mardi 18 mars 2014

Salut, Ô Reine !


 
Cela fait 700 ans aujourd'hui qu'a eu lieu l'exécution de Jacques de Molay. 700 ans de défaites, de traîtrises et de mainmise des Puissances des Ténèbres sur notre continent. Or, en histoire, le cycle fondamental, la brique temporelle insécable, possède justement une durée de 700 ans, soit le tiers d'une ère précessionnelle. Il est tout à fait logique, puissamment logique, que la dynamique résurrectionnelle qui est la nôtre prenne appui sur la geste templière, afin de parfaire et parachever cet Empire Transcendantal qui sera, conformément à ce qu’avait prédit saint Jean l’Evangéliste, la Jérusalem Céleste de nos Temps apocalyptiques.
Souvenons-nous aujourd’hui des visions de l’Abbé Souffrant, en 1827 : « L’Empereur de Russie viendra par l’Italie à la tête d’une grande armée, jusqu’au Rhin. Lors du sixième âge, Dieu consolera les prêtres catholiques et les autres fidèles en envoyant le grand Monarque et le saint Pontife. En ce temps-là, un moine qui aura la paix dans son nom et dans son cœur, sera en prière ; il aura la même mission que Jeanne d’Arc. Le Grand Monarque qui sera des Lys, arrivera par le Midi de la France ; il sera amené par le Pontife Saint et par l’Empereur de Russie ».

Après sept cents ans de défaites, la sortie de l’Age de Fer sera maintenant tout à fait providentielle, je veux dire qu’elle sera dictée et suivie par la Providence, depuis les hauteurs. Comprenez-vous le lien très secret et très lumineux entre la Russie, le Pape François et le Midi de la France, ou plutôt les deux Midi de la France : le Midi solaire, la Marseille des celtes et de sainte Marie-Madeleine, et le Midi lunaire, le Midi mérovingien et osirien de Rennes-le-Château ?
Allez, nous saurons bien venger Jacques de Molay comme il le faut, nous n’avons peur de rien, c’est terminé. L’Unité Spirituelle grand-continentale est notre viatique, et le Salve Regina, notre prière permanente et intensive, notre incantation des profondeurs vers la Très-Sainte Pleine-Lune, le visage synodique de la Vierge Marie pleinement et bellement illuminé par le Verbe-Soleil, comme sur l’abside de la chapelle de la Rue-du-Bac.

Salut, Ô Reine ! Salve Regina ! Tout pour la Vierge Marie, Notre-Dame des Armées, la Femme aux douze étoiles.
 



dimanche 16 février 2014

Le complotisme, cet anaconda dont nous écraserons la tête à coups de talon

"Ce n'est pas contre des adversaires de sang et de chair que nous avons à combattre, mais contre les Principautés, contre les Puissances, contre les Régisseurs de ce monde de ténèbres, contre les Esprits du Mal qui habitent les espaces célestes, dans les Hauteurs de l'Air"
Epître de Paul aux Ephésiens, VI.12
 
Le complot, c’est comme le genre (« gender ») : le problème ne réside pas dans l’authenticité de son existence, mais dans le systématisme typiquement moderniste de la théorie qui l’exploite.

Les complots politiques sont une trame de l’histoire depuis quelques centaines d’années. Prétendre qu’attaquer le complotisme revient à nier l’existence de tout complot, c’est aussi stupide que de prétendre qu’attaquer le communisme revient à nier l’existence des inégalités entre les classes sociales. Ce n’est pas parce que nous nous intéressons aux complots et conspirations, que nous nous abaisserons à grossir les rangs des complotistes. Il faut faire comprendre à ces derniers, nos ennemis directs, irréductibles et définitifs, que nous ne leur reprochons pas de parler de complots, objet historique dynamique indéniable, mais d’avoir créé une nouvelle tentative d’étouffer la Révolution Spirituelle et supra-historique en cours en systématisant absurdement la notion de complot, et en enfermant l’esprit dans un immonde cercle de fer absolument contre-productif.

J’ai déjà écrit deux textes sur Parousia contre le complotisme : « Puritanisme et Complotisme, ces plaies de la modernité » (5 octobre 10), puis « Allah Akbar » (1 février 12). J’ai notamment soutenu que le but du complotisme était de générer un espoir démobilisateur (la résignation), alors que les assoiffés de justice avaient besoin du strict opposé : un désespoir mobilisateur (la révolution).

Deux des plus grands écrivains français de ces cinquante dernières années, Dominique de Roux et Jean Parvulesco, connaissaient l’histoire des grandes conspirations, et ils étaient favorables à une révolution grand-continentale : en termes contemporains, ils étaient donc anti-complotistes. Le premier avait décrit dans « L’acier prend le pouvoir » (in « L’Ouverture de la chasse », 1968) la réaction de la CIA, dans les années 50 et 60, à « l’offensive en cours de la révolution mondiale du communisme, ayant son épicentre politico-opérationnel au Kremlin ». La CIA aurait pu logiquement financer des partis frontalement anti-communistes, afin de combattre pied à pied son ennemi russe. Mais la logique politique des Etats-Unis d’Amérique n’a jamais été celle de l’affrontement direct. Karl Haushofer avait déjà décrit la stratégie américaine comme étant celle de l’anaconda : encerclement, enserrement et dissolution. Au lieu de créer et d’encourager des mouvements capitalistes de combat, ils créèrent et encouragèrent des mouvements gauchistes de parodie, des structures politico-culturelles de dédoublement du communisme, ennemi radical – à l’époque – des USA, afin d’en annuler la force en la détournant et la singeant par des opposants tout à fait factices.

Ce mécanisme de la prise en mains des révolutions gauchistes européennes des années 60 par la CIA est décrit ainsi par de Roux :

« Suivant la mentalité protestante du capitalisme outre-atlantique, il est évident, en effet, que la contre-stratégie américaine visait, avant tout, pragmatiquement, à l’efficacité. Or, l’efficacité dans le combat anticommuniste exigeait, en dehors de toute idéologie et selon la dialectique même du marxisme-léninisme historiquement en marche, non pas l’affrontement de l’anticommunisme, mais d’une structure marxiste à une autre structure marxiste. Cette politique dans le monde de la guerre froide – et elle fut la mission primaire de la CIA – cherchait à opposer aux mouvements communistes agissant, démocratiquement ou subversivement en Europe occidentale et ailleurs, au lieu des contreforts traditionnels, une ligne ininterrompue, visible, de mouvements démocratiques et socialistes d’inspiration ou d’influence marxiste-démocratique. […] Paradoxalement, c’est le marxisme, traité par la contre-stratégie souterraine de Washington comme moyen d’action, non comme but absolu – tel qu’il l’était encore, à ce moment-là, pour les tenants ultimes de la révolution mondiale du communisme – qui permit au monde non-marxiste de l’emporter sur le marxisme : c’est le marxisme qui, tourné contre lui-même, devait donc vaincre dialectiquement le marxisme.

Là on touche à l’évidence même : la colonisation américaine de l’Europe occidentale, la mise en chantier de l’Europe atlantique, a été l’œuvre, exclusivement, des partis socialistes et de leurs alliés, démocrates-chrétiens au pouvoir, en France, en Italie, en Allemagne fédérale, en Belgique, en Hollande, voire même en Grande-Bretagne.

Au paroxysme stalinien de la révolution communiste mondiale conçue toujours selon la thèse du stalinisme : « la révolution en un seul pays », le grand capital américain devait opposer ainsi un « mouvement trotskyste », une internationale contre-stratégique utilisant subversivement le socialisme, en tant que vaccin, comme nous venons de le dire ».

Ou, dit autrement : « Mai 68, c’est la fin des espoirs. Les étudiants et les cadres menés par ce goret (rose, déjà !) de Cohn-Bendit ont été chargés de stopper, par leur révolutionnette, tout essor de révolte vraie » (Marc-Edouard Nabe, « La fifille du Pharaon », in « Non », 1998).

Soixante ans après, les acteurs ont changé mais la problématique reste la même. Le communisme représentait à l’époque pour l’Amérique un ennemi géopolitique et non point spirituel, puisque le communisme et le libéralisme sont extraits de la même matrice idéologique. Aujourd’hui c’est le contraire : l’ennemi absolu et radical de l’Amérique est fondamentalement spirituel (il est donc également ennemi d’Israël), et possédera probablement, un jour, une assise géopolitique – c’est là l’objet de tous nos combats et de toute notre détermination. Aujourd’hui, l’ennemi absolu et radical de l’Amérique, c’est la vision du monde en termes d’alliances de civilisation, c’est la vision multipolaire de l’eurasisme que donnait naguère Constantin Leontiev, à savoir « un bloc de Tradition contre le modernisme occidental », comme le rappelle Robert Steuckers dans son texte fondamental sur les relations historiques entre eurasisme, atlantisme et indisme.

Le pouvoir américano-sioniste pourrait très bien attaquer frontalement son adversaire, à savoir cette résurgence de la spiritualité vivante et agissante, en favorisant par exemple des mouvements ouvertement athées qui se battraient pied à pied contre la mise en place d’une spiritualité révolutionnaire supranationale et unificatrice. Mais, comme dans les années soixante, au lieu des contreforts traditionnels, l’Amérique a choisi à nouveau la stratégie de l’anaconda en misant tout sur la singerie de son ennemi le plus radical (la Révolution Spirituelle) ; et cette singerie passe justement par le néo-évhémérisme et le complotisme, derniers coups de boutoir de l’athéisme larvé et viral, tous deux américains jusqu’au bout des ongles, jusqu’au bout du trou du cul.

Pour le dire autrement, et afin que je me fasse bien comprendre : le complotisme est la maladie infantile de l’eurasisme.

Les complotistes d’aujourd’hui sont nos Cohn-Bendit à nous. Et j’espère bien qu’on n’attendra pas soixante ans pour leur crever la panse.

Le complotisme est une colonisation supplémentaire de l’esprit européen par l’Amérique des bas-fonds, l’Amérique des ratés.

Si tant est que nous soyons eurasistes, nous autres hyperboréens, il semble cependant que nous le soyons autrement que l’on ne le serait selon la volonté de puissance de certains. Nous ne sommes pas des complotistes… Nous n’en croyons pas nos oreilles, lorsque nous les entendons parler, tous ces conférenciers internautes. « Voici les modalités du complot ! » C’est avec cette exclamation qu’ils se précipitent tous sur nous, avec une recette à la main, la bouche hiératique pleine de vomi. « Mais qu’importe à nous le complot ? » - répondons-nous avec étonnement. « Voici le complot ! » - reprennent ces sales vociférateurs endiablés : et voici la vertu, le nouveau chemin du bonheur !... Car, en plus de tout le reste, voici qu’ils se piquent de vertu et de puritanisme, nos petits héros… Nous sommes, de par notre nature, beaucoup trop heureux pour ne pas voir qu'il y a une petite séduction dans le fait de devenir eurasiste ; c'est-à-dire immoraliste et aventurier... Nous avons pour le labyrinthe mégalithique de nos ombilics limbesques une curiosité particulière, nous tâchons, pour cela, de faire connaissance de monsieur le Minotaure dont on raconte des choses si dangereuses. Chut ! Ecoutez ! Le Taureau trépigne sur les parois de nos grottes antédiluviennes, il revient à la vie, ses naseaux frémissent et crachent de l’air chaud. Que nous importe votre corde à complots qui, prétendez-vous, nous aiderait à sortir de la caverne ! Vous voulez nous sauver au moyen de votre corde ! Et nous, nous vous supplions instamment de vous pendre avec !

A quoi sert tout cela en fin de compte ! Il n'y a pas d'autre moyen pour remettre l’eurasisme en honneur : il faut d'abord pendre les complotistes.

Le complotisme s’élève contre tout ce qui le dépasse, et son obsession est de rabaisser toute grandeur au niveau de sa propre impuissance atrophiée (les phrases suivantes entre guillemets sont réelles) : les Templiers (« une troupe de talmudistes précurseurs des francs-maçons et tenanciers de réseaux pédophiles »), le Vatican (« le Pape est une créature de Satan - d’ailleurs Bergoglio était trafiquant d’enfants, et c’est une loge maçonnique qui dirige le Vatican »), l’eurasisme (« Douguine est piloté par l’Occident »), la littérature (« chrétiennement parlant, Léon Bloy est sataniste »), les Rois Mérovingiens (« une race d’extra-terrestres »), l’Irak (« Saddam Hussein était un agent américain »), la Russie (« Poutine fait partie du système mondialiste »), le Onze-Septembre (« les avions étaient des hologrammes »), Platon (« le véritable Platon était Gémiste Pléthon, au XVè siècle »), les pyramides d’Egypte (« ce sont les reptiliens Annunakis qui les ont construites »), l’histoire européenne (« le Moyen Age n’a jamais existé, c’est une invention de l’Eglise vers 1600 »),… Lorsque j’entends un de ces crétins m’asséner qu’un complotiste est forcément intelligent puisqu’il doute des réalités officielles, je dégaine ma masse d’armes.

Leur mot d’ordre : tous contre la Sainte-Baume !
Je connais peu de listes aussi déprimantes que celle des dates marquant les défaites successives de l’Eurasie : - 37000 (extinction des Néandertaliens), - 10800 (engloutissement de l’Atlantide), - 2750 (troisième tiers de l’Ere du Taureau : césure du bloc indo-européen initial), - 175 (Saces chassés des Terres du Milieu par les Xiongnu), 843 (Traité de Verdun), 1274 (tentative avortée de Grégoire X d’unifier les Mongols, les Byzantins et l’Europe), 1314 (chute des Templiers), 1825 (dissolution de la Sainte-Alliance), 1945 (américanisation de l’Europe occidentale),… et 2014, où les adversaires les plus fervents et les plus retors du Saint Empire Eurasien sont les complotistes. Mais là, en revanche, il n’est pas sûr qu’ils remportent la victoire. Pas sûr du tout.

En 1942, le révolutionnaire Lucien Rebatet écrivait dans Les Décombres : « Je n’admire pas l’Allemagne d’être l’Allemagne, mais d’avoir permis Hitler. Je la loue d’avoir su, mieux qu’aucune autre nation, se donner l’ordre politique dans lequel j’ai reconnu tous mes désirs. Je crois que Hitler a conçu pour notre continent un magnifique avenir, et je voudrais passionnément qu’il se réalisât ». En 2014, les complotistes écrivent dans leurs torchons collaborationnistes que le nazisme était entièrement financé par les Juifs, et qu’Hitler, en plus d’être le petit-fils de Rotschild, était sataniste de par sa prétendue appartenance à la Société de Thulé.

La guerre totale a lieu entre la conspiration mondialiste de la super-puissance planétaire des Etats-Unis et « l’intégration grand-continentale eurasiatique de la fin » comme l’a écrit Parvulesco : la réunification du continent après quarante mille ans de tragédies historiques déflagrationnelles ; soit, d’une part, l’alliance sanctifiée entre le catholicisme et l’orthodoxie, et d’autre part, la nouvelle émergence des anciens dieux de notre continent ainsi que de tout le petit peuple de nos forêts, de nos landes et de nos lacs, sous l’égide hautement lumineuse et déchirante du Christ-Pantocrator et de la Vierge Marie.

Or, tout raisonnement qui s’élabore en termes de civilisation ou de bloc continental ne peut qu’être systématiquement condamné par le complotisme, qui y verra – ou plutôt, qui feindra d’y voir (car, pour beaucoup d’entre eux, tout n’est que jeu de dupes) – la mainmise de grands groupes financiers internationaux et une variante du nouvel ordre mondial au bénéfice intégral des banques de Wall Street. Alors que la nation est une fabrication complètement anti-traditionnelle (la nation française trouve principalement ses racines dans la cupidité et l’acharnement tout kshatriyen de Philippe le Bel dans la destruction de l’Ordre du Temple, et les autres nations européennes sont majoritairement des productions artificielles élaborées par les bourgeoisies entrepreneuriales pour faire fructifier leurs commerces et industries), elle est aujourd’hui ardemment défendue becs et ongles par les complotistes face au seul mouvement véritablement anti-américain et antisioniste qui tienne, celui de l’intégration supra-nationale grand-continentale et spirituellement unificatrice défendue par les nôtres. Mais, pour le complotiste, tout ce qui s’élève au-dessus de la nation ne peut qu’être une marionnette du Malin.

Lorsque le complotiste se trouvera en face du Paraclet, il L’attaquera en disant que c’est un hologramme envoyé par le Mossad pour tromper les esprits, tout comme son ancêtre avait jadis accusé Jésus d’être un mercenaire romain chargé de défaire les rebelles zélotes en semant le trouble. D’autres complotistes voient dans l’islam une manipulation des Arabes, leur mise au pas judaïque par le rabbin ébionite Waraqa Bin Nawfal, précepteur caché de Mahomet.

Pour le dire encore plus clairement : quels que soient les détours empruntés par les aléas de l’actualité quotidienne, le complotisme se trouve entièrement aux côtés de la conspiration mondialiste, parce que la seule manière de lutter contre la conspiration mondialiste, c’est la grandeur, le lyrisme, la beauté, la grâce, la foi, l’amour et le fanatisme, toutes choses qui passeront toujours pour suspectes aux yeux ultra-rationalistes des complotistes.

Dans chaque réunion publique de type politique ou spirituel, aujourd’hui, se trouvent dix pour cent de complotistes et/ou néo-évhéméristes qui pourrissent l’ambiance avec leurs sales gueules de traviole. Notons en passant que les complotistes sont tous d’une laideur à couper le souffle. Le 18 janvier dernier, à Rennes-le-Château, quelques-uns d’entre eux tentèrent de nous persuader que c’était la Rome chrétienne qui avait envoyé les Huns ravager la Gaule, et que le pic de Bugarach était un parking cosmique pour OVNIs. Les complotistes ésotéristes sont tous frontalement opposés au Vatican, car toute autorité politico-spirituelle ne peut que leur être insoutenable : ce sont des anarchistes honteux, une résurgence de l’éternelle lie de l’humanité, gueularde, atrophiée et vantarde, sous des oripeaux modernes de webmaster urbain. La croyance en l’origine extra-terrestre de la population humaine (ou d’une fraction d’entre elle) relève de cet ultime tour de passe-passe de l’athéisme, consistant à éviter à tout prix de s’en référer à Dieu.

Le 12 octobre 2013, lors de laconférence londonienne avec Alain de Benoist et Alexandre Douguine, quelques-uns d’entre eux affirmèrent que si l’on se trouvait dans cette salle d’hôtel du Bloomsbury pour évoquer « the end of the present world », c’était parce que le Mossad nous l’avait permis. Par ailleurs, ils nous affirmèrent que nos conférences ne servaient à rien si nous ne parlions pas du pouvoir absolu des Illuminati. Douguine perdit du temps à leur rétorquer que, contrairement au capitalisme industriel, le capitalisme financier était un flux principiel, et pas une construction statique. Pas de pyramide (ou d’anti-pyramide) qui tienne dans le monde de la dissolution : c’est précisément la définition de la post-modernité. Que se passerait-il si l’on éventrait tous les hommes au pouvoir, et qu’on les remplaçait par d’autres ? Absolument rien. Les complotistes ont cent ans de retard. Par ailleurs, c’est l’essence du capitalisme qui est proprement sataniste, beaucoup plus que les hommes qui le propagent. Voici une différence essentielle entre le conspirationnisme résistant et intelligent, et le complotisme traître, collaborationniste et imbécile : le premier sait que les forces obscures dirigent les hommes de manière disparate mais convergente, et que les hommes mauvais sont essentiellement le jouet du Mal, les esclaves des forces obscures ; le second croit que ce sont les hommes mauvais qui dirigent tout, et qu’ils possèdent par eux-mêmes un pouvoir énorme : le pouvoir de téléguider des avions sur des tours new-yorkaises, ou d’organiser des complots ultra-rationnels sur des dizaines ou des centaines d’années de distance. L’entité supérieure, pour eux, c’est l’élite. Et pas le Démon. Cette nuance peut sembler insignifiante, mais elle est énorme, et tout le problème est là. C’est encore une manière de croire en l’homme, de croire que certains hommes possèdent des super-pouvoirs comme dans les comics américains. Epuisé d’avoir à affronter autant de connerie orgueilleuse, Douguine se tourna vers moi en me soufflant, l’air désespéré : « C’est incapacitant ». Oui, en effet, tous les complotismes sont incapacitants, parce que c’est justement leur fonction : enrayer et stopper la Révolution Spirituelle, par tous les moyens.

Et ils le savent parfaitement.

Jusqu’à l’avènement d’internet, le complotisme restait cantonné dans des fanzines américains pour débiles légers, à l’instar du bulletin « Conspiracy Theory » de Mel Gibson dans le film éponyme de Richard Donner. La plupart de ces théories étaient alors plutôt amusantes, tant qu’elles ne relevaient que de la sous-culture paranoïde : le fluor est utilisé par les dentistes pour troubler le système nerveux des patients, des hélicoptères noirs en mode silencieux nous surveillent en permanence, le Grateful Dead était une troupe d’espions de la CIA, Oliver Stone est le porte-parole caché de Bush, les reptiles dominent le monde, etc. Mais le film date de 1996, et depuis lors, l’arme de destruction massive américaine dénommée internet a émergé dans le public, offrant un support idéalement symbiotique à la théorie arachnéenne du complot. Jamais on n’aura vu un médium aussi bien adapté à son message. En vingt ans, les tarés plutôt sympathiques sont devenus des leaders vaniteux, complètement intégrés aux modalités du système qu’ils se plaisaient naguère à décortiquer. Il n’y a aucune différence entre Alex Jones et Ronald Reagan. La technique MK Ultra était censée parvenir à transformer un homme moyen en assassin ? Depuis, comme il est dit dans le film de Donner, « la technique auto-suggestion et hypnose » est tombée dans le domaine privé : les webmasters complotistes l’ont entièrement récupérée, usant de l’insulte permanente, la vocifération abjecte et l’avilissement verbal pour hypnotiser l’internaute dubitatif, et le transformer en militant de la démobilisation et en assassin permanent de la Révolution. Chaque complotiste est un sous-produit direct de la CIA : il ne pense et n’agit que par elle, volontairement ou non.

En gagnant en vingt ans un certain pouvoir doctrinal favorisé et propagé par cette arme de guerre américaine qu’est internet, le discours complotiste s’est à la fois asséché et ridiculisé, mais il a surtout gagné en nuisance. Les théories débiles sont passées des revues ronéotypées en cinquante exemplaires aux sites internet à plus de 50000 visites par jours ; c’est exactement comme si un adolescent semi-attardé devenait père de famille du jour au lendemain. Ce dernier serait le père le plus autoritaire, insultant et haineux de tous les temps envers ses propres enfants. C’est ainsi que tout acte de résistance authentique est activement nié par le complotisme (l’anti-Système reconnu comme tel par le Système), tandis que cet acte de résistance est en même temps combattu par le Système officiel. J’affirme que le Système mène la lutte sur deux fronts en même temps : diffusion d’une propagande officielle sur les médias télévisuels de masse, et diffusion concomitante d’une propagande complotiste, opposée binairement à l’officielle, sur les médias internautes. A chaque fois, la vérité se trouve prise en sandwich entre les mensonges du Système et de l’anti-Système. L’anti-messe est dite.

Il ne peut pas exister de poésie ou de littérature complotiste, puisque le complotisme n’enrichit pas le réel mais il l’appauvrit : il l’assèche, l’encercle et le dissout. Le complotiste, c’est le Grand Inquisiteur évoqué par Dostoïevski (dans Les Frères Karamazov) : homme mauvais déguisé en dignitaire de l’Eglise, il refuse toute légitimité à la grâce (incontrôlable par nature) pour promouvoir la société de l’efficacité, une société soumise aux faux initiés comme lui. Le complotiste est un berger manipulateur : c’est un démocrate furieux, motivé par la haine du mystère. Ce qu’il déteste dans la vie, au fond, ce n’est pas que le Mal s’étende un peu partout, mais qu’il se passe des choses dont il ne soit pas au courant. Même si ce sont des forces du Bien qui tentent à couvert d’accroître leur pouvoir (Templiers, Jésuites, MMM), il les haïra avec détermination et les accusera de tous les maux, pour la simple raison qu’il veut connaître dans le détail absolument tout ce qu’il se passe.

Lorsque le Grand Inquisiteur rencontre Jésus, Celui qui fut le point de départ de sa vocation première, il réalise à quel point il a pu trahir cette dernière en l’érigeant en système de pensée aussi stérile que massificateur. Alors, à la fin, le Grand Inquisiteur fait périr Jésus dans les flammes. Le secret de Jésus, c’est qu’il n’y a pas de secret.

Croire que les hommes du Mal contrôlent tout, c’est démobilisant et anti-révolutionnaire, et conséquemment profitable au Mal. Le complotisme n’est pas une variante de la pensée radicale avec laquelle il pourrait être permis de composer en attendant la victoire. Bien au contraire. Le complotisme est un outil de la conspiration mondialiste pour étouffer la Révolution Spirituelle en usant de la stratégie de l’anaconda. A paranoïaque, paranoïaque et demi. Debout au sein de la cellule rayonnante de notre chevalerie spirituelle, nous autres hyperboréens, tenants de l’Europe mystérieuse et du Saint Empire des Temps de la Fin, saurons écraser la tête du complotisme à coups de talon, ainsi qu’il doit être fait.

 


dimanche 2 février 2014

dimanche 12 janvier 2014

La nébuleuse mystériosophique de Rennes-le-Château

Le 18 janvier prochain, se tiendra une journée de conférences de Tony Baillargeat, Jean-Paul Bourre, Christian Doumergue, Arnaud de l'Estoile et moi-même. Elles porteront notamment sur Pierre Plantard, le Prieuré de Sion et les racines ésotériques du mythe de Rennes-le-Château. 
Pour ma part, j'évoquerai la double origine fondationnelle de la France (celte et mérovingienne) à travers les figures de Jean Parvulesco et de Grasset d'Orcet.
Cela se passera à Rennes-le-Château à partir de 14 heures.
Pour plus d'information, écrire à : terrederhedae@laposte.net
 
 

lundi 30 décembre 2013

Abd-el-Karîm al-Jîlî "De la Torah"

Il est important de célébrer en cette fin 2013 le retour du site de la Ligue des Intellectuels Musulmans de Bételgeuse et de Sirius (Limbes), que nous attendions avec soif depuis des années.
Parmi les perles d'intelligence que présente déjà ce site, je vous prie d'apprécier la première traduction jamais faite d'un chapitre important du "Livre de l'Homme Universel" d'al-Jîlî, célèbre baghdadi akbarien du XIVè siècle.
 
http://limbes1.blogspot.be/2013/12/de-la-torah.html
(cliquez sur le dessin)

vendredi 27 décembre 2013

La Libre Panse fait un bide

 




« Tierce fois, c’est droit » (proverbe gaulois)

Salut Salim, ça va ? Oui, ça se voit que tu vas bien. Je suis content pour toi. Toujours droit dans tes bottes, Salim ! L’œil aux aguets, totalement imperturbable, impassible face à l’adversité, raide comme un mât de misaine contre vents et marées ! Tous les arguments sérieux concernant tes méthodes détestables et tes incohérences de fond, tu t’en tamponnes le coquillard avec superbe, je dois bien l’avouer ! Tu insultes les musulmans de France parce qu’ils ont voté socialiste, alors que tu as appelé à voter Vauzelle aux Régionales en 2010. Silence… Tu leur aurais même demandé 157450 euros de subvention ! Je répète un peu pour ceux qui n’ont pas suivi… Chut ! Silence… Tu préfères dire qu’on est tous des satanistes, je te comprends… Tu dis que tu viens juste de découvrir « KO et autres contes » de Nabe, alors qu’en septembre tu prétendais connaître ce livre ? Chut… En 2011, tu me défendais face aux gens qui m’attaquaient, tu citais Ernest Hello, Léon Bloy et Nabe, et un an et demi plus tard, c’est fini ! Tu te souviens, tu commençais tes conférences en disant que Nabe était le plus grand écrivain de France, tu distribuais des tracts dans les réunions musulmanes des Quartiers Nord, Nabe, Nabe, partout, tout le temps !... Tu te renies complètement en moins de deux ans, l’ami ! Alors maintenant Nabe serait devenu totalement incompétent pour parler de Céline ? Il est vrai que par rapport aux tiennes, d’analyse, où, pour juger de la qualité des pamphlets, tu comptes le nombre de fois que Céline utilise le terme « franc-maçonnerie », Nabe ne fait pas le poids…

Autre chose (j’insiste un peu) : tu as été l’un des pires anti-kadhafistes de France, tu as appelé publiquement au meurtre de Kadhafi, tu avais écrit en février 2011 : « Cette pourriture doit crever de la pire des manières, et vite » ! Et aujourd’hui, tu relaies une vidéo de Kemi Seba qui s’en prend à un ministre sénégalais, parce que ce dernier a par le passé durement critiqué Muamar al Kadhafi. Et toujours, droit dans tes bottes ! Et tu oses parler de chutzpah à mon propos ? Mais tu te fous complètement de ma gueule ?

Bon enfin tout ça, c’est pas grave. Il est vrai, comme je disais, que c’est bien plus facile de traiter tout le monde de sataniste, comme ça l’affaire est jouée. Bloy ? C’est sataniste ! Tu le places dans la même liste que Gilles de Rais et le chanteur des Lost Prophets, qui ont tous deux violé et tué des enfants, alors que Bloy en a perdu deux… Monstre d’imbécillité que tu es… Tiens, tu as un argument amusant à propos de Bloy, dans un de tes billets :

« À noter également que L. Bloy s’est fâché avec Huysmans car ce dernier l’a repris en tant que personnage dans Là-bas, ce qui rendit Bloy fou de rage ! À Quéquette (Laurent James) maintenant de nous expliquer ce que fait Bloy dans un roman sataniste extrêmement violent et meurtrier fréquentant des psychopathes dangereux ? Sachant, comme expliqué dans la conférence, que les personnages du livre sont tous réels et leurs faits crapuleux avérés ».

Pour que tu comprennes un peu, je vais reprendre ton paragraphe, mais dans un contexte tout à fait contemporain. « A noter que La Libre Panse s’est fâchée avec Nabe car ce dernier l’a repris en tant que personnage dans L’Homme qui arrêta d’écrire, ce qui rendit La Libre Panse folle de rage ! A Quéquette (L. James) maintenant de nous expliquer ce que fait La Libre Panse dans un roman extrêmement précis fréquentant le fleuron de la néfaste nullité contemporaine ? Sachant que les personnages du livre sont tous réels et leurs faits crapuleux avérés ». Tu vois, Salim, comme ça peut être énervant et injuste de se voir repris comme personnage de roman…

Alors, Bloy ? C’est sataniste ! Artaud ? C’est sataniste ! (t’en a mis, du temps, à lire sa fiche Wikipedia !) Jean-Paul Bourre ? C’est sataniste ! Le Vatican ? C’est sataniste ! Le McDo ? C’est sataniste ! Ah oui, ça c’est vrai par contre, alors pourquoi c’est là où tu invites tes conférenciers, Salim ?
Bloy, Artaud, Théophile Gautier, Victor Hugo,… Bientôt Baudelaire, Rimbaud, Lautréamont,… Au fond, tu es comme ces racailles qui débarquent d’Algérie pour chier sur la culture française. Je me demande comment les nationalistes français peuvent t’admettre cinq minutes à leurs côtés. C’est pour ça que ça se passe mieux avec les nationalistes belges. Du moins, pour le moment… Jusqu’à ce que tu te penches un jour sur les fiches Wikipedia de Emile Verhaeren ou Simenon, pour en déduire que ce sont des… satanistes.
 
Bon, j’en viens à ton article du 21 décembre : « Le pathétique Quéquette en service commandé… » Je serai très bref. Je résume les faits. Tu vas faire une conférence à l’Université Hadj Lakhdar de Batna, en Algérie. Le même jour de ta conférence, je publie ma vidéo « Le barde gaulois Laurent James s’adresse au Libre Penseur ». Je te jure que je l’ai pas fait exprès… Ca a dû t’énerver, quand même, que je perturbe ta journée de retour aux sources… Retour à quoi, au fait, exactement ? Tu sais Salim, j’en connais qui se sont décidé à te placer sur leur table de dissection, ils te dissèquent membre après membre. A ton tour, un peu, Salim, de te faire charcuter !
 


Le 3 décembre, l’un des organisateurs de ta conférence, Mahieddine Islam Belaïd, me contacte par e-mail pour me faire part de son état d’esprit quant à mon travail, et également quant à ta conférence. Un e-mail où il me dit que tu es « incohérent, rustre, vulgaire, confus, vaniteux, immature ». Lorsque j’ai relayé sur Facebook et le blog de Parousia que ce jeune homme avait utilisé les termes « ignoble, mensonger et nul », c’était effectivement une très grosse erreur, voilà pourquoi je les ai ôtés pour les remplacer par le simple vocable « nul ». Mahy Belaïd ne m’en voudra pas de citer ces quelques mots, à propos de ta conférence proprement dite : « Pour les 5 ou 6 médecins présents, c’est un fou hystérique et inculte. Mon père qui est médecin m’a envoyé un message pendant la conférence en me disant : « Je ne veux pas gâcher la conférence que tu organises, mais je dois y aller, sinon je risque de le rosser » ».

Que l’on se comprenne : je reçois cinq à dix messages par jour de cette trempe, me donnant quantité d’informations sur la qualité de tes diverses prestations. Mais tu avoueras que de la part d’un organisateur de conférence, c’est une première !

Je comprends que ça te tienne à cœur, ces histoires de conférences qui commencent à foirer. Tu sais, j’ai des amis partout à Marseille. Il paraîtrait qu’il y a moins de clients, en ce moment, dans ton cabinet de dentiste ? Les gens savent un peu qui tu es maintenant, tu m’étonnes… Le Docteur Laibi, on veut bien se marrer un bon coup en allant voir ses confs, mais se faire soigner les dents, c’est autre chose !... Moi en tout cas, j’irais pas me faire soigner chez un Docteur qui ignore qu’une vitesse élevée au carré n’est plus une vitesse. Je les comprends, les mecs.

Tu te demandes quelle est la raison pour laquelle ta conférence de Batna serait la première où il y aurait eu des problèmes ? Moi j’ai une petite idée : il est possible que dans leur ensemble, les Algériens soient un peu moins conditionnés par internet qu’en France ou en Belgique, il est possible qu’ils soient un peu plus proches du réel, du coup la victoire de la pensée purement internaute du Troll Salim n’est pas forcément acquise par avance. Tu t’es peut-être comporté avec les Algériens de Batna comme avec les Maghrébins du Marché de Noailles, avec un peu trop de condescendance : attention les mecs, le Docteur arrive de France, laissez-moi parler. Et tu dis que c’est moi, le colon ? Tu te plains que j’imite ton accent ??? Oh, comme je suis méchant avec toi, Salim… Tu vas pas appeler la Halde, quand même ?

Je vais laisser la parole au premier concerné, à savoir Mahy Belaïd. Toi qui passes ta vie à scruter Facebook, tu as dû voir les deux mises au point opérées par cet homme en réaction à ta chiure de texte. C’est bien simple : il confirme sans aucune ambiguité que tout est faux, à commencer par le titre (je n’ai jamais été en service commandé, sachant que je n’ai parlé à Nabe de cette affaire que le jeudi 19 décembre, et que ça ne l’intéressait absolument pas, étant donné qu’il a bien d’autres choses beaucoup plus riches à travailler), ainsi que toute la partie du texte en gras, qui affirme que je voulais la propriété de la vidéo de ta conférence, et que je voulais corrompre Belaïd avec l’autographe de Nabe. D’abord, qu’est-ce que j’aurais bien pu foutre avec la vidéo de ta 3458è conférence ? Ensuite, Mahy Belaïd est beaucoup plus fin et intelligent que cela. Ce qui l’intéresse, chez Nabe, c’est qu’il lui a fait découvrir Anthony Braxton ! Tu vois, on est loin de tes petites combines pourries.

Pour en revenir à ton texte, le titre et une bonne partie sont donc de pures et simples diffamations publiques, attestées par le témoignage d’un tiers, Mahy Belaïd. Tu en tires les conclusions que tu veux, mon ami Salim… Tu écris « J’invite toutes les personnes contactées par Laurent James de me joindre via mon courriel pour avoir la vraie version des événements qu’il essaie maladroitement de modifier pour me nuire ». Tu es sûr que c’est moi, le maladroit ? D’abord je rappelle que je n’ai contacté personne. Et dites, monsieur le Docteur, si les personnes veulent avoir la vraie version des événements, elles ont le droit de contacter Mahy Belaïd, aussi, même si c’est un batnéen sans importance ? D’ailleurs, il paraît que tu ne réponds plus à ses e-mails, à Belaïd. Il n’a plus le droit de discuter avec toi ?

Et bien, je lui donne la parole.
Première mise au point :
 
Deuxième mise au point :
Addendum : réaction de Mahy Belaïd au texte de Salim Laïbi sur Antonin Artaud
- Le chaos, c’est quand n’importe quoi, n’importe qui bénéficie d’une tribune. Internet, c’est une somme désordonnée et neutre, flux ininterrompu de toutes les libertés, donc, flux ininterrompu du néant. Tout cela menant à la suppression de l’autorité. Le règne de la domination illégitime. Le plus faible gagnera, le plus con sera écouté et suivi, le plus gros pourra utiliser une voiture et arriver le premier, tout fout le camp ! La bassesse, la faiblesse, la confusion et l’inconstance se placent en haut. Exemples : Abdel Raouf Dafri, Houria Bouteldja ou dans une moindre mesure : L’émérite Docteur en dentisterie, Salim Laïbi.
- Salim Laïbi, je tiens à te dire ceci : « Il nous faut renouer avec nos valeurs, il nous théoriser l’Islam pour qu’il soit efficace, qu’il soit un générateur de forces communes durables et inaltérables, il nous faut un plan, des moyens, des armes, il nous faut de la détermination, de l’abnégation, LE SACRIFICE ! Il nous beaucoup de choses, ce que tu fais ces derniers temps, c’est le pain et les jeux. T’arraches quelques dents, tu manges, tu te reposes et tu fais une vidéo. C’est bien, tu fais le bien, comme moi, parfois, donnant 10 dinars à un mendiant. Comparer ça à une production intellectuelle, c’est un peu osé, non ? Ton livre, compilation de faits avérés, c’est quelque chose, c’est bien, c’est un effort. Mais ça n’est que ça, il ne faut donc pas la ramener et te lancer dans autre chose que l’arrachage de dents ou les commentaires. Tu as récemment écrit un article sur Antonin Artaud. Tu l’as lu Artaud ? Sais-tu que « Pour en finir avec le jugement de Dieu » va à l’encontre de la doctrine luciférienne maçonnique ? Sais-tu qu’il a révolutionné le théâtre ? Sais-tu qu’il a parfaitement identifié le déterminisme dans lequel tu te noies ? Sais-tu que s’il était encore vivant aujourd’hui, il t’aurait mis en scène, il t’aurait changé en dissident authentique porteur d’un projet ? Sais-tu qu’il croyait en un idéal et qu’il le désirait plus que tout au point de refuser toute compromission, au point de devenir fou ? Sais-tu qu’il s’est tué au travail pour nous, les imbéciles, les bêtes, les aveugles ? Tu ne le sais pas, puisque c’est wikipédia qui te la dit. Tu n’as pas appris dans la souffrance, ça se voit. Tu lis comme tu manges, tu chantes comme tu parles, tu insultes comme tu ronfles. Peut-on seulement imaginer une seconde Bennabi jouant à l’inquisiteur ? Jamais ! Malek Bennabi nous apprend que l’esprit oriental est connu pour utiliser la Chose et la Personne pour atteindre l’idée. L’idée ! Bennabi n’est pas intéressé par la personne, ni par la chose, il veut réaliser l’idée. En ce sens, Attali et BHL sont beaucoup plus honorables, ils veulent asseoir leur idéologie par tous les moyens possibles. Ils ne pensent qu’à ça, ils ne dorment pas. Toi, tu utilises les idées des autres, tu utilises les personnes sur le net pour la chose. Ta chose à toi, c’est la popularité, tu désires ardemment être aimé. C’est bien, mais ça se voit, et, comme tu le dis souvent, ce n’est pas sérieux. On t’aime Salim, nous t’aimons nous les algériens, parce que l’on te comprend, mais, parfois tu fais de petits caprices, tu couines et on est là pour te le rappeler. En conclusion, je te conseille de conseiller aux personnes qui te suivent de se déconnecter pour aller lire, vivre, réfléchir aux moyens de rétablir l’ordre, enfin le rétablir par un acte sacrificiel.»


Addendum n°2 (30 décembre 2013)
Fidèle à la tradition chevaleresque du droit de réponse, que Parousia pratique depuis le début de son existence en publiant tous les commentaires envoyés, même ceux qui me sont le plus hostiles, je vous laisse découvrir ci-dessous la réponse que Salim Laïbi, dans son style qui lui est propre, vient enfin de donner à mes interrogations :

http://www.lelibrepenseur.org/2013/12/27/en-reponse-aux-diffamations-de-laurent-james-et-sa-cour-des-miracles/

Ma cour des miracles et moi-même l'attendons de pied ferme, avec une détermination difficilement compréhensible pour un homme habitué à provoquer "une descente d'organe suivie d'une quasi dépression nerveuse" chez ses adversaires. Le principe de l'intimidation judiciaire est terminé. Hardi, petits !
 
 
 

vendredi 20 décembre 2013

jeudi 28 novembre 2013

Le barde gaulois Laurent James s'adresse au Libre Penseur

 


Note
Mahy Belaïd est une des personnes qui a invité Salim Laïbi à donner une conférence à l'Université Hadj Lakhdar de Batna, le jour même de la mise en ligne de cette vidéo. Salim s'est avéré être tellement nul, que Mahy m'a immédiatement contacté pour me féliciter, avant de relayer mes deux vidéos sur son compte Facebook ! Tout commence à se clarifier, on avance... Ce n'est que le début, mon ami, ce n'est que le début...