mercredi 16 décembre 2009

Débat sur la Résistance au Système (9 décembre)

Ce débat a eu lieu le mercredi 9 décembre dernier dans un restaurant de Marseille.
Mes interlocuteurs étaient Marc George et Christophe (d'E&R), et Johan Livernette.
J'étais parti pour insuffler l'esprit de la Tradition dans le débat, mais je me suis vite rendu compte que tous les intervenants y tenaient également ! Tout révolutionnaire conséquent sait en effet pertinemment aujourd'hui, que les armes économiques, politiques et/ou sociales ne sont pas suffisantes pour combattre l'Empire, puisque lui-même est d'essence métaphysique.
Le débat a donc principalement porté sur l'importance fondamentale d'une rénovation spirituelle et religieuse de l'homme, et s'est heurté à la nécessité - ou non - de répondre au système par une prise de conscience individuelle (ou élitiste, ce sur quoi je n'ai pas assez insisté) ou bien par la mise en place d'organisations politiques. Ce dernier point est important, dans la mesure où ladite organisation ne se plie pas aux lois de la démocratie médiatico-parlementaire. C'est pourquoi j'ai jugé utile de citer les propos pertinents de Yahia Gouasmi, assurant que le PAS ne voulait pas prendre le pouvoir, mais chasser le sionisme du pouvoir.


Je précise que des coupures ont été opérées sur la vidéo, afin de la ramener à une durée d'une heure (alors que le débat a duré deux fois plus longtemps). Me concernant, les deux coupures notables sont les suivantes :
- La vidéo ne reflète pas assez mes prises de position sur la nation, que je ne considère pas comme la priorité absolue dans le combat contre le système. Ce sont les valeurs, la religion, la Tradition qui sont le fer de lance de notre combat, et il est possible que la nation soit un outil pour le mener à bien (ce qui reste à démontrer). Mais je ne perds pas de vue que la nation française a été pendant longtemps - avant même la Révolution Française - l'outil de la franc-maçonnerie, de la bourgeoisie financière et des juifs talmudistes (des pré-sionistes, en quelque sorte) pour détruire la Tradition, et ce n'est pas parce qu'elle l'a désormais abandonnée qu'il faut s'y jeter à corps perdu.
- On ne me voit pas citer la splendeur du Triptyque du Jugement Dernier de Rogier van der Weyden (exposé aux hospices de Beaune), qui montre clairement les deux messianismes en opposition graduellement croissante depuis le quinzième siècle (le troisième tiers de l'Ere des Poissons, soit le début de la Modernité) : la masse des êtres agglomérés et dénués de toute transcendance (soumis au règne du capitalisme impérialiste) d'une part, et la somme distincte d'individus seuls en Dieu en partance vers la Lumière (voie salvatrice de la soumission à la Volonté Divine) d'autre part.


vendredi 4 décembre 2009

Les racailles de banlieue sauveront nos âmes




Cette vidéo correspond à un texte écrit en novembre 2005, lors des fameuses "émeutes de banlieue".
Lars von Trier venait de sortir Manderlay, qui entrait furieusement en résonance avec les vibrionnantes glossolalies abrahamiques de lascars enfiévrés de lyrisme incantatoire. Après une lecture mise en scène de ce texte sur la scène de la Main d'Or, Pierre Cormary et le Stalker me chièrent dessus sur leurs blogs respectifs : ils avaient en effet ouï dire que leurs visages avaient été utilisés pour illustrer un passage sur les "droitistes professionnels" de notre époque. Cormary était même tout émoustillé, parce qu'il croyait que sa face avait été sifflée par une foule en délire. Il pensait déjà être une star de l'overground... Bien entendu, personne ne les avait reconnus, et c'est uniquement le caractère comique de l'inscription de leurs visages goguenards dans des cartes à jouer (2 de pique et Dame de coeur) qui fit sourire quelques spectateurs.
Cormary élargit le débat, et s'en prit alors à l'ensemble du spectacle, notamment à son titre : "Les Possédés". Ce fat voulait alors montrer à tout le monde qu'il était dostoïevskien, et il monta sur ses poneys pour s'écrier qu'être possédé est une tare, et qu'il est idiot de s'en faire gloire. Dostoïevski aurait évidemment été le premier à reconnaître qu'un écrivain se devait d'être possédé, puisque Dosto était un fin connaisseur de Platon - ce qui n'est pas le cas de Cormary.
"Car le poète est une chose légère, ailée et sacrée, qui ne peut composer avant d'être inspirée par un dieu, avant de perdre sa raison, de se mettre hors d'elle-même. Tant qu'un homme reste en possession de son intellect, il est parfaitement incapable de faire oeuvre poétique et de chanter des oracles. [..] les poètes ne sont rien d'autre que les interprètes des dieux, chacun possédé par celui qui le possède." (Ion, 534)
Tant que j'y suis, et pour rester cinq minutes en Russie, voici ce qu'écrivait Céline dans Bagatelles pour un Massacre à propos du Théâtre Marinski à Leningrad :
"Ballet veut dire féerie. Voici le genre le plus ardent, le plus généreux, le plus humain de tous !... Qui l'ose ?... L'âme se décline et se lasse... La verve n'est plus soutenue par une folie d'ensemble. Plus aucun créateur au coeur de tous ces poèmes.. Comment les accabler ? Ils sont partis vers la Raison... La Raison leur rend bien... Ils ne parlent plus que Raison... raisonnablement... brelan de cloches si fêlées... Les voici tout croulants de raison... Tant pis !... Les catastrophes les plus irrémédiables, les plus infamantes ne sont pas celles où s'écroulent nos maisons, ce sont celles qui déciment nos féeries..."


Aujourd'hui, de nouvelles caricatures de nos amis sillonnent la Toile (cf. ci-dessous). Elles sont encore plus réussies que naguère. Un dissecteur de cadavre et un bateleur porcin : voilà qui est moins noble qu'être intégré à un jeu de cartes, mais mon respect infini pour le Tarot de Marseille me fait évidemment préférer cette version haute en couleurs.





Le Téléthon, cet acmé du Kali-Yuga

Le Téléthon est une abomination sacrilège, une explosion sourde de laideurs éthiques et esthétiques, une attaque viscéralement démoniaque de l'enfance.