui écrivait ceci dans Rideau en 1992 : « Tant que les Russes ne rentreront pas dans le Christ, la tête la première, ils seront toujours communistes. […] Soljenitsyne veut la sanctification de la Russie, par elle-même, par ses propres forces internes. La Russie est assez religieuse pour ne pas tomber dans la vulgarité démocratique. Il va lui falloir une autre révolution, spirituelle cette fois, pas politique, une révolution qui ressemblera à une résurrection. J’y crois ».

Il suffit d’observer le visage de Douguine au-dessus du tombeau de Jean Parvulesco, saisissant de tristesse insondable et de force hiératiquement virile, pour comprendre que la Russie est le début du monde, le seuil de la Jérusalem Céleste, le terreau de la résurrection des âmes pures.

dimanche 16 janvier 2011

Le site de PAROUSIA

Je signale à l'intention de certains internautes inattentifs que ce blog n'est que la partie "Actualités" du site internet de Parousia, dont je rappelle l'adresse :
Il contient une rubrique "Textes" qui offre la plupart des textes que j'ai publiés sous divers supports depuis une dizaine d'années : revues Cancer !, Tsimtsoûm et impur, site Subversiv.com, extraits de trois ouvages collectifs, etc.
Par ailleurs, j'ai récemment remis à niveau la rubrique "Ceci est mon corps". Elle vous permet d'avoir accès à l'intégralité des titres de ma Bibliothèque de combat, à des floppées de musiques déchirantes, ainsi qu'à de nombreuses vidéos. Vous trouverez parmi ces dernières des documents de toutes sortes, aussi bien que des vidéos directement liées au mouvement Parousia. Je viens notamment de mettre en ligne un compte-rendu de la lecture de la dernière partie de "L'Homme qui arrêta d'écrire" (Nabe), qui se fit sur les Champs-Elysées le vendredi 15 octobre 2010.