mercredi 14 juillet 2010

PAROUSIA est gratuit et ne sert à rien

La commémoration des deux ans de la confrérie PAROUSIA eut donc lieu le dimanche 27 juin dernier, au sein de l’église désaffectée N-D de la Salette sur les hauteurs de Marseille. On se souvient que la fondation de PAROUSIA se tint également sous le patronage de la Salette, de par la lecture le 27 juillet 2008 sur le parvis de la basilique St-Maximin du message apocalyptique de la Sainte Vierge.

Notre confrérie ne se donne aucun but autre que celui de faire émerger le sens de l’inutilité de tout et du scandale d’être. Il n’est en effet pas normal que nous soyons en vie : si la mécanique céleste n’avait pas été enrayée dès le départ par ce que les théologiens appellent la Nolonté divine, c’est-à-dire l’apparition de forces contraires au souffle primordial et qui lui donnèrent en même temps une forme (celle du cosmos), nos esprits seraient encore mêlés à la danse paradisiaque du Vide. Or, nous fûmes expulsés du Paradis, et nous vivons. Il existe dès lors deux types d’hommes : ceux qui se révoltent contre cet état de fait, et veulent l’accentuer en s’affiliant au parti des puissances du non-être, et ceux, au contraire, qui en sont absolument désespérés, et qui cherchent à ranimer les feux souterrains de l’être. Nous sommes de ceux-ci : nous enrayons toute possibilité d’espoir, origine du basculement de l’homme dans la merde. L’espoir est à la fois la source de l’idéologie (face obscure de la politique), du snobisme de masse (face obscure de l'art) et de la morale (face obscure de la religion). Au plus vite l’homme sera désespéré, au plus vite son cœur sera apte à recevoir la grâce.

Nous avons choisi la voie la plus difficile : celle du sang. La masse ovoïde et noire qui se terre au creux de notre nombril est une pulsation de lumière irradiante : elle est notre seul compagnon au cours de ce voyage terrestre qu’est notre vie : nous devons l’aimer de manière radicale et absolue, car elle est le rythme sanguin qui modèlera notre propre mort à venir. Nous sommes engagés dans une stratégie contre-mondialiste face à l’Empire. Celui-ci veut nous faire oublier l’existence de cette source lumineuse tapie dans l’obscurité de nos organes repliés sur eux-mêmes, en nous entourant d’une infinité de phares de lumière noire (le journalisme, le cartel bancaire, le parlementarisme). Nous tenterons par tous les moyens de substituer la Royauté transcendantale des Fins Dernières à l’Empire matérialiste installé dans la destruction des Causes Primordiales. Notre histoire est celle de la lutte révolutionnaire et libératrice du blé contre le maïs : le cycle périodique de la vie contre l’éternité de l’assouvissement, Inari le Dieu japonais du riz contre les agriculteurs bourgeois de Seine-et-Marne. Pour cela, il faut quitter l’Occident, retrouver à l’Est ce qui est perdu à l’Ouest, étreindre la Tradition Primordiale et ériger les blanches murailles de la cité du Jugement Dernier.






Kawa no nagare no yuni


3 commentaires:

  1. Quelle bande de tarés...
    J'aime !!

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  2. Superbe journée !
    MERCI

    Même si on peut être touché par le charme de cet édifice paradoxalement transfiguré de lumière, dans sa chute, précipitée par l'érosion du sacré. Il est réjouissant de constater que dans le même temps, une autre église de Marseille trouve un nouveau souffle grâce au dynamisme de la ferveur d'un curé et le soin rigoureux avec lequel il ritualise. Le Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine et également artiste, "pour l'amour de l'Amour" :
    http://www.delamoureneclats.fr/spip/intro/index.html

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