jeudi 18 décembre 2014

Rencontres Eurasistes du 18 octobre : les vidéos


Les Rencontres Eurasistes du 18 octobre dernier furent absolument décisives.

Nous avons enclenché quelque chose qui ne s’arrêtera plus jamais, en ce sens que notre mouvement vise à l’établissement d’un Ordre à la fois politique, spirituel et révolutionnaire. Un Ordre organique et radical, délibérément placé sous l’égide du Christ-Roi Polaire et Solaire, qui passera à travers le brouillard nationaliste, marxiste et complotiste pour servir de pont entre le Royaume d’Araucanie et la Sainte Russie.

L’étagement de cet Ordre catholique et révolutionnaire est absolument tripartite à l’instar des vieilles structures chevaleresques européennes, sa hiérarchie ternaire formant un reflet spéculaire de la famille Parvulesco vivante et agissante : le Père Constantin en première ligne de nos troupes combattantes lazarito-hiérosolymitaines ; le Fils Stanislas en Souverain absolu de nos œuvres suprématistes patiemment gravées sur les parois patagonnes du Cerro Torre ; et l’Esprit de Jean, en veilleur ardent sur nos prières aurorales pour la Résurrection de l’Eglise antérieure de la Terre et du Feu.

Nous sommes radicalement eschatologiques, politiquement apocalyptiques et esthétiquement fanatiques.

 

Laurent James - Lecture (partielle) du texte de Jean Parvulesco "Vladimir Poutine et l'Empire Eurasiatique de la Fin"


 

N.Pendragon, responsable du blog métapolitique L’Heure Asie

 « De la Quatrième théorie politique »



 

Gandharian «  Antitourisme, photos d'un voyageur en Eurasie »

Un webisode avait été réalisé en septembre 2013 sur son « Apologie du voyage risqué ».



 Laurent James « L'Eurasie comme grande synergie métahistorique »



- Désormais, l’homme pollue Satan.

- La France est la nation qui inventa la Modernité, en étouffant pour ce faire la terre surnaturelle et enchantée sur laquelle elle s’est juchée.

- L’éradication anti-traditionaliste de la civilisation celto-chrétienne par l’appareil administratif parisien est le modèle structurel et archétypal de l’occidentalisation du monde.

- Un ordre initiatique organique supra-national, voilà l’ambition de l’Eurasisme.

- Le but : Instauration d’un Empire spirituel total.

- Désormais, l’art ne sert plus à apprendre à mourir (ce qui était vrai de Socrate à Tarkovski), mais à ressusciter.

- Le mal est téléologique, il nous faut être eschatologique.

- Comprendre l’Empire Eurasien, c’est favoriser la gouvernance globale civilisationnelle contre la révolte des nations bourgeoises.

- Tout est arrivé par Marie, tout passe par Marie, tout changera grâce à Marie. »

 Puis Alexandre Douguine intervint en direct depuis son appartement de Moscou, après avoir passé la journée à se battre contre la mise sous tutelle de l’Ukraine par l’Occident.
Car la profondeur des racines ésotéristes de l’eurasisme conduit au refus concret, frontal et délibéré de tous les aspects (anti)-civilisationnels de l’Occident. Il ne s’agit en aucune manière de s’opposer à une partie seulement des caractéristiques de l’Occident tout en en acceptant, ou en en utilisant d’autres parties qui seraient jugées valables (comme le font le marxisme ou le féminisme, et tous les autres mouvements de rébellion nés à l’intérieur de l’Occident et dont le but est de s’exporter partout dans le monde, dans le plus pur esprit Jules Ferry). Le but n’est pas de relever les contradictions internes de l’Occident et de noter compulsivement l’accentuation de sa schizophrénie, comme le font ces stupides complotistes qui ne comprendront jamais que la structure même de l’Occident repose sur l’auto-destitution permanente.
et personne ne leur fera relever l’évidence suivante : plus la crise est profonde, et plus le système est stable.

Il s’agit donc, tout simplement, pour nous, de rejeter l’Occident dans sa totalité. Nous nous emparons « d’un rêve héroïque et brutal », afin que « les vents alizés inclinent nos antennes aux bords mystérieux du monde occidental ».
Car il s’agit bien de conquérir l’Occident au nom de l’anti-Occident, c’est-à-dire au nom de tout ce qui reste de super-vivant en ce monde, de lui enlever tous ses oripeaux et de redécouvrir la terre surnaturelle et enchantée qui se trouve en-dessous.

Voici la parole terriblement désespérée et absolument mobilisatrice d’Alexandre Douguine, proférée à mesure que tombait le crépuscule sur Bruxelles.





 Laurent James - Lecture d'une lettre de Jean Parvulesco à Robert Steuckers


 L’irréductible compétence visionnaire de Robert Steuckers s’ancre dans une parfaite connaissance de la géopolitique des peuples eurasiens, tous issus de la Maison Verte originelle.

Robert Steuckers - L'Eurasie depuis la proto-histoire : lignes de force d'une histoire méconnue


 Constantin Parvulesco - La métapolitique eurasiste de Jean Parvulesco : de la prophétie à l'héritage


 Roberts Steuckers - Question/Réponse


 
Laurent James – interlude


 

L’allocution de son Altesse Royale Stanislas Ier, Souverain incontestable du Royaume d'Araucanie et de Patagonie, fut vertigineuse.
Ô mon Roi, je te conseillerai et t’escorterai jusqu’à la victoire absolue.



 

dimanche 23 novembre 2014

Les Extrémistes contre les Radicaux


« Un fait s’impose : toute grande histoire est exaltation, remontée révolutionnaire de son irrationnel profond ».
Jean Parvulesco, « Le règne du brochet ».
« Le combat spirituel est aussi brutal que la bataille d’hommes ».
Arthur Rimbaud.
« Voilà je voulais te le dire, depuis l'instauration du califat, je sens que tout cela est de bon augure pour la parousie.
Bisous »
Une amie lectrice
 
En ce moment, je n’arrête pas d’écouter ces deux prêches musulmans, pas forcément fondamentalistes, mais en tout cas fondamentaux pour comprendre notre époque.
Celui de Hassan Nasrallah, prononcé le 27 octobre à l’occasion de l’Ashura :

Et le premier prêche public de Abu Bakr al-Baghdadi, prononcé à Mossoul après la proclamation du Califat, le 29 juin dernier.

Le premier est relayé par la dissidence internaute officielle, structurée depuis dix ans suivant la Grande Triade : nationalisme, marxisme et complotisme.
Le second n’est relayé par personne, sauf par moi dont la Triade est plutôt : Eurasisme, Catholicisme et Révolution, rigoureusement opposée en chaque point à celle de la dissidence officielle. Le prêche d’Abu Bakr Baghdadi sera même probablement bientôt interdit de diffusion puisque notre gouvernement se décide à lutter contre toute « propagande djihadiste » sur internet.
Pourtant, ce prêche contient quelques phrases merveilleuses, bouleversantes de vérité :
« C’est cela, la base de la Religion : un Livre qui guide et une Epée qui secourt ».
« Je ne vous promets pas ce que promettent les rois et les dirigeants à leurs administrés : la prospérité, la tranquillité, la sécurité et l’aisance. Mais je vous promets ce qu’Allah exalté soit-Il a promis à Ses serviteurs les croyants ».
N’étant pas musulman, je ne sais pas dans quelle mesure l’Etat islamique peut être religieusement considéré comme une véritable promotion du Califat islamique, mais en tout cas, l’ambition est là. Il semblerait que l’EI contrôlât un territoire aussi vaste que le Royaume-Uni, ce qui n’est pas aussi petit que le laissent entendre les perfides de tous ordres, et qu’il désire y installer les conditions de résurgence du Califat primordial. Je ne vois pas au nom de quoi je me permettrais de critiquer cette magnifique volonté de puissance, ce lumineux combat révolutionnaire pour l’avènement archaïque et primordial des califes bien guidés, le temps béni des Rashidun.
Il semble que ce combat traditionaliste et radical ne s’accompagne de quelques actes de justice parfois sévères de la part de l’EI : rétorsions, mises en prison, condamnations à mort. Réfléchissons cependant un petit peu : si un Ordre de Chevalerie catholique voyait enfin le jour quelque part en Europe pour mener à bien une Révolution spirituelle intégrale, les événements se dérouleraient-ils dans le calme, la tolérance et la bonne entente ?
Mais cependant on en rajoute beaucoup, aussi bien du côté médiatique que du côté dissident. Il est amusant que les deux articles suivants n’aient été repris ni par TF1 ni par La Libre Panse :
« Mgr Sako dément la persécution des chrétiens par l'EIIL » (La Croix)
« La fatwa de l’EIIL sur l’excision était un faux » (Slate)
http://parousia-parousia.blogspot.fr/2013/11/servitude-de-liberation.html


« A force d’avilissement, les journalistes sont devenus si étrangers à tout sentiment d’honneur qu’il est absolument impossible, désormais, de leur faire comprendre qu’on les vomit et qu’après les avoir vomis, on les réavale avec fureur pour les déféquer. La corporation est logée à cet étage d’ignominie où la conscience ne discerne plus ce que c’est que d’être un salaud ».
Léon Bloy.

Bien sûr, l’EI s’en prend aux kurdes, aux yazidis et aux chiites. Je ne sais pas exactement dans quelle mesure, mais c’est une chose que je déplore de manière tout à fait certaine et sans aucune ambiguïté. Mais, encore une fois, je ne suis pas musulman et je ne suis pas originaire du Proche- ou du Moyen-Orient. Si l’Ordre Chevaleresque catholique dont je parlais plus haut voyait enfin le jour quelque part en Europe, je ne sais pas comment il se comporterait envers les protestants, les athées ou les atlantistes qui se trouveraient sur son chemin ; mais je trouverais très malvenu que des irakiens ou des syriens reprochent alors à l’Ordre de ne pas traiter humainement ses prisonniers, et envoient ensuite des avions militaires en guise de représailles pour bombarder ses zones d’influence.
Il reste la question chiite. Mon rêve serait, bien sûr, qu’un axe d’entente surgisse d’une manière ou d’une autre entre l’EI et les principaux mouvements chiites pour édifier enfin une union panislamiste de combat. Cela se fera peut-être un jour. En attendant, je comprends tout à fait que le Hezbollah ne soit pas en faveur de l’EI. J’espère que mes nombreux amis chiites (surtout mes amis libanais) me comprendront, lorsque j’écris que l’idée de la création d’un Califat islamique est la meilleure idée méta-politique en provenance du monde musulman depuis 1924. Et j’espère que mes nombreux amis sunnites me comprendront, lorsque j’écris que je ne cautionne en aucune manière leur condamnation des chiites, les conflits sunnites-chiites ne bénéficiant la plupart du temps qu’à l’Occident.
Il est tout à fait symptomatique de voir qu’en 2014, un journaliste de France 24, un ésotériste toulousain de cinquième zone et un médecin-dentiste marseillais s’entendent à merveille pour se moquer ouvertement de la pseudo-Rolex de Abu Bakr al-Baghdadi. On avait bien compris, cependant, que si le calife se battait, c’était « Not in their names ».
Ça me rappelle Marion Sigaut (et ses suiveurs) qui crachent sur les Templiers parce qu’ils étaient riches (et donc satanistes, pédophiles, etc.)… Mais c’est une critique à géométrie variable : en ce qui concerne Dieudonné, par exemple, le fait d’avoir beaucoup d’argent constitue pour la dissidence internaute une caution d’autonomie vis-à-vis du « système monétaire tyrannique qui conduit à l’oppression des musulmans ».
Les derniers mots entre guillemets sont ceux de l’EI. Ces derniers contrôlent une centaine de puits de pétrole qui leur rapportent 800000 euros par jour. De plus, ils ont décidé le 13 novembre de frapper leur propre monnaie, en restaurant celle du premier califat : le dinar d’or et le dinar d’argent, avec la mosquée des Omeyyades et la mosquée Al-Aqsa gravées dessus !
Il est donc possible que l’Etat Islamique dure plus de temps que ne l’avaient prévu les cyniques de tout poil, en pariant sur une autorité spirituelle de combat et une stabilité économique de fond. Et, surtout, il est possible que cet Etat Islamique soit suffisamment radical – et j’entends par là, radicalement anti-occidental – pour qu’il n’atteigne effectivement à la dimension historique et parousiale du Califat Islamique.
 
En attendant, c’est la dissidence qui s’écroule…
Je reviens à la Grande Triade, le ternaire structurel de la dissidence internaute. Il s’agit d’une Triade dont chacun des termes est intrinsèquement moderne et occidental, et dont la combinaison ne pouvait que donner lieu à une instabilité de plus en plus périlleuse. La dissidence repose sur une dynamique extrémiste, et pas du tout radicale : c’est ce qui la rend si maladive.
Certains me connaissent pour m’être livré à des critiques virulentes du complotisme, ce qui ne suffit assurément pas pour apparaître comme un anti-dissident cohérent. Je veux prouver ici que cela fait longtemps que je critique également les deux autres termes de la dissidence internaute, à savoir : le nationalisme et le marxisme.
Premièrement : le nationalisme. J’ai souvent affirmé que la nation était une construction de la classe bourgeoise pour éradiquer les traditions vivantes. L’exemple le plus frappant pour moi étant la construction de la nation française, clairement et frontalement établie contre le peuple gaulois. Le nationalisme est une maladie moderne.

Au nationalisme extrémiste, j’oppose donc la poétique radicale de l’eurasisme, cette vision multipolaire du monde où chaque civilisation serait libre de vivre suivant sa propre spiritualité fondatrice. Laissez-moi vous citer deux passages de l’ouvrage de Douguine « Pour une théorie du monde multipolaire », concernant justement l’islam, le Onze Septembre et le Califat Islamique. Vous pourrez apprécier à quel point on est loin de la pensée dissidente internaute.
« La civilisation islamique est une autre puissance mondiale. Aujourd’hui, les musulmans sont divisés par les frontières des Etats nationaux, mais il y a des points sur lesquels les représentants de la civilisation islamique en général sont solidaires les uns des autres malgré les frontières nationales. Alors que nous assistons à la modernisation des sociétés islamiques et au renforcement de leur potentiel économique, politique et militaro-stratégique, les élites islamiques et les milieux intellectuels sont de plus en plus conscients des différences entre les systèmes de valeurs du monde islamique et de la civilisation occidentale, provoquant de manière sans cesse croissante des sentiments anti-occidentaux. L’attaque des groupes terroristes islamiques Al-Qaïda sur les tours du World Trade Center le 11 septembre 2001 montre à quel point l’amertume de ce conflit est capable de croître. Eu égard à un certain nombre de paramètres, la civilisation islamique pourrait bien prétendre être un pôle indépendant du monde multipolaire ».
« L’intégration islamique recouvre la Conférence islamique, la Banque islamique de développement, l’espace chiite commun incluant l’Iran, l’Irak et le Liban, ainsi que les projets fondamentalistes du nouveau califat ».
 
Deuxièmement : le marxisme. Qu’il fasse partie de la dissidence ou pas, tout marxiste est un ennemi dans la mesure où ses valeurs sont entièrement redevables à l’Occident. Inventé en Occident par des penseurs modernes, le marxisme est un paradigme basé sur des concepts typiquement occidentaux qui, transposé à des sociétés non occidentales, devient un colonialisme particulièrement spécieux. Car il s’agit toujours, à un moment donné, de désintoxiquer le peuple, et de le « libérer » de la religion.
Le marxisme est une maladie moderne.
Au marxisme extrémiste, j’oppose donc le catholicisme radical ; mais également toutes les religions vivantes et agissantes de tous les continents.
Il y a quelques semaines, je me suis cogné à un marxiste sur Facebook, non-dissident (et même anti-dissident), pro-musulman mais colonialiste sans le savoir (puisque marxiste, ce qui est toujours amusant). Il venait de poster sur son mur cette image de propagande occidentale anti-EI (subtilement ôtée depuis) :

J’étais intervenu dans une discussion au cours de laquelle Douguine avait été traité de « fasciste ». Je m’étais un peu énervé, parce que cela se passait au moment même où des dizaines de séparatistes ukrainiens pro-russes se faisaient assassiner en masse par les troupes armées ukrainiennes occidentalistes, arborant des croix gammées… Je compris rapidement que pour lui, le problème n’était pas Douguine (auquel il ne connaissait strictement rien), mais la Russie : un pays qui, d’après lui, ne serait rien d’autre qu’un concurrent des Etats-Unis, avec lesquels il partagerait un ennemi commun : l’islam. Retrouver la thèse du complotiste pro-E&R Pierre Hillard sous la plume d’un marxiste anti-dissident, il y a de quoi rire… La Chine, l’Inde, le Japon,… sont-ils également tous « anti-islam » ? La Fédération de Russie compte 15 % de musulmans, et huit républiques autonomes sur vingt-et-une sont musulmanes… Constatant que sa connaissance de la Russie était aussi vaste, précise et pertinente que sa connaissance de Douguine, je quittai la conversation sans claquer la porte.
Douguine, « Pour une théorie du monde multipolaire » :
« Si les marxistes soutiennent les pays non occidentaux dans leur lutte anti-coloniale, c’est simplement dans le but que ces derniers passent le plus tôt possible au travers de toutes les étapes de l’évolution qui a été celle de l’Occident, et pour qu’ils construisent une société en substance identique à celle qui a déjà été construite en Occident. En effet, selon la théorie marxiste, toutes les sociétés doivent passer par la phase du capitalisme, et les classes qui les constituent doivent pleinement s’internationaliser. Alors seulement, apparaîtront les conditions nécessaires à la révolution mondiale ».
 « Le monde multipolaire ne doit pas advenir après le libéralisme, comme le pensent les néo-marxistes, il doit au contraire se substituer au libéralisme. »
 
Troisièmement : le complotisme
Je n’ai pas attendu la fracture ouverte entre Soral et LLP pour m’en prendre au complotisme de l’un (février 2012)
Le complotisme est une maladie moderne. J’invite le lecteur à en lire l’implacable démonstration dans cet autre texte.
 
Au complotisme extrémiste, j’oppose donc le principe radical de la Révolution. Le complotiste pense que toute révolution est obligatoirement franc-maçonne, et que tout révolutionnaire est payé par les gens contre qui il se bat, dans le but de favoriser la répression tous azimuts.
Je vois que Soral diffuse ma vidéo anti-LLP sur sa page Facebook. Je me sentais bien seul, à l’époque où je mis cette dernière en ligne le 9 septembre 2013 : non pas du côté des « anonymes » qui se félicitaient en masse de ce que quelqu’un osât s’en prendre à Sa Majesté La Libre Panse, mais du côté des dissidents officiels (nationalistes et marxistes, et les autres : royalistes, souverainistes, rebelles, dissidents français, etc.) qui suaient tous de trouille à l’idée de relayer ma diatribe artaudienne.
Aujourd’hui, c’est la porte ouverte. On se lâche, et de tous les côtés… Ça sera sans moi.
Soral a commis l’inconcevable outrage de traiter LLP de « dentiste obèse » (moi, ça me plairait pas qu’on me traite de dentiste), et ce dernier, qui passe sa vie à insulter, vomir et chier sur la tête des gens du fin fond de son bureau, se trouve suffisamment touché dans sa chair pour en venir à faire des Soraloscopies… Il va maintenant nous révéler tout ce qu’il sait sur Soral, c’est-à-dire ce que tout le monde savait sur Soral depuis dix ans et qu’il était le seul à taire.
Et ce, malgré les relances permanentes de nombreuses personnes (« tu as vu ce qu’il a fait Soral, et tu ne dis rien ? »), et qu’il envoyait chier avec sa coutumière bonhomie.
 
« Je vais vous expliquer qui est cet énergumène » assène aujourd’hui LLP. Vas-y, continue à nous expliquer la vie, monsieur le docteur professeur… Mais sur ce coup-là, tu es vraiment le seul à croire que tu vas nous apprendre quelque chose sur Soral ! Ce qui nous intéresserait beaucoup, c’est de pratiquer ton autopsie à toi (comme je le disais à la fin de ma vidéo artaudienne), afin de savoir ce qui est vraiment tapi au fond de ta cervelle, ce qui te permet de penser sincèrement que tu sortiras toujours indemne de tes compromissions, toi qui détestes profondément Soral depuis toujours et qui, par exemple, l’as invité à parrainer ta candidature aux législatives à Marseille le 30 mai 2012. « J’ai effectivement fermé les yeux sur des comportements inqualifiables et croyez-moi, j’en ai honte moi-même aujourd’hui. Mea culpa ! » te désoles-tu aujourd’hui. Pauvre, pauvre LLP…
Soyons très clairs. Il y a deux types de personnes que je déteste tout particulièrement en cette fin de novembre 2014 : les musulmans qui offrent leur service à LLP pour contrer Soral par solidarité religieuse, et les nationalistes anti-musulmans qui applaudissent Soral pour son action contre LLP. Pour les uns comme pour les autres, quatre ans d’hypocrisie sont effacés d’un seul coup, et les militants trouillards vénèrent la paire de couilles de leur chef. Personnellement, je n’ai jamais connu un seul membre de E&R qui ne soit pas persuadé de la débilité vocifératrice de LLP, et je n’ai jamais connu un seul proche de la Cobema qui ne soit pas dégoûté par « ce queutard de Soral ».
Qu’ils s’entre-tuent tous jusqu’au dernier, s’ils le désirent.
Et que vive « le projet fondamentaliste du nouveau Califat » !

 

 


dimanche 28 septembre 2014

Rencontres Eurasistes à Bruxelles le samedi 18 octobre

Ces Rencontres ne seront pas une journée de conférences supplémentaire.
Le but est d'édifier et de fortifier un axe de combat directement concret et résolument transcendantal, un axe de combat que les nôtres attendent dans l'ombre depuis soixante-dix ans.

 
 

lundi 4 août 2014

Rennes-le-Château, 13 août : Mystérieuses Connexions



Voici le titre et le résumé de ma conférence :
 
Les grandes épousailles mystériosophiques entre Rennes-le-Château et le Royaume d’Araucanie

Il s’agit de montrer que les deux origines fondationnelles de la France, mises en lumière lors de ma conférence du 18 janvier dernier à Rennes-le-Château, furent trahies l’une et l’autre par les Forces des Ténèbres qui ont enrégimenté notre pays. Ces Forces, à la fois anti-mérovingiennes et anti-celtes, ne peuvent être renversées que par une nouvelle synthèse conjonctive de ces deux cosmogonies originelles, qui passera par l’émergence d’un Troisième Terme nuptial et impérial

Compte-rendu de "la Gazette de Rennes-le-Château" :

Dès 10 heures, une trentaine de personnes étaient réunies pour écouter Eridan d'Astor parler des Templiers dans le Var. Pendant plus d'une heure trente, le conférencier a évoqué la présence templière dans ce département ayant répertorié une centaine de sites à Tourtour, à la chapelle templière de Saint-Maymes, à Trigance, au Cap-Sicié, à la commanderie du Ruou...
 

Eridan d'Astor - JLG ©
 
Il évoqua également les trésors du Verdon et Alfred Weysen avec les pierres écrites de l'Evescat, de Demandolx et de Saint-Maymes ainsi que les neuf chapelles templières, les diverses tombes d'Hugo de Bagarris, de Saint-Pierre, le site de Valcros, etc. Le public a apprécié et a posé beaucoup de questions !
 

Eridan d'Astor - JLG ©
 
JLG ©
          
En début d'après-midi, Enric Sabarich présentait "Le secret de Rennes-le-Château et le gnosticisme" en espagnol. La traduction française était assurée par Kris Darquis.
D'emblée, Enric Sabarich retraça l'historique de Rennes-le-Château. Il évoqua également la crypte, la litre, Marie-Madeleine. Il précisa ensuite le titre de sa conférence sur le gnosticisme, basé sur la dualité dans l'église du village avec les deux Jésus des statues de la Vierge et de Joseph, l''évangile de Jean étant privilégié dans ce cas.
 

Enric Sabarich et Kris Darquis - JLG © 
          
Le conférencier expliqua le plan de l'église reproduit dans le jardin voisin, les deux tours de verre et de pierres, la station 14 du chemin de croix. Saunière aurait trouvé à l'intérieur des sacorphages carolingiens de la crypte de son église des écrits gnostiques. Pour étayer sa thèse, il retraça 2000 ans d'histoire à travers le cheminement de ces écrits, notamment via les cathares et la famille d'Hautpoul qui posséda la baronie de Rennes-le-Château. Antoine Bigou les reçut de Marie de Nègre d'Ables et les cacha à la révolution française.
 

Enric Sabarich - JLG ©
 
Comment expliquer la fortune de Saunière ? Pour l'essentiel, il aurait pu négocier les documents avec les Habsbourg ! Le public posa de nombreuses questions sur les jumeaux putatifs.
 
Laurent James enchaina avec "Les grandes épousailles mystériosophiques entre Rennes-le-Château et le Royaume d’Araucanie". La France a totalement trahi le peuple celte oublié, voire occulté. Les dynasties carolingiennes et capétiennes sont des usurpatrices pour le conférencier.
 

Laurent James - JLG ©
          
Laurent James parla ensute de l'Atlantide et des traditions celtes et égyptiennes, héritières de la précédente, qui se focalisèrent en France.
 

Laurent James - JLG ©
          
Enfin, il aborda les perspectives révolutionnaires et eschatologiques en lien avec l'ère du poisson. Le meilleur garant des lignées celte et mérovingienne est le royaume d'Araucanie et de Patagonie grâce au couronnement du nouveau roi, Stanislas Ier ! Il insista sur l'osmose à trouver entre le royaume d'Araucanie et Rennes-le-Château comme résurgence des civilisations oubliées dans la réunification du vieux pays celte.
 
Dernière conférence du cycle, Christian Doumergue présenta "L'Avènement d'un monde nouveau". Il analysa la raison d'être du "Mythe" de Rennes compris à travers la pensée de Pierre Plantard.
Plantard a été l'homme d'une oeuvre unique à partir de ses premiers écrits dès 1940. Il a 20 ans et publie dans le journal des époux Zaepffel. Il rejette les partis politiques, les mouvements associatifs. Dès le numéro 1 de "Vaincre" en 1942, René Zaepffel rédige un article qui va en ce sens. Plantard veut créer un état d'esprit et unir les hommes de bonne volonté animés par cet idéal.
 

Christian Doumergue - JLG ©
 
Pierre Plantard s'inscrit dans la lignée de Paul Le Cour et veut le triomphe des forces nouvelles. Il se réfère à l'ère du verseau et souhaite reconnecter l'individu aux forces spirituelles.
Plantard est habité par la recherche de la vision médiumnique. Dans les années 60, il est toujours dans ce registre de pensée.
Le 17 janvier 1964, Pierre Plantard aurait donné une conférence à Rennes-le-Château à l'hôtel de "La Tour", sans doute fictive. L'essentiel est qu'il ait voulu laisser une trace en lien avec sa pensée. En effet, il stigmatise le politique, la presse, la police, l'enseignement.
 

Christian Doumergue - JLG ©
 
Pourquoi a-t-il choisi Rennes-le-Château ? Au coeur de l'énigme de Rennes repose le mythe atlante. Plantard veut atteindre la demeure de la belle endormie, reine d'un royaume perdu, c'est-à-dire la tradition atlante. Cela peut être aussi une réalité concrète d'un personnage endormi !
En épilogue, le conférencier évoqua l'attente de Pierre Plantard, celle du Grand Monarque, le mythe de RLC comportant un véritable enjeu sociétal !
 

Table ronde avec Kris Darquis, Georges Kiess, Christian Doumergue, Arnaud de l'Estoile, Eridan d'Astor et Laurent James - JLG ©
La table ronde finale permit d'évoquer de nouveau la personne de Pierre Plantard qui aurait connu le Royaume d'Araucanie via Jean Parvulesco dont le petit-fils a été sacré roi d'Araucanie sous le nom de Stanislas Ier !
13 aout 2014, Johan Netchacovitch
 
 

samedi 2 août 2014

Dernier article de Léon Tolstoï, notre reporter à Gaza


"Tout porte l’humanité raisonnable à s’insurger contre l’idée bornée de l’Etat, tandis que le sionisme veut ranimer une vieille guenille, appelant progrès cette aspiration primitive. Le sionisme est la négation de tout ce que nous avons de sacré dans notre vie."



Le sionisme est un mouvement qui m’a toujours intéressé, non parce qu’il donne à son peuple une solution de sa pénible situation, (cette issue il ne la lui donne pas) mais parce qu’il est un exemple frappant de l’immense influence que peuvent parfois subir les gens qui ont beaucoup vécu et ont éprouvé dans leur vie toute la vanité d’une certaine aventure.
Sous nos yeux, un peuple ancien, intelligent, pourvu d’une grande expérience, qui a souffert longtemps des maux les plus terribles de l’humanité, maintenant, de nouveau, en tombe malade.
En lui renaît à nouveau la soif d’avoir un gouvernement, et le désir mauvais de gouverner, de jouer un rôle. Il désire se parer à nouveau de tous ces accessoires du nationalisme, avec ses troupes, ses drapeaux, sa formule à lui en tête des arrêts des tribunaux.
Il me semble toutefois, que tous ne sont pas saisis de cette sombre passion qui mène les hommes à leur perte, à la ruine et l’épuisement, et à l’arrêt inévitable du travail fécond de l’esprit.
Je pense que seule une partie du peuple, la plus faible et la plus impressionnable, qui aime philosopher et qui envie l’éclat mensonger des nations européennes, souffre de cette maladie d’une « résurrection » qui est en réalité, de la « dégénérescence ».
Le véritable esprit israélite est contraire l’idée d’une patrie bornée à un territoire.
Il ne veut plus du vieux jouet qu’est l’Etat, et, une fois pour toutes il y a renoncé. Je ne puis, sans attendrissement, me rappeler la jolie légende d’un sage hébreu de l’époque de la chute de Jérusalem.
Il avait rendu un grand service à Vespasien, et celui-ci, en récompense, lui promit de lui accorder tout ce qu’il demanderait.
Quelle belle occasion de demander la fin du siège de l’ancienne liberté du pays !
Mais le sage dit :
"Permets-moi d’aller avec mes disciples dans la ville de Yabné et de fonder là une école pour l’étude des livres saints."
Cette demande du sage était étrange et folle pour le Romain nourri dans les guerres et les massacres.
Mais c’était une belle réponse, consciente de la grande élévation de tout le peuple.
Le sage avait compris le mystère sacré de l’esprit, et demandait ce qui, en apparence, était très peu. Ce peu était le grain de moutarde qui est très petit mais qui donne une très grande plante.
Cet échange du temporel contre le spirituel, c’est le plus beau geste de l’histoire du Judaïsme. Il n’est pas encore assez apprécié par le peuple ; le peuple n’en a peut-être pas encore assez profité. Mais le peuple le sent par toutes ses fibres, et il refuse de se jeter dans une ancienne aventure, étrangère à son âme.
Ce n’est pas la terre qui est sa patrie, c’est le Livre. Et c’est un des spectacles les plus admirables de l’histoire ; c’est la meilleure vocation qui puisse entraîner un homme.
Plongé dans le Livre il n’a pas vu les siècles s’écouler sur sa tête, il n’a pas vu comment les peuples paraissaient et disparaissaient de la terre, comment de nouveaux pays étaient découverts, comment la vapeur s’élevait de la terre, tandis que la fumée noire des cheminées d’usines cachait le ciel clair aux hommes, à ces hommes qui, dans leur aveuglement, marchaient sous le lacis épais des fils par lesquels la force muette mais impitoyable de l’ambre transporte les nouvelles plus terribles, plus cruelles, plus folles l’une que l’autre.
Ce torrent de civilisation qui aboutit au gouffre et enflamme en l’homme le désir misérable des jouissances, n’a pas atteint le grand vieillard occupé à la lecture du livre auguste. Et seule l’écume de ce torrent tache les pages saintes des souillures de la raillerie et de l’athéisme. Les chefs du sionisme font partie de cette écume car ils négligent orgueilleusement la question religieuse et ne s’occupent que d’émigration et de politique, de politique et d’émigration.
« D’abord rassemblons-nous de tous les côtés, disent-ils, et ensuite, nous penserons à la religion. »
Ce n’est ni naturel, ni intelligent, et nullement du goût du peuple juif.
Je me rappelle le magnifique chapitre du Deutéronome où après les paroles foudroyantes de la malédiction et de la bénédiction, le jeune esprit du peuple naissant prononça des paroles d’une signification profonde :
« Or, quand toutes les choses, que je t’ai montrées seront venues sur toi, soit la bénédiction, soit la malédiction, et lorsque tu les auras rappelées dans ton cœur parmi les nations vers lesquelles l’Éternel, ton Dieu, t’aura chassé, et que tu te seras converti à l’Éternel ton Dieu, et que tu auras écouté sa voix, toi et tes enfants, de tout ton cœur et de toute ton âme, selon que je le commande aujourd’hui, l’Éternel, ton Dieu ramènera tes captifs, et aura compassion de toi ; et il te rassemblera de nouveau d’entre tous les peuples parmi lesquels l’Éternel, ton Dieu, t’avait dispersé.
Quand tes dispersés seraient au bout des cieux, l’Éternel, ton Dieu les en tirera et les rassemblera.
Et l’Éternel, ton Dieu, te ramènera au pays que tes pères auront possédé et tu le posséderas » (Deutéronome XXX, 1-5).
Les chefs du sionisme raisonnent autrement. Ils paraissent vouloir tenir le rôle de Dieu. Ils veulent séparer les Juifs de tous les autres peuples, les conduire dans le pays de leurs pères, et une fois là, demander à Dieu de prendre soin d’eux. Mais Dieu aura droit de leur dire : ainsi vous vous amusez à singer mon œuvre !
Voilà pourquoi même parmi les rabbins, on considère le sionisme comme une doctrine étrangère au peuple et pleine de dangers.
Bien que ce soient les orthodoxes qui affirment cela, (ces orthodoxes qui ordinairement, dans les religions, sont des extrémistes), ici l’orthodoxie israélite se trouve sur un terrain très ferme, sa résistance est tout à fait légitime.
L’opinion générale qui veut que le sionisme aide à l’élévation de l’esprit national (c’est ainsi qu’aiment à s’exprimer ses adeptes) en réalité, ne se justifie pas. En lui, il n’y a vraiment rien de national.
M’intéressant à cette question que la presse fait mousser (comme des blancs d’œufs en neige), j’ai parcouru quelques éditions sionistes avec le vieil emblème des deux triangles entrelacés. Dans un de ces livres, j’ai trouvé l’image d’une petite fille au visage rond, charmant, les mains potelées jointes sur la poitrine. Ses yeux sont levés avec une expression de prière, vers Dieu qui se tient dans les cieux. Sous cette image, on pourrait tout aussi bien écrire : « Pater Noster », « Vater unser », « Notre Père », et, en général n’importe quelle traduction, en langue européenne, de la célèbre prière du Christ, parce que le fin et doux visage rond de la fillette, qui a tous les caractères de la race aryenne qui peuple l’Europe, ressemble le moins possible à un enfant juif. Et cependant, sous le tableau est inscrite la légende : « Ma tovou », c’est-à-dire les premiers mots de la prière matinale des Juifs. Dans cette petite supercherie il y a toute la fausseté du nationalisme dont se pare le sionisme. Il est lui-même l’os de l’os, la chair de la chair de l’européanisme contemporain, son enfant faible, rachitique, qui imite ses aînés, construit le château de cartes des États et ceint le bandeau portant une inscription en caractères hébraïques.
Mais dans ce mouvement conçu à la manière européenne, le caractère progressiste dont on parle abondamment dans les congrès fait presque totalement défaut. Et c’est ce qui frappe le plus.
Ayant cru que la force de l’Europe était dans sa constitution, c’est-à-dire dans la force des canons avec toutes les horreurs du militarisme qui l’accompagne, ils ont inventé de revêtir leurs vieillards d’uniformes de soldats et de leur mettre en mains un fusil. Ils ont voulu créer un nouveau Judenstaat.
Maintenant les gens les meilleurs, en Europe et en Amérique, tous ceux qui pensent sincèrement, sont profondément révoltés par la folie et l’horreur de ce gouffre où s’élance tête en bas une humanité dite civilisée.
Les hommes purs, intelligents, affranchis de la peur et du lucre, de toutes leurs forces tâchent d’éclairer les peuples, de leur rappeler que ce n’est point par la force du canon que l’humanité est forte, que l’avenir des hommes n’est point dans la passion de se dissocier pour vivre dans des boîtes.
La partie vraiment avancée de l’humanité voit au contraire le bonheur des hommes dans une union très large, dans la destruction totale des canons, des mortiers, et de ces groupements qui ne se maintiennent que par la force des armes et qui, par cela même ruinent la vie des hommes.
Tout porte l’humanité raisonnable à s’insurger contre l’idée bornée de l’État, tandis que le sionisme veut ranimer une vieille guenille, appelant progrès cette aspiration primitive. Le sionisme est la négation de tout ce que nous avons de sacré dans notre vie. Nous n’avons point besoin d’Etats nouveaux, il nous faut des hommes aimants qui voient en leur amour la vocation de leur vie et le service de Dieu. C’est un péché de fondre de nouvelles épées et de semer parmi les hommes l’hostilité et le mensonge. Et c’est un double péché de donner à ces forgerons rouges de sang, le nom de serviteurs du progrès.
On peut encore trouver une excuse aux hommes qui vivent dans les anciens Etats et qui par faiblesse ne savent pas rejeter le joug pénible de la communauté armée.
Un homme attaché à l’ordre existant, peut s’y plier, par nécessité, de même que les hommes s’habituent à leurs blessures et à leurs maladies les plus pénibles.
Mais de sang-froid, avec orgueil, ressusciter l’horreur ancienne, et, sous prétexte de le libérer, mettre à un peuple le collier étroit, garni de pointes de l’État, est une mauvaise action.
Qu’est-ce qui les a séduits ? Qu’est-ce donc qui leur a plu dans ce mouvement nationaliste et, en réalité, soldatesque des peuples européens qu’évidemment les chefs du sionisme veulent à tout prix imiter ? La liberté imaginaire de la Serbie, où un mot de l’ambassadeur d’Autriche pèse plus que les décrets du roi, et où, en réalité, toute la liberté se réduit à un massacre incessant, aux intrigues des partis, et, à la fin des fins, à la ruine des paysans et à l’épuisement de la terre trop grevée d’impôts destinés à l’entretien d’une immense bande de fonctionnaires et d’une armée de parade que deux ou trois salves pourraient détruire. Est-ce cela qui leur plaît ?
Peut-être liberté imaginaire de la Bulgarie qui, à peine sortie de la poigne d’Istamboul et déchirée par les révoltes tombera aujourd’hui ou demain dans une autre gueule ?
Ou bien est-ce la Roumanie, la Macédoine, les Montagnes Noires, la Crète ou la Grèce ? Qu’est-ce qui donne envie aux sionistes ?
Et je ne parle pas de l’Italie, de la France, de l’Angleterre, de l’Allemagne, où l’air est aussi rempli des gémissements d’un peuple, abruti, ruiné, par les armements et l’organisation gouvernementale. Ces peuples pressentant la misère qui les menaçait se sont jetés sur des pays lointains, peuplés d’hommes pacifiques « non civilisés », et avec voracité, ils tâchent de leur prendre tout ce qu’ils peuvent et à les asservir. C’est ce que nous voyons aux Indes, en Afrique, en Chine.
Mais que dire ? Celui dont les yeux sont seulement ouverts et dont la raison n’est pas aveuglée, celui-là voit nettement la dégénérescence qui menace les hommes dans leur vie morale.....
Jamais encore l’humanité ne fut si proche de l’anéantissement, jamais encore elle ne fut si déprimée moralement, jamais tant de dépenses colossales n’ont été conduites par une telle folie.
Faut-il aider à cette œuvre, y engager le travail des hommes et les convaincre de faire encore une folie nouvelle ?
Où donc les sionistes ont-ils les yeux ? Où est leur conscience ?
Ce grain sacré du mouvement d’émigration, dont le but est d’élargir l’espace où sont entassés des Juifs et de les ramener au travail agricole depuis longtemps oublié, ce mouvement indiscutablement pur et beau que les sionistes s’attribuent, ne leur appartient nullement. La tendance à la colonisation existait avant le sionisme qui n’a fait que l’usurper audacieusement...
Ce faisant il a empêché le retour des Juifs à la terre. On a exagéré la vision de l’Etat juif et cette vision ne fait que compliquer en vain le désir simple et naturel des hommes d’abandonner les villes et de faire le seul travail propre à nous tous, le saint travail de Dieu, le travail agricole.
Léon TOLSTOÏ.

dimanche 6 juillet 2014

Conférence sur Beyrouth et le Liban

La conférence de Robert Steuckers, initialement prévue le 12 juillet à Marseille, est reportée à une date ultérieure à cause de problèmes de santé.
Celle de Mohamad Ezzedine est maintenue. Membre actif du RPL (Rassemblement pour le Liban), le mouvement authentiquement révolutionnaire du Général Aoun, M. Ezzedine a récemment publié un petit ouvrage passionnant sur les rapports complexes et tumultueux entre  la ville de Beyrouth et le Mont-Liban. Nous vous attendons nombreux.
 
 

mercredi 25 juin 2014

Vive Son Altesse Royale Stanislas Ier !

« Du Nord au Sud, de l'Orient à l'Occident les flambeaux de l'étoile de l'Empire Invisible s'allument, les temps du réveil parousial et polaire sont proches.... »
Baron von S.
 

Certains disent que la Royauté française ne peut pas être rétablie, car tous les rois sont morts et aucun n’est légitime. Mais c’est la France qui est morte, et le Roi, Lui, se réveille. Or, le Royaume d’Araucanie et de Patagonie est une Nouvelle-France, c’est-à-dire une Gaule très ancienne, totalement archaïque, celle des Indiens Mapuches qui se battent contre la modernité et l’Occident.

Ce 22 juin 2014, le rite solsticial fut un peu spécial : ni celte, ni odinique, ce fut la fête véritable de Jean le Baptiste, l’élection du Roi de la Jeunesse et de la Sphère du Feu, le jour de la Fête Dieu.

 
Ce fut donc un véritable incendie qui prit naissance à Tourtoirac ce 22 juin 2014. Tourtoirac, le bourg aux deux clochers. Après l’Eglise de Pierre et celle de Jean, voici venir la Troisième Eglise, celle de Lazare. Stanislas Parvulesco, l’anti-de Gaulle.

« A l’heure présente, de Tokyo à Dublin, de Stockholm à Palerme et à New Delhi, une multitude de petits groupements et de réseaux activistes recouvrent déjà, comme d’innombrables petits foyers d’incendie, comme une figure de la voûte céleste reflétant ses luminaires sacrés dans les ténèbres d’en-bas, l’espace impérial eurasiatique susceptible, quand il en sera décidé ainsi, de connaître, soudainement, la flambée immense de l’intégration de l’ensemble de ces petits foyers d’embrasement en une seule nappe frémissante, en un seul gouvernement continental d’incendie impérial révolutionnaire ». Constantin Parvulesco,  Le retour des grands temps.

Car le feu de la Saint-Jean constitué par le couronnement de Son Altesse Royale Stanislas Ier fut, en réalité, le début de cette flambée immense et ultime.

 
Ce 22 juin 2014, cent douze ans après le couronnement d’Antoine II le Philosophe, frère du chanteur perpétuel Charles Cros, c’est le petit-fils de Jean Parvulesco qui vient d'être couronné Roi d'Araucanie et Patagonie à la suite de feu le prince Philippe 1er. Joyeux avènement !

Le Royaume d’Araucanie et de Patagonie est un royaume essentiellement littéraire, c’est-à-dire métapolitique et eschatologique, le Royaume de l’Endkampf.

Ci-joint le communiqué de l'Assemblée des Sujets de S.M.

ROYAUME D’ARAUCANIE ET DE PATAGONIE

COMMUNIQUE DE PRESSE

     Nous, sujets de la Maison Royale d’Araucanie et de Patagonie, réunis en ce Nouvel An de la Nation Mapuche, tel qu’institué par S.A.R. le Prince Philippe Ier d’Araucanie ;

    Considérant que la constitution du Royaume ainsi que son acte additionnel imposent que le Souverain professe la Foi en la Sainte Église Catholique Romaine;

    Considérant que les mêmes textes constitutionnels prohibent, au cas où la succession du Souverain défunt serait confiée à un Conseil de Régence, que le Souverain désigné puisse être l’un des  membres dudit Conseil;

    Considérant que le testament politique laissé par Son Altesse Royale le Prince Philippe Ier décidait d’une Régence d’une durée d’environ six mois, permettant de procéder à diverses consultations préalables;

    Considérant que le Conseil de Régence institué après le rappel à Dieu de Feu Son Altesse Royale le Prince Philippe d’Araucanie a cru pouvoir désigner en qualité de Successeur le Président du Conseil du Royaume, membre à ce titre du Conseil de Régence, au motif qu’il avait renoncé à ses fonctions quelques minutes avant sa désignation, dans le but unique de prétendre à ladite désignation, ce qui constitue une violation par abus de Droit des Lois fondamentales du Royaume;

    Considérant que le Conseil a cru pouvoir procéder à la désignation d’un Successeur et recevoir son serment constitutionnel à l’instant même où le chapelain de la Maison Royale, M. l’abbé Jean-Marie Fournier, accompagnait de ses prières l’inhumation de la Royale Dépouille de Son Altesse Royale le Prince Philippe Ier, interdisant ainsi la présence de tout Saint Prêtre de l’Église Catholique Romaine qui pût attester avant l’élection et le serment de la Foi Catholique du nouveau Souverain;

    AVONS DÉCLARÉ vacant le Trône du Royaume d’Araucanie et de Patagonie, faute de désignation valide d’un Successeur selon les Lois fondamentales du Royaume;

    AVONS CONSTATE l’impossibilité de confier la désignation valide d’un Successeur au Conseil de Régence, dès lors que celui-ci a précédemment violé les Lois fondamentales du Royaume par le choix illicite de l’un de ses membres

    AVONS DÉCIDÉ de procéder à la désignation d’un nouveau Souverain dans l’intérêt de la Nation Mapuche en usant de la forme traditionnelle par laquelle S.M. Orélie-Antoine Ier, Fondateur du Royaume, a lui-même été élu par l’acclamation de Son Peuple;

    AVONS ACCLAME NOTRE NOUVEAU SOUVERAIN, SON ALTESSE ROYALE STANISLAS Ier, PRINCE D’ARAUCANIE,

    A CHOURGNAC, en la Maison natale de S.M. Orélie-Antoine, Fondateur du Royaume, où mourut Son lointain Successeur, S.A.R. le Prince Philippe Ier,

    L’AN DEUX MILLE QUATORZE, et le VINGT-DEUX JUIN.

 

Discours d'investiture prononcé par SAR Stanislas Ier le 22 juin 2014, jour du nouvel an mapuche, jour de la Fête Dieu, en présence des patriciens du royaume d'Araucanie.

us de sérieux possible sachant que 800 000 mapuches espèrent en leur déliv


La destinée a placé sur notre tête la couronne d’Orélie-Antoine et dans nos mains son drapeau.us de sérieux possible sachant que 800 000 mapuches espèrent en leur délivrance et en leur liberté.
 
La destinée a placé sur notre tête la couronne d’Orélie-Antoine et dans nos mains son drapeau.

Ce drapeau, le drapeau du royaume d’Araucanie-Patagonie, feu sa majesté le roi Orelie-Antoine Ier l’a fait flotter pour la première fois sur la terre ancestrale des mapuches, il y a maintenant 154 ans.