mardi 23 novembre 2010

Jean Parvulesco a rejoint la Terre du Milieu


   Dans son Ouverture de la Chasse publiée en 1968, Dominique de Roux évoque la spécificité géopolitique et eschatologique de la Roumanie en ces termes : "Comme le Tibet, la Roumanie est un pays circulaire, un pays central - une Fondation du Milieu - qui tourne catastrophiquement sur lui-même, de gauche à droite dans ses périodes amères ou fastueuses, de droite à gauche dans les Temps de ses ordalies. Evidemment, les notions eidétiques de gauche, de droite, se trouvent utilisées, là, dans leur sens le plus intérieur, le plus interdit". Et puis, plus loin : "Bucarest c'est l'Assomption de l'Europe comme le dirait Raymond Abellio, une latinité antérieure, innocente ou peut-être pure, dans ses profondeurs interdites, et choisir l'Europe n'est-ce pas choisir cette plus grande latinité".
   Après avoir évoqué les grandes lignes de la dynamique de la Tradition, je consacrai la seconde partie de ma conférence donnée le 14 octobre dernier au Doux Raisin sur "l'Esotérisme Révolutionnaire" à l'indication de voies de salut pour ré-orienter soi-même et le monde. Parmi ces voies possibles, j'évoquai l'Empire Eurasiatique de la Fin cher à Jean Parvulesco, ce Roumain du néolithique. Au-delà de ses engagements politiques, centrés sur la volonté de construction d'un pôle carolingien franco-allemand, Parvulesco savait qu'ils se devaient d'être accompagnés d'une nouvelle religion dont un des prophètes était Saint Maximilien Kolbe. Il voulait s'opposer à la conspiration mondiale contre la Vierge, en renouant avec l'orthodoxie russe et en intégrant le shintoïsme minéral à l'Europe johannique intérieure : Jean Parvulesco brûlait du désir de voir un jour la statue de la Vierge au Kremlin, et il se mettait à genoux devant la très sainte figure d'Amaterasu qu'il assimilait à Marie. Il savait que le Graal se trouve dans une des grottes du Fujiyama.
   Je l'avais eu au téléphone ce 14 octobre, quelques minutes avant ma conférence : il était excessivement essouflé, et sa voix possédait un son rauque et spectral. Il m'avait dit avant de raccrocher : "Je suis couché, je ne peux plus me relever". Avant-hier, alors que je discutai de son oeuvre avec Pierre Hillard à Toulon, j'ai réellement senti une aile de corbeau m'assombrir le visage. Je ne sais pas si Jean Parvulesco lisait Edgar Poe.
   Trop tard, on arrive toujours trop tard, tout arrive toujours trop tard.
   La personne de Parvulesco était idéalement modelée par Dieu pour servir de phare à une génération assoiffée, la nôtre. Mais nous sommes trop jeunes pour avoir côtoyé Eustache, Parvulesco et Pasolini, et nous sommes trop vieux pour nous trouver d'autres maîtres.

vendredi 5 novembre 2010

Yahia Gouasmi : Entretien d'Octobre 2010

Voici le seul entretien d'octobre 2010 qui soit réellement utile au combat que nous menons : l'égalité et la réconciliation sont ici demandées par Yahia Gouasmi, en toute humilité régénératrice. "Chic ! Chites et sunnites s'unissent !" écrivait Marc-Edouard Nabe en 2004 dans J'enfonce le clou, ouvrage qu'aucun de ces chiots enragés de la récente meute internaute anti-nabienne n'a évidemment lu.
En l'occurrence, si je respecte le maître, ce sont ses chiens qui me dégoûtent.
"Je suis pour la guerre contre les Américains, à mort, il faut les saigner avec un antiaméricanisme mortel et primaire, jamais assez primaire" écrivait Nabe dans le même ouvrage précité. A l'époque, ces chiots pensaient qu'une telle pensée était exagérée. Aujourd'hui, ils la trouvent contre-productive. Toujours à côté de la plaque. J'y reviendrai.